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Publié par Guy Millière le 19 octobre 2010

 

 

En ces temps où, en France, la dette s’accumule, et s’approche à un rythme soutenu de la barre fatidique des cent pour cent du Produit Intérieur brut, et indique nettement que nous nous rapprochons de la faillite, en ces temps où des manifestants grévistes qui n’ont jamais compris ce que c’est que l’économie (et qui pour nombre d’entre eux croient encore à la construction du socialisme) battent le pavé de Paris et d’autres villes, en laissant derrière eux détritus et tracts, en ces temps où tout se bloque et se détraque en ce pays, et où nul n’explique plus les vertus du capitalisme, et pourquoi une retraite par capitalisation serait le seul moyen de sauver le système de retraites (et pourquoi le seul moyen de sauver les assurances maladie, elles-mêmes en plein naufrage, serait de les mettre en concurrence et en situation de libre choix), je préfère, tant qu’à faire, fermer les yeux et retourner mentalement aux Etats-Unis avant d’y retourner physiquement. 

Certes, il y a Barack Obama à la Maison Blanche, une immense erreur de casting qui reste à rectifier et qui continue à faire des dégâts, mais il y a aussi tout ce que l’administration Obama voudrait détruire, et qu’elle ne détruira pas si facilement. Il y a l’efficacité, les coûts de transaction qui restent plus bas que partout ailleurs sur terre, des routes le plus souvent impeccables, et qu’aucun crétin n’aurait l’idée communiste d’encombrer de coulées de béton, ou de poteaux métalliques, juste pour le plaisir de créer des embouteillages, et pour pousser les gens vers les transports collectifs si collectivistes, et si soumis à la CGT. Il y a, malgré les difficultés présentes, une amabilité et une gentillesse de chaque instant, au sein de laquelle les visages crispés sont l’exception qui confirme la règle. Il y a, en dépit du chômage élevé, un optimisme et une foi en l’avenir qui restent un moteur puissant. Il y a une relative absence d’envie, de ressentiment, d’aigreur, l’idée de toute part, que chacun, avec une bonne idée, peut devenir un entrepreneur, et qu’un milliardaire est quelqu’un qui a créé quelque chose de fécond, ce qui en fait un bienfaiteur de l’humanité. 

Il y a des inventions à chaque coin de rue, et des lycéens qui ne pensent pas à l’âge de la retraite, mais à ce qui reste à inventer. Barack Obama gouverne. Il a ses tsars, ses sbires, ses laquais. Nancy Pelosi reste Speaker of the House pour quelques semaines encore, Harry Reid est encore à la tête de la majorité démocrate du Sénat pour le même temps que Nancy Pelosi, vraisemblablement, mais ceux qui façonnent vraiment l’Amérique et le monde sont ailleurs. 

Ils sont à Miami et à Atlanta, à New York et à Houston, dans le Connecticut et en Californie d’où je viens de rentrer, et où je serai à nouveau dans quelques semaines. L’Etat de Californie est en faillite, en raison d’une gouvernance désastreuse depuis des années, la vallée centrale au nord de Bakerfield, et l’Inland Empire alentour de San Bernardino, sont sinistrés et souffrent (irriguer des terres fécondes ne plait pas aux écologistes), mais il y a quelque chose de particulier dans l’air. Un gouverneur va remplacer un autre gouverneur à Sacramento, mais dans la Silicon Valley, il y a Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook (je reviendrai sur le film The Social Network), qui est venu là parce qu’il a compris que c’est là qu’il fallait être. Il y a les créateurs de Google et de eBay, d’Oracle et d’Intel. Il y a aussi Apple et cet homme de génie qui s’appelle Steve Jobs. 

Nous ne nous en apercevons pas toujours, mais internet et la microinformatique ont transformé nos façons de vivre, de penser, de produire, d’acheter, de nous relier aux autres. Nous ne nous en apercevons pas à chaque instant, mais la microinformatique est devenu d’utilisation simple et conviviale, ludique, grâce à l’interface graphique qui est l’ouvre de Jobs et a été le fondement de la différence d’Apple. 

Nous ne le discernons pas à chaque seconde, mais le smartphone optimal est né avec l’iPhone, et tous les producteurs de smartphones du monde ont cherché à suivre le sillage de l’iPhone.  

Avant l’iPhone, il y avait eu l’iPod qui a révolutionné l’accès à la musique. Nous entrons dans l’ère de l’iPad, et le succès de l’iPad est pleinement justifié : c’est tout à la fois un eBook, livre électronique, un journal qui inclut tous les journaux de la planète, un écran de télévision, un moyen d’acheter, de vendre, de gérer une entreprise, de se distraire et de jouer dans un contexte où, comme je l’explique dans La septième dimension, le jeu est une activité très sérieuse. D’autres inventions sont à venir. L’Apple Store de Santa Monica où j’ai acheté mon iPad ne désemplit pas. Les vendeurs s’amusent et se détendent, et c’est pour cela qu’ils font bien leur travail. Ils sont dans un espace vaste, ample, lumineux et la rue devant eux est plus vaste, plus ample, plus lumineuse encore. Dois-je l’ajouter ? Les produits Apple sont esthétiquement beaux : ils ajoutent de la beauté et de l’harmonie au monde, et, comme je l’explique également dans La septième dimension, là encore, l’avenir appartient à ceux qui ajoutent de la beauté et de l’harmonie au monde. Apple est désormais la deuxième entreprise du monde, juste derrière Exxon, et sera bientôt, au vu des courbes de croissance, la première entreprise du monde en termes de chiffre d’affaires et de profits. 

Nous ne le discernons pas toujours, mais nous sommes dans l’ère de ce que Paul Romer, dont je recommande la lecture très vivement à ceux qui en sont restés à Keynes ou, ce qui est bien plus préoccupant, à Marx, appelle l’amélioration simultanée des biens complémentaires : une invention fait découvrir les potentialités d’autres inventions et en suscite d’autres encore. 

Le seul obstacle à la créativité  humaine, c’est la stérilisation des esprits, et la stérilisation des esprits est ce que je vois quand j’ouvre les yeux, en France. 

Le seul obstacle à l’abondance infinie et à une prospérité plus vaste, c’est l’hypertrophie des gouvernements, la castration des neurones dès l’école primaire qui fait plus tard le bon syndicaliste, c’est le dogmatique à l’esprit obtus. C’est là encore ce que je vois quand j’ouvre les yeux en France. 

Qu’est-ce qui sépare la France de la Californie ? Dix mille kilomètres. Qu’est-ce qui sépare la France de l’Amérique ? Un océan, et aussi, beaucoup plus qu’un océan. Si je voulais rêver, je rêverais que l’océan se comble : comme je ne rêve pas, je constate qu’il s’élargit. Triste. Vraiment triste. Pauvre pays qui eut des moments de grandeur et dont la destinée s’achève dans une décrépitude étroite et grise.

Guy Millière

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