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Publié par Guy Millière le 24 octobre 2010

 

 

Dix jours environ nous séparent des élections de mi mandat aux Etats-Unis. Les résultats annoncés à l’avance par les sondages s’annoncent désastreux pour les Démocrates et, donc, pour Barack Obama. La Chambre des représentants devrait être nettement dominée par des Républicains, eux-mêmes placés sous la surveillance de gens issus des tea parties. Le Sénat pourrait ne pas basculer : essentiellement parce qu’un tiers seulement des sièges y sont à renouveler. Mais une situation où il resterait cinquante ou cinquante et un sièges démocrates, ne permettra pas à Obama, et à ceux qui le guident, de faire voter les lois qu’ils pourraient souhaiter faire voter. Deux tiers des postes de gouverneurs devraient eux-mêmes être occupés par des Républicains.

La question, plus que jamais, est celle de savoir ce que feront Barack Obama et ceux qui le guident, des deux années qui viennent. Je pense, comme Victor Davis Hanson, que ne sera pas adoptée une stratégie à la Clinton. Bill Clinton était un homme de gauche, mais c’était surtout un opportuniste cherchant à plaire : ce qui explique qu’il ait laissé les Républicains gouverner à partir de 1994. Je pense, comme Victor Davis Hanson toujours, qu’Obama et ceux qui le guident, vont chercher à éviter de se retrouver dans une situation à la Jimmy Carter, et tenter de pousser les Républicains à la faute. Y parviendront-ils ? Je suis très loin d’en être certain.  

Toutes les lois que l’administration Obama n’a pu faire voter jusqu’à présent sont, en tout cas, destinées à être enterrées. La loi de réforme du système de santé devrait se trouver démantelée et réduite à néant. Les dépenses seront placées sous haute surveillance, et le prochain budget inclura des coupes drastiques, destinées à réduire les déficits. La hausse d’impôts, censée survenir fin décembre, sera très vraisemblablement abolie et les « Bush tax cuts », les baises d’impôts votées sous Bush, seront rétablies.  

Le Congrès ayant moins d’influence sur la politique étrangère, on peut penser que l’administration Obama se tournera plus nettement que cela n‘a été le cas jusqu’à présent dans cette direction. Cela signifie que le repli des Etats-Unis, et l’amenuisement de leur influence sur la planète se poursuivront, avec des conséquences très délétères. Je crains très fortement que l’Iran ne devienne une puissance nucléaire et hégémonique sur le Proche-Orient, et l’Arabie Saoudite a d’ores et déjà enclenché des manœuvres de rapprochement avec Téhéran, selon la logique qui veut que, dans cette région du monde, on cherche où se trouve le cheval fort.

Pour ce qui concerne la Turquie, ce rapprochement est d’ores et déjà chose faite. L’attitude d’apaisement vis-à-vis de la Russie devrait continuer : là, ce sont les Européens, par l’intermédiaire de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, qui mènent des opérations de rapprochement. A ce rythme, l’Alliance atlantique ne sera bientôt plus que l’ombre d’elle-même. Le cartel de régimes autoritaires, censé « stabiliser » la planète, au détriment de la liberté, risque fort d’avancer davantage : Russie, Chine, Iran, Brésil, Vénézuela. Les puissances mineures n’auront qu’à se soumettre ou à tenter de résister. L’ONU et ses diverses instances se renforceront, ainsi que d’autres instances technocratiques, telles le FMI, et il serait intéressant de voir un FMI dirigé par un socialiste choisi par Nicolas Sarkozy, exercer un poids accru sur la planète.  

L’Afghanistan, faut-il le dire, devrait revenir sous la coupe des talibans. Le Pakistan jouera ses propres cartes, en direction de la puissance hégémonique régionale, comme le fait l’Arabie Saoudite. L’Irak sera lui-même un satellite de cette puissance régionale, l’Iran.  Tout ce qu’aura accompli George W. Bush dans la région sera anéanti.  

Après une accalmie qui aura duré ce que durent les élections, il est à craindre que les difficultés continuent pour Israël, qui pourrait fort bien faire l’objet de pressions redoublées. Obama et ceux qui le guident, sont les pires ennemis qu’Israël ait jamais eu à la Maison Blanche. Ils seront toujours à la Maison Blanche. Israël a tout intérêt à chercher des appuis au Congrès et dans le peuple américain, dans les tea parties et dans le mouvement évangélique. Israël n’a rien à attendre de la part du pouvoir exécutif américain, sinon de mauvais coups. Je l’ai dit bien avant l’élection de Barack Obama. Je persiste et je signe.  

Le répit ne viendra vraiment, s’il doit venir, et il importe de tout faire pour qu’il vienne, en 2012. Barack Obama se présentera-t-il, quoi qu’il arrive, pour un deuxième mandat ? La réponse est oui, tout l’indique, ne serait-ce que l’arrogance du personnage, et la volonté de toute son administration de transformer radicalement les Etats-Unis et le monde, de grè ou de force. Aura-t-il des  chances d’être réélu ? Tout dépendra de ce que font les Républicains dans les deux années à venir. Tout dépendra de la vigilance du peuple américain.  

Guy Millière

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