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Publié par Ftouh Souhail le 9 novembre 2010

 

Les autorités marocaines ont suspendu, depuis une semaine, les activités du bureau d'Al-Jazira à Rabat, et ils ont décidé de retirer les accréditations du personnel de la chaîne.

Cette suspension fait suite à de " multiples manquements aux règles du journalisme sérieux et responsable, reprochés à la chaîne quatarie d'information " a précisé le ministère de la Communication.

Les autorités marocaines reprochent à Al-Jazeera la manière dont elle traite les dossiers relatifs aux islamistes, et à l'affaire du Sahara occidentale.

La chaîne satellite Al-Jazira a vivement condamné la suspension des activités de son bureau de Rabat, et a affirmé que la décision des autorités marocaines n'influerait sa ligne éditoriale pro-islamiste.

Cette nouvelle affaire n'est pas le première confrontation entre le gouvernement marocain et Al-Jazira. Ainsi, en 2008, le chef du bureau de la chaîne, à Rabat, avait fait l'objet de poursuites pour " diffusion de fausses nouvelles " (note de JPG : on comprends que le gouvernement français ne peut poursuivre les médias français pour diffusion de fausses nouvelles : il y serait occupé à temps plein)

Al-Jazira mène depuis une dizaine d’année une politique éditoriale proche des projets islamistes. Que se soit à Gaza, au Yémen ou au Maroc, cette chaîne sert  de moyen de propagande aux  terroristes islamistes.

Dans l'« affaire Belliraj » au Maroc (1), on a constaté, par exemple, que durant deux mois (de février à mars 2008), la chaine quatari s'était engagée clairement en faveur des islamistes.

Quand Chakib Benmoussa, le ministre marocain de l'Intérieur, a réuni la presse  le 20 février 2008, pour annoncer le démantèlement d'un réseau terroriste, Al-Jazira dénonçait les abus de la police marocaine, et criait au scandale contre un complot monté par les services marocains.

Selon les enquêteurs marocains, le réseau, démantelé grâce à l'arrestation de trente cinq personnes (du gardien de voiture au pharmacien, du policier au gérant d'hôtel, du militant socialiste au correspondant d'Al Manar, la chaîne du Hezbollah libanais…) aurait des liens avec Al Qaïda, le Groupe Islamique Combattant Marocain (GICM), et l'ancien Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat (GSPC algérien, devenu branche d'Al Qaïda pour le Maghreb islamique). Ses cibles potentielles restent imprécises, mais l'arsenal découvert à Casablanca et Nador – Kalachnikovs, pistolets mitrailleurs … avait constitué la plus grosse saisie d'armes sur le sol Marocain (2).

Peu enclin à se contenter de la version marocaine, Al-Jazira  avait exigé des preuves « et non des aveux, habituellement arrachés sous la torture quand il s'agit d'affaires de terrorisme » lançait la chaine islamiste.

Au Maroc, le choc était surtout venu de la présence, parmi les prévenus, de trois leaders de partis islamistes réputés modérés (Mustapha Moâtassim, Mohamed Amine Regala et Mohamed Merouani) : c'était une première, depuis le début de la lutte anti-terroriste en 2003, au lendemain des attentats du 16 mai. Ils représentent le visage lisse et légal d'une structure clandestine et armée, visant la déstabilisation du régime.

L'idée était loin de convaincre les journalistes d’Al-Jazeera  vue que les racines idéologiques présumées du réseau Belliraj, où se mêleraient accointances avec le Salafisme djihadiste d'Al Qaïda, et le chiisme du Hezbollah, paraissent improbables aux yeux des journalistes de la chaine arabe.

A l'heure où polices et services du Maroc et de Belgique, mais aussi le FBI et la CIA planchent sur le sujet, Al-Jazeera dénonçait « un grossissement volontaire de cette affaire », et accusait le Royaume de vouloir décrédibiliser les islamistes du Parti Justice et Développement  (PJD).

Al-Jazeera  est  responsable de la montée de l'islamisme dans la société marocaine, et dans le reste des pays arabes en général. Elle compte un public moyen de 70 millions de téléspectateurs quotidiens. Le nom Al-Jazeera a commencé à circuler lorsque la chaîne, au lendemain des attentats du 11 Septembre 2011, diffuse les déclarations vidéo d'Oussama Ben Laden, et d'autres leaders d'Al-Qaida. La télévision avait alors immédiatement été soupçonnée de soutenir l'organisation des terroristes islamistes.

Propagandiste, favorable à Al-Qaida et au Hamas, les soupçons de complicité du terrorisme international sont aujourd’hui nombreux, autour d’Al-Jazeera.

Les images des opérations défensives israéliennes dans la bande de Gaza occupent en permanence l’écran de télévision d’Al-Jazeera. " Gaza sous le feu ", c’était le titre choc qui a voulu fustiger la riposte israélienne de décembre  2008 « Plomb Durci  », contre les miliciens islamistes. 

Dès lors, une intense activité de propagande fut déclenchée par la chaîne. Le Hamas avait presque obtenu ce qu’il voulait de cette guerre. (A rappeler que le Hamas n’a pas combattu sur le terrain, mais s’est contenté d’une guerre des images, pendant que  ses chefs étaient cachés dans les sous-sols de Gaza, ou  logés dans les palaces de Syrie). Le Hamas voulait des images de corps déchiquetés, exhibés sans la moindre pudeur, des panaches de fumée au-dessus de la ville, des mères criant devant les caméras, des enfants manipulés, exposés aux dangers. Bref, Al-Jazeera avait réalisé l'instrumentalisation politique des images, pour le compte du Hamas.

Al-jazeera, lors de ce conflit, avait  travaillé  aux ordres du Hamas. Comme à Hollywood, tout était  montré, dans les moindres recoins de l'horreur, sans scrupules ni dignité. L’arme fatale du Hamas contre Israël, ce sont les images des victimes, raison pour laquelle, les fous de D… n'ont même pas pris la peine de combattre, il leur suffit (cela me fait froid dans le dos de le dire) de prendre mille femmes et enfants comme boucliers humains, et l'affaire est jouée. Al-jazeera fait le reste.

Cette chaine, qui inciterait à la compassion pour  le Hamas et Gaza, n’a jamais rapporté le moindre fait sur la réalité de l'intensification des tirs d'obus et de roquettes des groupes terroristes palestiniens de la bande de Gaza (plus de 8 000 missiles et roquettes ont été tirés depuis qu'Israël s'est retiré unilatéralement de la région en août 2005). 

Al-Jazeera ne s'est pas émue du sort des populations civiles israéliennes, victimes des bombardements quotidiens, tandis que l'État Hébreu continuait de fournir électricité et aide humanitaire aux Palestiniens de Gaza.

Al-jazeera est foncièrement islamiste, complice des radicaux de tous bords. Cela explique en partie la  décision de suspendre ses activités à Rabat.

Il faut espérer que Jérusalem décide d'agir contre le danger que représente cette chaine, qui diffuse chaque jour sa propagande contre Israël. Elle bénéficie de toutes les facilités de travail sur le sol israélien, bien qu'elle soit responsable de la majeure partie de la désinformation, et en partie responsable de l’image diffusée dans le monde, attestant d’une soi-disant crise humanitaire dans la Bande de Gaza. Les journalistes d’Al-Jazeera se trouvaient même sur le bateau turc ‘Mavi Marmara’, et ils ont participé, en mai dernier, au lynchage médiatique d’Israel. 

Al-Jazeera est  financée à hauteur de cent millions de dollars par an par le gouvernement de la Doha. Au niveau de sa politique éditoriale, elle  est donc alignée sur la position du Qatar, qui se situe plutôt dans le camp proche de la Syrie,  de l'Iran et de la Turquie, et qui soutient la « résistance du Hamas », et non dans celui du Maroc, de l'Égypte, de la Jordanie et de l'Arabie Saoudite, qui critiquent ouvertement l'organisation palestinienne.

Ftouh Souhail, Tunis 

 

(1) Abdelkader Belliraj est désigné par les autorités judiciaires marocaines comme le cerveau d'un réseau islamiste terroriste, il a été arrêté au Maroc en février 2008.

(2)  Cette structure clandestine et armée aurait été créée à Tanger en 1992, et principalement financée par de l'argent issu de hold-up (casse historique de la Brink's au Luxembourg en 2000) puis blanchi dans des projets touristiques et immobiliers entre Marrakech, Casablanca, Agadir et Fès. Son chef présumé s'appelle Abdelkader Belliraj, un Belgo-marocain de 50 ans, à qui la police marocaine attribue six assassinats politiques, en Belgique, fin des années 1980, jusqu'ici non élucidés, et qui aurait aussi été un informateur de l'Etat belge.

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