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Publié par Guy Millière le 1 octobre 2010

 

 




Manifestation anti-israélienne en Turquie, 6.4

 

J’ai traité du Conseil censé incarner les droits de l’homme, mais la semaine dernière a été bien belle en son ensemble. On a vu, jour après jour, une succession de clown sinistres venir parader sur la scène du cirque pour dictateurs et corrompus, qu’on appelle plus communément les Nations Unies, à New York. Après Nicolas Sarkozy, venu expliquer son ralliement à l’altermondialisme et au gauchisme international, on a vu venir Mahmoud Ahmadinejad, qui a rajouté à ses imprécations antisémites habituelles, à sa menace de déclencher une guerre mondiale, et à ses invocations du retour imminent du douzième imam, sur son cheval blanc, dans un océan de sang versé, la reprise des théories de la conspiration sur le onze septembre. Il n’a pas encore dit qu’il avait vu des petits hommes verts venus de la planète mars, et qui portaient tous sur eux un exemplaire du Coran, mais il réserve cela pour son prochain discours. Juste avant Ahmadinejad, l’assistance avait pu bénéficier de la prestation de celui qui a fait de la Maison blanche, depuis le début de 2009, un territoire occupé par des ennemis de l’Amérique, Barack Obama lui-même, qui, cette fois, s’est surpassé, puisqu’il est allé jusqu’à annoncer que dans un an, l’ONU compterait parmi ses membres un Etat palestinien, tout beau, tout neuf, judenrein comme le demandent les futurs propriétaires auprès de qui il entend effectuer la livraison, et gardé par une force de type FINUL, elle-même judenrein : comme dirait l’autre, un homme qui veut un retour d’Israël aux frontières d’Auschwitz (expression d’Abba Ebban), et qui envisage une Judée Samarie judenrein confiée clés en main à un négationniste, et gardée par une force internationale également judenrein est incontestablement un ami du peuple juif.

 

Juste après Ahmadinejad, comme une sorte de clou du spectacle, ou de bouquet final dans un feu d’artifice, les spectateurs ont pu voir qu’un Mahmoud n’en cacherait pas un autre, et l’autre Mahmoud, Abbas celui-là, l’inoubliable auteur de « Relations entre le sionisme et le nazisme », thèse de doctorat présentée à l’université de Moscou en 1982, le second couteau du défunt petit fuhrer Yasser Arafat, a pu venir jeter son venin habituel, dire, comme le titre le Figaro, qu’ « Israel devait choisir entre la paix et la colonisation ». Dès lors qu’à la télévision palestinienne, on apprend que c’est Israël en son ensemble qui est une colonie, on comprend quelle paix voudrait Mahmoud Abbas : la même qu’Arafat, et la même que leur maître à tous les deux, Amin al Husseini, ami d’un autre fuhrer appelé Adolf. Dans l’immédiat, il se contenterait d’un Etat réduit à la portion congrue et indéfendable, et d’une Judée-Samarie judenrein. Il resterait à rendre judenrein le reste. Un homme tel que Obama pourrait dire à côté de Mahmoud Abbas qu’il est parvenu à la solution finale du conflit. Pour le coup, l’autre Mahmoud, Ahmadinejad, pourrait répondre à la main tendue de l’occupant de la Maison Blanche par autre chose qu’une paire de claques et un crachat au visage.  

 

Le rapport sur les « violations des droits de l’homme » par Israël, présenté à Genève, tombait on ne peut mieux en ce contexte. Les spectateurs extatiques disaient encore ! Encore ! Et ils ont eu satisfaction. Un bien belle semaine, oui.    

 

Au delà de toute plaisanterie, on peut se demander, très sérieusement, comment le monde occidental peut encore considérer que l’ONU en son ensemble est une institution qui mérite tout l’argent qu’on y déverse : d’autres cirques fournissent un spectacle de meilleure qualité pour un prix beaucoup moins élevé. Les clowns de ces autres cirques font rire, eux. Les éclairages sont mieux réglés, et il y a même parfois des effets spéciaux, des lions et des tigres qui ont plus belle allure que les deux Mahmoud, le petit Nicolas et le prêcheur gauchiste de Chicago, qui ne peut pas aligner deux phrases successives sans téléprompteur. Les autres cirques, depuis la fin du Troisième Reich en Europe, fournissent de surcroît un spectacle sans racisme ni antisémitisme. L’ONU, dites-vous, est censé faire régner la paix : où cela, s’il vous plait ? Au côté du Hezbollah ? L’ONU fixe des « objectifs » pour lutter contre la misère ? Comme toutes les institutions étatistes et socialistes, elle commence par de fausses promesses de multiplications des pains et conduit à la triste réalité d’une multiplication des pauvres.

  

On peut se demander, en ces conditions, comment ceux qui parlent de « communauté internationale » et de « droit international » peuvent prononcer ces mots sans rire (je sais, comme on disait autrefois, ils ont les lèvres gercées). Une communauté composée d’assassins, de chefs de bandes organisées, et de quelques démocrates venus régler l’addition est une communauté étrange, et un droit international énoncé par des gens qui ne cessent de violer le droit, et de réduire en charpie les lois de leurs propres pays, mérite autant le nom de droit que je mérite le titre de bonne sœur.  

 

On peut aussi se demander pourquoi ceux qui composent cette institution répugnante et odieuse, sont imprégnés d’une telle obsession envers une démocratie sans cesse menacée. De fait, en dehors de Nicolas Sarkozy, venu faire du gauchisme, mais qui, si l’occasion s’était présentée, et si on lui avait demandé comment il trouvait la réaction d’Israël, aurait répondu « disproportionnée » avant même d’avoir pu savoir de quelle réaction il s’agissait, les principaux intervenants à New York ont tous accusé Israël d’une chose ou d’une autre, ou souhaité la disparition de l’Etat juif. De fait, aucun pays n’est aussi souvent cité, et aussi souvent placé au centre des débats, à New York comme à Genève, de manière négative et haineuse.  

 

S’agit-il d’une forme de trouble compulsif. Sans aucun doute pour les délégués du monde musulman et pour Ahmadinejad. Le monde musulman, à des degrés divers, n’a jamais admis l’existence de l’Etat d’Israël, n’a cessé d’agir de toutes les façons imaginables pour obtenir la destruction d’Israël, et n’a pas renoncé, jusqu’à ce jour, à obtenir cette destruction. La guerre militaire et le terrorisme n’ayant pas apporté les résultats escomptés, ils sont passés à la guerre diplomatique et à la guerre de l’information. En ne reculant pas devant le meurtre quand l’occasion se présente. 

 

Les délégués du monde occidental pourraient faire montre d’un peu de dignité, dire aux dirigeants du monde musulman qu’ils voient clair dans leurs manœuvres et ne sont pas dupes, mais ils ne le font pas, et se conduisent comme des êtres soumis au trouble obsessionnel compulsif. Chez les Européens, c’est logique : il y a beaucoup de musulmans en Europe, et il importe de regarder le monde dans la même direction qu’eux si on ne veut pas des banlieues en feu ; il y a aussi beaucoup de capitaux musulmans, du pétrole, des contrats fructueux, et si pour cela il faut vendre quelques millions de juifs, l’Europe n’en est pas à cela près. Comme l’a fort bien expliqué Jean-Claude Milner dans « les Penchants criminels de l’Europe démocratique », il y a longtemps que l’Europe voudrait régler le « problème juif ». 

 

Chez les Américains, cela l’est beaucoup moins. On pourrait penser que le problème, là, est surtout Obama, le Président le plus anti-israélien, le plus à gauche, et le plus islamophile de l’histoire des Etats-Unis. Mais le problème n’est pas seulement Obama. Toute une gauche démocrate rejoint les positions européennes et les positions musulmanes, et c’est un glissement très inquiétant. Ces gens ont-ils été contaminés mentalement par les falsifications de l’histoire développées par la propagande islamique ? Ces gens, ne pouvant plus être les compagnons de route d’un totalitarisme rouge, l’Union Soviétique, adoptent-ils la posture de compagnons de route d’un autre totalitarisme, vert islam celui-là. Il est clair, en tous cas, qu’ils reprennent désormais pleinement à leur compte les falsifications de l’histoire, et qu’ils font comme s’ils ne comprenaient toujours rien à ce qu’est le totalitarisme.  

 

Au moment où les deux Mahmoud faisaient leur numéro sous les projecteurs du cirque à New York, au moment où Barack venait parler de l’Etat judenrein qu’il voulait voir exister dans un an, Hillary s’en prenait aux Israéliens qui voulaient construire dans les implantations, et qui, par leur extrémisme, menaçaient la paix : ce seraient donc des Juifs qui menacent la paix au Proche-Orient ? Hillary va-t-elle expliquer cela à l’Aipac l’an prochain ? Elle ferait mieux d’aller tenir ce discours à l’Onu. Elle serait sûre d’y être applaudie. Au moment où Hillary tenait ces propos, Bill, son mari, l’ancien Président, donnait une interview à CNBC dans laquelle il accusait les juifs religieux et d’origine russe d’être extrémistes, et d’être présents en nombre disproportionné dans l’armée israélienne. Bill n’aime pas que certains Juifs entendent défendre Israël sans se plier à la vision Clinton de la défense d’Israël ? Et c’est un homme respectueux de la souveraineté d’Israël qui dit cela ? L’une des phrases les plus odieuses parmi toutes celles prononcées par Clinton concerne Nathan Sharansky : Clinton dit avoir affirmé à Sharansky, qui évoquait devant lui l’étroitesse des frontières d’Israël, rendant l’Etat difficilement défendable, que ces frontières lui offraient un espace plus vaste qu’une cellule de prison en Sibérie. C’est ainsi que Bill Clinton voit Israël. On pourrait donc réduire l’Etat juif, le pressurer, le reconduire vers des frontières plus indéfendables encore, en disant que ce sera toujours mieux qu’une cellule en Sibérie ? C’est un ami d’Israël qui parle ainsi ? S’il rencontre des survivants d’Auschwitz qui lui parleraient des frontières d’Israël, Bill Clinton leur répondrait-il qu’un Israël plié, pressuré, diminué, c’est mieux qu’une place à Auschwitz ? Un ami d’Israël, Bill ? Vraiment ?  

 

Je pense que la seule position digne est celle qui consiste à dire la vérité. Je pense qu’il n’y a pas de solution à un problème qui puisse se fonder sur le mensonge, sur l’aveuglement, sur l’acceptation de psychopathologies.  

 

L’ONU est une institution malade et incurable. Et la désigner pour ce qu’elle est constitue la seule attitude saine à adopter.  

 

Le monde musulman est dans une situation psychopathologique, et on n’aide pas des gens atteints d’une psychopathologie en faisant semblant de croire à leurs mensonges. Un conseil que me donnait il y a des années un ami psychologue me semble valide : « N’engagez jamais une conversation psychopathologique avec quiconque. N’entamez jamais une conversation avec un psychopathe en pensant que ce sera une conversation normale ».

 

 

L’Europe est sérieusement contaminée. La gauche américaine l’est aussi. La gauche israélienne l’est elle-même, hélas.  

 

Avant de partir pour les Etats-Unis, et de publier ici, pour une dizaine de jours, des extraits divers de mes ouvrages qui me semblent utiles, et qui donneront peut-être envie à certains d’en lire davantage, parce que la connaissance sert toujours à quelque chose, j’écrirai ici un texte rappelant ce que sont les faits concernant le Proche-orient, et ce que devrait être une réponse basée sur les faits. 

 

Quand les dérives et les délires atteignent des proportions trop amples, il vient un moment où il est nécessaire de proposer une cure de désintoxication.  

 

L’obsession anti-israélienne qui monte de tout côtés a des parfums absolument nauséabonds. Comme l’a écrit Léon Poliakov dans son Histoire de l’antisémitisme : le génocide n’aurait pas été possible sans une accoutumance des esprits. Il faut rompre, sans compromis, avec ce qui relève de l’accoutumance des esprits.

 

Guy Millière

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