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Publié par Guy Millière le 25 septembre 2010

Vous souvenez-vous de l’obamania ? Des journalistes en pamoisons ? Des T shirts ? Des affiches ? Des cierges portant l’effigie du saint homme ? Cela semble loin. C’était il y a deux ans. Une éternité. En France, il y a quelques restes : l’inénarrable Obamazoom du journal socialiste préféré de l’UMP, le Figaro. Trois ou quatre journalistes continuent à prendre l’occupant de la Maison Blanche au sérieux. Au Royaume-Uni, les illusions sont tombées depuis longtemps. Aux Etats-Unis elles sont en chute libre et n’ont pas encore heurté le sol. L’ambiance à la Maison Blanche sent la fin de règne. Déjà. Comme cela se produit souvent en pareil cas, le cercle rapproché est en train d’exploser. Les principaux conseillers économiques sont partis ces derniers jours : Christina Romer est repartie pour l’université de Berkeley, Larry Summers a annoncé son retour à Harvard pour le mois de novembre. David Axelrod va retrouver ses activités de conseil en communication politique. Rahm Emanuel songe à la mairie de Chicago. D’autres noms devraient suivre. Même les présentateurs de télévision les plus fans d’Obama commencent à faire la moue. Et même les électeurs qui votent démocrate se déclarent déçus. Même Ahmadinejad, à qui Obama a pourtant envoyé nombre de déclarations tendres, s’obstine à dédaigner toute forme d’avances. Il ne restera bientôt  quasiment plus personne pour aimer Barack et lui dire à quel point il est estimable.

 

Fort heureusement pour Barack, il subsistera pour lui un soutien. Il y a un Américain qui aime et apprécie Barack autant qu’au premier jour : Barack lui-même. Le public ne se déplace plus en masse pour l’écouter parler, et il doit s’adresser à des salles à moitié vides ? C’est que le public ne comprend rien à son talent. Les candidats démocrates qu’il se propose de soutenir pour les élections du 2 novembre découvrent soudain qu’ils ont un rendez-vous urgent qui les rendra indisponibles le jour où Barack veut se rendre auprès d’eux pour les soutenir ? C’est que ces candidats sont des ingrats. Jimmy Carter vient de déclarer lui-même que la présidence Carter avait été une présidence « supérieure ». Barack, qui fait mieux que Carter, devra employer, lorsqu’il sera de retour à Chicago, un adjectif plus fort encore : il pourra, par exemple, déclarer sa présidence sublime. Comme tout ce qui est sublime, elle se sera abîmée au contact du réel. Les plus indulgents diront qu’elle avait la fragilité d’une bulle de savon, et ils n’auront pas totalement tort : on a vendu Barack au peuple américain comme on vend du savon ou de la lessive. Les autres diront que c’est une présidence dont on se souviendra longtemps : un Barack est un luxe que tous les peuples ne peuvent pas se payer, et que les Américains vont rembourser, par traites, pendant des années, bien après que Barack soit rentré chez lui. Barack aura, en tout cas, marqué l’histoire : non pas en étant le premier Président noir, mais en étant le Président le plus ruineux de l’histoire du pays. Il bat déjà tous les records en termes de création de déficits publics. Aucun de ses prédécesseurs n’aura dépensé autant d’argent qu’il n’avait pas en caisse. Il bat aussi tous les records en termes de chute de la cote de popularité, ce qui marquera aussi l’histoire :  aucun de ses prédécesseurs, depuis que les sondages existent, n’avait chuté si vite dans l’opinion de la population.  

 

Donnant une conférence à Paris, au Sénat, jeudi soir, autour de  mon dernier livre, j’ai pu constater que les membres de l’auditoire voyaient fort bien la désaffection que connaissait Obama, mais n’en comprenaient pas la cause. Je me suis chargé de la leur expliquer. Si nous étions dans une société normale et démocratique, je pourrais le faire devant des auditoires plus vastes, mais il semble que nous ne soyons pas dans une société normale et démocratique. J’ai, c’est vrai, sur la plupart de ceux qui font l’information, un immense désavantage : je n’ai jamais eu la moindre illusion sur Obama. J’ai su, avant même son élection qui il était et ce qu’il allait faire. Je n’ai rien eu à découvrir. J’ai vu naître et grandir le mouvement de révolte contre Obama, les tea parties. Celles-ci constituent un phénomène qu’il est difficile, très difficile, de comprendre, en France, où, lorsqu’on manifeste, c’est, comme ce jeudi, pour demander au gouvernement plus de « justice sociale », et pas moins d’intervention du gouvernement. Elles constituent un retour du peuple américain vers les principes fondateurs du pays. Elles montrent en quoi les Etats-Unis sont un pays différent, très différent, de l’Europe. Ceux qui ont fondé les Etats-Unis étaient portés par un idéal. Cet idéal s’est trouvé transcrit dans la Déclaration d’indépendance, sous la plume de Thomas Jefferson. Il s’est retrouvé dans la Constitution, le Bill of Rights, les discours des grands Présidents, George Washington, Abraham Lincoln, qui a parlé de « the almost chosen country », le pays presque élu, par référence à la Bible. Il s’est retrouvé chez Ronald Reagan, qui aimait citer John Winthrop qui, en arrivant en Nouvelle Angleterre voici trois cent quatre vingt ans, parlait de la « cité sur la colline » qui devait être exemplaire. Il s’est retrouvé dans les discours de George Walker Bush que ceux qui le critiquent n’ont jamais lus.

 

Cet idéal ne s’est pas retrouvé chez Obama. Des millions d’Américains l’ont, au contraire, senti menacé. Les « tea parties » ont été une réponse à la menace.  

 

Dans quelques réunions des tea parties, des gens remercient Obama. Parce qu’Obama, en menaçant l’idéal fondateur, les a poussé à se retourner avec plus de force vers l’idéal fondateur. Ce n’est pas souvent qu’on peut voir une révolution libératrice en marche. Ce qui se passe est une révolution libératrice. Je dois me rendre dans quelques jours en Californie pour parler dans quelques réunions de tea parties. J’en parlerai dans ces colonnes.

 

A mon retour, je continuerai à  dire en France ce qui doit l’être.  

 

J’aimerais que l’air de la révolution libératrice qui souffle sur l’Amérique traverse l’Atlantique et voir autre chose sur les trottoirs de Paris que des tracts de la CGT. J’aimerais que des organes d’information fassent leur travail. J’aimerais qu’on cesse de mentir à la population française.  

 

Je poserai des questions qui resteront sans réponses : pourquoi « La résistible ascension de Barack Obama » est-il le seul livre à rétablir la vérité sur Obama ?  Pourquoi suis-je victime d’une forme de boycott des grands médias ? Parce que je parle de liberté, de droit et de démocratie ? Ces mots sont-ils devenus des mots obscènes en France aujourd’hui ? Parce que, aimant la liberté et la dignité de l’être humain, j’aime le peuple américain ? Parce que, pour les mêmes raisons, je défends Israël ? Je sais : les Américains que j’aime côtoyer ne sont pas les gauchistes de Park Avenue, et je me sens bien mieux dans l’Amérique profonde, auprès de ces millions de gens pour qui le rêve américain veut encore dire quelque chose, et qui tiennent à préserver ce quelque chose. Je sais : ce que j’aime en Israël, c’est un peuple debout, libre, innovant, créateur. Je sais : j’ai de l’aversion pour les terroristes et pour les dictateurs. En France, c’est un tort. 

 

Certains m’ont dit que mon livre était un « brûlot » : si relater les faits est écrire un brûlot, c’est que la situation est bien plus grave encore que je ne l’imaginais.   

 

Dans les journaux qui ont repris les déclarations du petit Hitler barbu de Téhéran sans le moindre signe de dégoût, on cite le discours de Barack à l’ONU. Et, de manière très sérieuse, on écrit que Barack « mobilise l’ONU au chevet de la paix », Vraiment ? Une assemblée comme l’ONU peut se mobiliser ? Au service de la paix ? Quelle paix ? Celle que l’ONU fait respecter au Sud Liban ?  

 

Franchissant allègrement les degrés du délire verbal, Barack a dit qu’il y aurait un Etat palestinien à l’ONU dans un an. Il aurait pu tout aussi bien dire que dans un an les poules auront des dents et que leurs soins de chirurgie dentaire seront pris en charge par l’ensemble des dictatures du monde : cela aurait été aussi sérieux, et Michel Garroté, ici, a eu bien raison d’ironiser sur le sujet.  

 

Barack aurait dû dire de quel Etat palestinien il parlait : ce n’était pas le royaume palestinien de Jordanie, puisque celui-ci est déjà à l’ONU. Ce n’était pas le quasi Etat terroriste qu’on appelle le Hamastan, à Gaza : enfin, je ne pense pas. Il ne reste dès lors que l’Etat que Barack veut faire accepter au négationniste antisémite Mahmoud Abbas, et dont le négationniste antisémite Mahmoud Abbas ne veut pas ? Que serait cet Etat ? Un lieu judenrein, comme disait le maître à penser de Mahmoud Abbas, un certain Adolf ?  Et qui va procéder à l’épuration ethnique ? Barack a-t-il des projets ?  

 

Le commentateur d’ABC News, pourtant bien disposé à l’égard de Barack voici encore quelques mois, notant que Barack prenait ses désirs pour des réalités, ajoutait que Barack faisait référence à des « négociations » qui « vont échouer bientôt ».  

 

Il n’y a pas que les négociations qui vont échouer bientôt. Mais qu’importe. Il restera, je l’ai dit, un homme pour aimer et apprécier Barack quand tout aura échoué : Barack lui-même. C’est tout de même une bonne nouvelle, non ?

 

Guy Millière

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