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Publié par Guy Millière le 11 novembre 2010

Parmi mes correspondants sur Facebook, il y a un Chrétien du Pakistan avec qui j’échange régulièrement. Je dois dire que les nouvelles qu’il m’annonce sont en général sombres, et que je ne puis faire davantage que lui exprimer ma révolte, mon indignation et mes sentiments fraternels. Je ne dispose que des mots pour tenter de combattre, et j’ai parfois le sentiment que nous sommes dans une situation désespérée. J’évoquais voici peu ici les Chrétiens du Soudan. Aujourd’hui, j’apprends qu’une femme chrétienne, résidente d’Ittanwali–Punjab, a été condamnée à mort par un tribunal, parce qu’elle a été dénoncée pour blasphème par d’autres femmes de son village. Nul ne dit en Europe que le Pakistan compte des millions de Chrétiens persécutés, menacés sans cesse, à la merci de n’importe quelle accusation. Nul ne dit qu’au Pakistan et dans d’autres pays musulmans, on peut être condamné à mort pour blasphème, comme cette femme.

Il a fallu un attentat particulièrement atroce commis à Bagdad, dans une église, pour qu’on semble s’intéresser au sort des Chrétiens d’Irak, et la France a promis d’accueillir les blessés tout en n’ayant rien fait, strictement rien, pour que l’Irak puisse vivre dans la paix et la liberté : certains ont même profité de cet acte ignoble pour reprendre leur chanson favorite, celle qui dit que « c'était mieux sous Saddam ». Ce que ces gens oublient, ce sont les deux millions de morts retrouvés dans des charniers après la chute de Saddam, la terreur généralisée qui régnait sous Saddam, les villages kurdes détruits avec des avions français et des gaz allemands. Ce qu’ils oublient, c’est que si la libération du peuple d’Irak avait été une cause commune de l’ensemble du monde occidental, cette libération aurait été moins coûteuse en vies humaines. Ce qu’ils se refusent à voir, c’est que l’attentat de Bagdad, qui a été suivi d’une série d’autres commis quelques heures avant que j’écrive ces lignes, survient dans un contexte où l’armée américaine s’est largement retirée du pays sur ordre de Barack Obama, alors que le gouvernement irakien et l’armée irakienne demandaient à l’armée américaine de rester, car sa présence était nécessaire pour contrer les risques terroristes.  
 
Je pense que là, comme au Soudan, Barack Obama montre son vrai visage, qui est, pour le moins, celui d’un compagnon de route des criminels.   
 
Je pense d’une même façon qu’en n’appelant pas les terroristes islamiques par leur nom lors de son séjour somptuaire en Inde, et en n’envoyant aucun message demandant au Pakistan de cesser ses exactions anti-chrétiennes, Barack Obama se fait complice de celles-ci.  
 
Etre à la tête de la première puissance du monde occidental implique des responsabilités, et Barack Obama, plutôt qu’assumer ces responsabilités, semble prendre un malin plaisir à les détériorer et à se conduire d’une manière ignominieuse.  
 
Il a une lourde, très lourde responsabilité, mais il n’est pas seul, hélas.  
 
Les valeurs de la civilisation occidentale, celles qu’elle a apporté au monde, les idées de droits de l’homme, de liberté de conscience et de liberté de choix sont en reflux aujourd’hui partout sur la planète, et il n’y a plus grand monde pour les défendre.
  
L’ensemble des contrées islamiques sont entrées dans une phase de radicalisation lourde de meurtres, de massacres d’« infidèles », d’idées génocidaires à laquelle rien ni personne ne s’oppose.
 
Des dictateurs corrompus et des monarques sans scrupules prétendent, dans le monde arabe, constituer le seul rempart contre le pire, tout en finançant eux-mêmes ceux qui commettent le pire ailleurs que sur leur territoire.  
 
Les dirigeants chinois, héritiers d’un régime qui a tué cent millions de gens au temps du maoïsme, se taisent et placent leurs pions. Les dirigeants russes, héritiers d’un système qui a tué vingt millions de personnes, se conduisent comme les dirigeants chinois.
 
L’Europe mérite à peine qu’on en parle encore. Elle est d’ores et déjà morte, même si les Européens ne le savent pas : ses systèmes d’Etat providence sont en situation de banqueroute, ses populations vieillissent, et un remplacement de population s’opère peu à peu. L’extrême-droite, tout en prétendant combattre l’islamisation, lui trouve parfois des avantages, dès lors que les islamistes sont antisémites comme elle. L’extrême-gauche mène sont travail de destruction. La gauche joue, comme d’habitude, le rôle de l’idiot utile et du compagnon de route. Et il n’y a rien d’autre, désespérément rien.  
 
Lors d’un synode récent au Vatican, les discours qui se sont tenus ont été, ce doit être souligné autant de fois qu’il le faudra, ceux de Chrétiens courbés, soumis, adoptant les mots de leurs propres ennemis, dans l’espoir d’être épargnés ou de survivre misérablement, un peu plus longtemps. Et ces discours sont, au delà du Vatican, ceux du christianisme au présent. Les exceptions qu’on rencontre ici ou là ne font que confirmer la règle. 
 
Pendant les années Bush, des millions de gens apparemment bien élevés ont éructé leur haine, face à un Président américain qui parlait d’éthique et de dignité, et qui était un homme éthique et digne. Aujourd’hui, les mêmes gens expriment leur amour ou, au moins, leur indulgence vis-à-vis d’un Président que j’ai de plus en plus de difficultés à appeler Président américain.  
 
En 2001, j’ai eu du mal à comprendre le vent mauvais qui se levait, alors même que les décombres du World Trade Center n’avaient pas fini de se consumer, et puis, très vite, j’ai discerné ce dont il s’agissait.  
 
Au temps de Reagan, on bêlait dans les rues de Paris, Berlin ou Londres « plutôt rouge que mort » et, comme l’a écrit Jean-François Revel à l’époque, on faisait la cour à l’Union Soviétique.  
 
Au temps de Bush, dans les mêmes rues, on a fait la cour aux islamistes et on leur a dit : « ne vous inquiétez pas, nous, nous sommes déjà soumis. Nous sommes prêts à nous humilier si vous nous laissez la vie sauve ». Dans les rues de San Francisco, de Manhattan ou de Los Angeles, des manifestants ont fait la cour aux islamistes aussi.   
 
Dans les grands médias, dans les salons où l’on cause, les mots ont perdu leur sens, comme dans le 1984 de George Orwell. Aux heures des journaux télévisés, à Paris, mais aussi très souvent à New York, on débite des mensonges à heure fixe. On omet, on occulte, on édulcore.  Et le roman adéquat pour décrire la situation serait là, plutôt, Le Meilleur Des Mondes, d’Aldous Huxley.  
 
Le seul pays démocratique du Proche-Orient est insulté quotidiennement par des êtres ignobles, qui souhaitent sa destruction, et préparent mentalement les populations à l’idée de celle-ci. Des antisémites aussi bilieux que ceux qui composaient les unités Waffen SS voici soixante dix ans, défilent dans les rues, vandalisent des commerces, menacent, agressent, en disant que c’est pour « la Palestine » : ils ne proposent pas d’ouvrir Auschwitz à nouveau, non, ils proposent juste qu’Israël soit reconduit vers des frontières indéfendables, avant que les Himmler et les Goebbels d’aujourd’hui administrent ce qui aura remplacé le Zyklon B.  
 
Qui peut s’étonner que, de surcroît, des Chrétiens soient tués ? Qui osera dire le nom et, surtout, la religion ou le dogme dont se réclament les assassins. Tous les musulmans ne sont pas des assassins, non, certes, mais tous les assassins sont musulmans.
 
Je ne dispose que des mots pour tenter de combattre, oui.  
 
Et j’ai, en ce moment, le sentiment que nous sommes dans une situation désespérée.
 
Les idées qui sont les miennes aujourd’hui sont celles que j’avais déjà dans ma jeunesse. En ce temps là, je pouvais éditer chez de grands éditeurs. Je pouvais écrire et parler librement. Ce n’est pas moi qui ait changé. C’est la France. C’est l’Europe autour de moi. C’est la terre entière.
 
J’ai pu traverser par voie terrestre des pays dans lesquels je ne pourrais plus aujourd’hui mettre les pieds sans risquer de me faire trancher la gorge. Le nombre de contrées où je peux tout à la fois marcher en sécurité et parler librement se réduit année après année. J’ai perdu des contrats de travail parce que j’ai défendu Israël, et parce que j’ai évoqué durement les assassins qui ont frappé le 11 septembre 2001. Nous en sommes là.
 
Que me reste-t-il pour incarner un peu d’espoir ? Israël, car je sais que le peuple d’Israël ne se laissera pas exterminer.  
 
Les Etats-Unis : ou tout au moins l’Amérique où les bobos et la gauche caviar ne pénètrent jamais. L’Amérique qui se trouve peinte en rouge sur les cartes de géographie les soirs d’élection, où le bleu démocrate est réduit à quelques taches : San Francisco, une bonne part de Los Angeles, New York, Philadelphie, Chicago.  
 
On crache beaucoup ces derniers temps sur les « tea parties », et ceux qui crachent sont ceux qui ont craché il y a quelques années sur George Bush. C’est logique.
 
J’en viens à trouver inutile d’expliquer pour la millième fois ce qu’on été les idéaux de la révolution américaine, et de redire que ces idéaux sont encore vivants en Amérique.
 
Je reçois chaque semaine des courriers visant à m’expliquer que les hommes et les femmes que je côtoie à chaque fois que je suis outre Atlantique sont des crétins.
 
Il m’arrive encore quelquefois d’avoir de la compassion vis-à-vis des auteurs de ces courriers, mais c’est un effort toujours plus difficile.   
 
En lisant ces courriers, je pense aux habitants du Sud Soudan et du Darfour. Je pense aux Chrétiens du Pakistan et d’Irak. Je pense aux Juifs en Israël.  
 
Je me dis que les vrais crétins sont ceux qui se pensent supérieurs à des gens qui ont encore dans l’âme et dans l’esprit des valeurs pour lesquels ils sont prêts à se battre. Je me dis que ces vrais crétins, derrière leur insupportable arrogance, ont en eux tout ce qu’il faut pour faire le parfait collaborateur au sens qu’on donnait à ce terme il y a soixante cinq ans.
 
Guy Millière
 
 
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