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Publié par Michel Garroté le 4 décembre 2010

J’ai écrit les chroniques ci-dessous lorsque j’étais en Israël, du 7 septembre au 7 octobre. A la demande de certaines lectrices et de certains lecteurs, je reproduis, ci-dessous, ces mêmes chroniques, dans l’ordre chronologique, mais sans les titres et les sous-titres. Ces chroniques qui, je le rappelle, n’ont fait que relater mes impressions durant ces 30 jours passés en Israël.

Arrivé en Israël le 7 septembre 2010 seulement, j'ai déjà l'impression, dès le lendemain, d'être ici depuis longtemps. C'est mon quatrième séjour en Terre promise. Rien n'a changé et tout a changé.

De l'aéroport Ben Gourion à Jérusalem, sur la route, depuis la voiture conduite par notre ami Jean-Patrick Grumberg, j'aperçois quelques fils de fer par-ci et quelques murets de briques par-là. Les médias européens appellent cela le "Mur de séparation" ou encore le "Mur de la honte". Il s'agit en fait de la barrière de sécurité. Peut-être par endroit ressemble-telle à un mur, c'est possible, mais de Ben Gourion à Jérusalem en bordure de la Judée Samarie, j'ai vu quelques fils de fer par-ci et quelques murets de briques par-là.

Pas de quoi hurler au loup et du reste, en parlant de loups, depuis que cette barrière de sécurité existe, les enfants israéliens ne se font plus déchiqueter en lambeaux dans les bus de Tel Aviv par les gentils combattants du Fatah et du Hamas. Encore une injustice contre le peuple palestinien…

Cet après-midi, je suis allé prier pour Israël au Kotel, le mur occidental du Temple que le monde occidental, essentiellement la France en fait, appelle mur des "lamentations". Il est vrai qu'en Occident, la culture et la connaissance se perdent…  C'est comme si l'on disait église idolâtre pour le Saint-Sépulcre (je compte m'y rendre aussi,  vu que je reste catholique…).

Ah, oui ! J'ai pris un taxi tout à l'heure. Le chauffeur est un Arabe Israélien musulman. Je lui ai demandé ce qu'il pense de Mahmoud Abbas. Le chauffeur s'est énervé. Il a traité Abbas de voleur et de mafieux. Je ne lui en demandais pas tant. Mais sa réaction m'a tout de même fait très plaisir.

Je viens de lire dans le Jerusalem Post un article ironique sur le fait que Barack Hussein gesticule à propos d'un accord de paix. Ici, à Jérusalem, tout le monde fête le Nouvel An juif. Les obamitudes, de toute évidence, c'est pour plus tard. Depuis ce soir mercredi et jusqu'à samedi soir, l'Etat hébreu est en congé. Le reste peut attendre. J'apprécie grandement ce sens des priorités. Vraiment.

Avant mon séjour israélien du 7 septembre au 7 octobre 2010, je m’étais déjà rendu en Israël à trois reprises. La première fois, je me suis rendu en Israël en avril 1983 ; la deuxième fois en novembre 1989 ; et la troisième fois en juin 1997. En 1983, je fis la connaissance d’Ovadia Soffer, ambassadeur d’Israël auprès du siège européen de l’ONU à Genève ; puis, peu de temps après, je fis la connaissance de deux historiens britanniques, Bat Ye’Or, d’origine juive égyptienne et son époux, David Litman, d’origine juive anglaise.

En 1983, en Israël, je rencontrais Asher Naïm, d’origine juive libyenne, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères ; et Shlomo Bino, d’origine juive irakienne, directeur pour le Moyen-Orient au même ministère. Je suis arrivé à Jérusalem, en 1983, complètement athée. J’en suis reparti croyant. Alors que ce premier séjour israélien n’avait strictement aucun objectif religieux.

La deuxième fois, en 1989, j’ai surtout parcouru Jérusalem, Nazareth, Tibériade et des localités de Judée-Samarie.

La troisième fois, en 1997, je me suis notamment rendu à Tel-Aviv, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Nazareth.

Par ailleurs, je me suis rendu, en d’autres occasions, en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Turquie et au Maroc.

Cela m’est égal qu’il y ait un milliard trois cent millions de musulmans et seulement quelques millions de Juifs sur terre. Ce n’est pas un motif suffisant pour privilégier l’alliance avec l’islam au détriment de l’alliance avec le judaïsme. Dans le moyen et le long terme, c’est l’alliance judéo-chrétienne qui fera rempart à l’islam violent du Hamas, du Hezbollah, d’Al-Qaïda, d’Ahmadinejad, des talibans, etc. Ménager l’islam violent, c’est un calcul à court terme. Un calcul qui ne nous créera que des ennuis.

A cet égard, nous devrions exiger de la part des musulmans d’Europe qu’ils pratiquent un islam réformé. J’écris islam réformé car je ne crois plus à un islam modéré. L’islam deviendra modéré lorsqu’il aura été réformé.

Ce matin, je me suis promené à pied dans le secteur juif de Jérusalem, rue Bet  Lehem, rue Yehuda, rue Général Pierre König et rue Refaim. C’est aujourd’hui le deuxième jour de congé du Nouvel An juif. Les Juifs Israéliens que j’ai croisés ce matin sont en majorité des parents de 30-40 ans accompagnés de leurs 2, 3, ou 4 enfants. Des enfants à la fois libres et bien élevés. Pas de cris hystériques. Pas d’énervements. Tout le monde ou presque se déplace à pied. Je ne peux pas m’empêcher de reposer encore une fois la même question : en quoi ces familles juives israéliennes sont-elles un obstacle à la paix ?

Le « gel » des constructions dans les communautés civiles juives israéliennes de Judée-Samarie, ce « gel » reste, malheureusement, l’aspect central des négociations actuellement en cours entre le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu et le chef de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Obama, qui a imposé ces négociations pour des motifs purement électoralistes, continue de trouver normal que d’un côté, 1,5 million de non Juifs puissent résider en Israël ; et que d’un autre côté, les quelques centaines de milliers de Juifs Israéliens qui vivent en Judée Samarie constituent, soi-disant, un « problème ». Et ce uniquement parce que les dirigeants palestiniens veulent, en Judée Samarie, un Etat palestinien « purifié » de toute présence juive.

Fort heureusement, Netanyahu semble refuser l’exigence américaine, exigence qui réclame la suspension des travaux, dans les communautés civiles juives israéliennes de Judée-Samarie, pendant encore trois mois supplémentaires. En clair, les dirigeants palestiniens, toujours aussi intransigeants, menacent une fois encore de rompre les négociations si les constructions reprennent en Judée-Samarie.

Autrement dit, ces négociations, initiées par Obama pour des raisons de politique interne aux USA, ne portent guère sur les aspects les plus importants, à savoir l’éventuelle création d’un Etat palestinien dans des frontières et dans des conditions de sécurité et de paix raisonnables. Les dirigeants palestiniens veulent que des non Juifs puissent continuer à résider en Israël. Et ces mêmes dirigeants palestiniens veulent un Etat palestinien « purifié » de toute présence juive.

Ici, en Israël, la majorité de la population ne croit pas aux négociations qui ont cours actuellement. La majorité n’y croit pas, ne serait-ce que parce qu’elles sont imposées de l’extérieur, par un président étranger, inquiet des élections de mi-mandat dans son propre pays.

Peut-être Netanyahu négociera-t-il le droit légitime à une croissance naturelle de certaines communautés civiles juives israéliennes de Judée-Samarie, communautés situées à proximité des frontières actuelles d’Israël. Peut-être négociera-t-il, dans la foulée, un accord plus global sur l’ensemble de la région, y compris et surtout concernant la neutralisation du nucléaire offensif iranien.

Mais la négation, par les dirigeants palestiniens, de toute présence civile juive israélienne en Judée-Samarie montre que le peuple palestinien est, encore et toujours, gouverné par des individus issus de la vieille école. Celle qui prônait et qui prône encore un Proche Orient exclusivement arabo-musulman et donc « purifié » de toute présence juive et chrétienne.

Depuis plusieurs décennies, le monde officiel, à savoir « la communauté internationale » (les fonctionnaires travaillant pour l’ONU et les fonctionnaires accrédités auprès de l’ONU) et « l’opinion publique » (les journalistes, les enseignants et les faiseurs d’opinions), ce monde officiel, qui représente 0,0001% de la population mondiale, traite Israël comme un vilain gamin.

Ainsi, vendredi soir, 17 septembre 2010, l’AFP a encore frappé en racontant que « Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a demandé à son tour aujourd'hui au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d'étendre son moratoire sur la construction dans les colonies en Cisjordanie » (Note de Michel Garroté :  « à son tour » qui sous-entend « lui aussi, comme tant d’autres » ; notons que le ton est donné dès le début, puisqu’il n’est pas question ici de Judée Samarie et de communautés civiles juives israéliennes, mais de « colonies en Cisjordanie » ; le monde officiel veut une Judée Samarie Judenrein).

« "Il y a neuf mois et demi, le Premier ministre Netanyahu a, de façon louable, institué un moratoire partiel sur les colonies qui a eu un impact positif sur le terrain", a souligné Robert Serry, le coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient. "Le secrétaire général se joint au président (Barack) Obama, à la secrétaire d'Etat (Hillary) Clinton et aux ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne pour demander une extension du moratoire au-delà de son expiration à la fin de ce mois", a ajouté M. Serry » (Note de Michel Garroté :  un « coordinateur spécial de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient » n’est rien de plus qu’un fonctionnaire ; et généralement, un fonctionnaire qui n’a pas trouvé mieux comme job. Ce n’est donc pas à lui, fonctionnaire, de décréter, sur un ton pédagogique, ce que Netanyahu a fait de « louable » et de « positif ». Notons ici la composition du « monde officiel » qui nous est donnée :  Ban Ki-moon, Obama, Clinton, et, le plus beau, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ; alors que l’Union européenne n’a toujours pas de politique étrangère commune, excepté pour s’aligner, lors des cessions de l’ONU, sur la Ligue arabe et sur l’Organisation de la Conférence islamique).

« "Nous réaffirmons la position de l'ONU sur le fait que les colonies sont illégales selon la loi internationale et le Quartette (Etats-Unis, Russie, Union européenne et ONU) appelle Israël à geler toutes les activités de colonisation" en accord avec la feuille de route, a-t-il ajouté » (Note de Michel Garroté :  c’est faux ; les lois internationales, les accords, les feuilles de route, les feuilles de choux, les feuilles de pécu et les feuilles mortes n’ont cessé de changer, depuis 1897 à Bâle, et plus personne ne s’y retrouve dans ce fatras onusien qui de toute manière ne s’appuie pas sur l’histoire réelle mais sur une histoire inventée et terre d’islam).

« Israël a réitéré aujourd'hui son refus de prolonger le moratoire sur la construction dans les colonies en Cisjordanie en dépit des pressions américaines et des avertissements des Palestiniens qu'ils rompraient des négociations de paix directes, à peine entamées. "Le Premier ministre n'a pas changé de position sur cette question :  il n'y a aucune décision de prolonger le moratoire" sur la construction dans les colonies en Cisjordanie qui s'achève fin septembre, a déclaré un haut responsable israélien sous le couvert de l'anonymat » (Note de Michel Garroté :  l’AFP n’a pas besoin de nous citer « un haut responsable israélien sous le couvert de l'anonymat » comme s’il s’agissait d’un secret révélé par les zigotos de l’AFP ;  c’est complètement ridicule ; car ici, en Israël, la majorité des gens est favorable à la croissance naturelle de certaines communautés civiles juives israéliennes de Judée Samarie, communautés avec lesquelles travaillent des palestiniens, chose que les médias feignent d’ignorer ; et de toute façon, la majorité des Israéliens ignore ce qui se raconte à ce sujet en Europe, ne sait pas ce qui se raconte en Europe, ne s’intéresse pas à ce qui se raconte en Europe ; les Israéliens ne s’intéressent même pas à ce que racontent les médias israéliens d’ailleurs, parce que les Israéliens ont un cerveau et qu’ils savent encore s’en servir).

« Hillary Clinton a indiqué jeudi "espérer" une prolongation du moratoire, après avoir participé à deux jours de négociations israélo-palestiniennes sans avoir réglé le différend sur la colonisation juive en Cisjordanie. "Nous comptons sur la volonté du Premier ministre Netanyahu et du président (palestinien Mahmoud) Abbas de s'abstenir d'actes de provocation et de travailler en partenaires afin de créer un environnement propice à des négociations couronnées de succès", a encore souligné M. Serry » (Note de Michel Garroté :  là le petit fonctionnaire international Serry se montre franchement arrogant et légèrement largué ; car en réalité, de toute façon, quoi qu’Israël fasse ou ne fasse pas, le « monde officiel » dira qu’Israël a tort ; qu’Israël se livre à des actes de provocation ; qu’Israël réagit de façon disproportionnée).

« "J'encourage les pays de la région à entreprendre des démarches concrètes de soutien pour que le processus aille de l'avant", a-t-il encore dit. Serry a également dénoncé "la flambée de violence récente à Gaza qui est alarmante et ne peut que freiner les efforts vers le progrès" », conclut l’AFP (Note de Michel Garroté :  en encourageant les pays de la région proche et moyen-orientale à entreprendre des « démarches concrètes », Serry bat le rappel en direction de la terre d’islam afin que celle-ci mette la pression en terre Israël et afin que la gauche israélienne et ses médias s’y mettent à leur tour ; on appelle ça un « processus de paix » ; quant à la petite phrase de Serry sur Gaza, elle vise à laisser croire que côté musulman, seul le Hamas est un obstacle à la paix).

Une fois de plus, les dirigeants palestiniens font semblant de négocier. Et une fois de plus, les médias tentent de nous faire avaler que se seraient, soi-disant, les dirigeants israéliens qui feindraient de négocier. Même en Israël, la gauche caviar et ses médias pratiquent l’autisme, l’anachronisme et la haine de soi. Les Israéliens dans leur grande majorité, en revanche, ne sont pas dupes ; et ils commencent à redouter que le gouvernement qu’ils ont élu ne les déçoive.

Ainsi, le travailliste Ehud Barak, membre (minoritaire) de la coalition gouvernementale israélienne, fait-il des déclarations, multiples et tonitruantes, qui trahissent son gouvernement ; et qui trahissent l’électorat. Ehud Barack a été jusqu’à alléguer : « les décisions qui sont face à nous sont dramatiques, cruciales et historiques, et sont largement prioritaires sur la reprise de la construction en Judée-Samarie ».

En déclarant cela, Ehud Barak ne défend pas le point de vue de la majorité des israéliens et du gouvernement israélien démocratiquement élu. En déclarant cela, Ehud Barak, en solo, défend le point de vue de Barak Hussein Obama et de Mahmoud Abbas. Ehud Barak défend le point de vue selon lequel il faut purifier la Judée et la Samarie de toute présence civile juive israélienne. Afin que le futur Etat palestinien soit un Etat Judenrein interdisant à tout Juif de résider sur son sol, un Etat palestinien ethniquement purifié.

Du reste, le chef du « gouvernement » palestinien, Salam Fayyad, lors de sa toute récente rencontre, à New York, avec le Vice-ministre israélien des Affaires étrangères, Dany Ayalon, a piqué la mouche du seul fait que Dany Ayalon a légitimement demandé que soit précisé de quels Etats il s’agit lorsqu’on utilise la formule « deux Etats ». Dany Ayalon a simplement demandé que soit précisé de façon explicite « deux Etats pour deux peuples », ce qui constitue tout de même un minimum.

Quand les dirigeants palestiniens disent « deux Etats », Dany Ayalon voulait juste savoir s’ils veulent dire « un Etat palestinien et un Etat binational » ou bien « un Etat palestinien et un autre Etat palestinien ». Dany Ayalon a simplement souligné que si les négociateurs ne parlent pas de « deux Etats pour deux peuples », alors, Israël n’est évidemment plus dans le coup. Et sur ce, le dirigeant palestinien Salam Fayyad a piqué la mouche…

Tout récemment, lorsqu’il s’est adressé à divers publics palestiniens, Mahmoud Abbas, chef présumé de l’autorité dite palestinienne, a tenu des propos, assez différents, de ceux qu’il tient devant les médias occidentaux.

Mahmoud Abbas a par exemple déclaré que les décisions, côté palestinien, sont prises par le Fatah, le Conseil national et l’OLP, en concertation avec toutes les factions palestiniennes, y compris le Hamas. Autrement dit, ce n’est pas l’Autorité palestinienne qui décide et ce malgré le fait que c’est elle qui négocie avec l’ONU, l’UE, les USA et Israël.

Mahmoud Abbas a déclaré que dans ce contexte, des représentants de haut niveau du Fatah se sont rendus au Liban et en Syrie pour y rencontrer de hauts responsables du Hamas. Ce n’est donc pas le gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza qui décide. Ce sont les chefs du Hamas au Liban et en Syrie qui décident.

Mahmoud Abbas a en outre déclaré qu’il ne devra pas y avoir ne serait-ce qu’un seul Israélien dans le futur Etat palestinien et que pas un seul Israélien, civil ou militaire, ne devra être impliqué dans les questions de sécurité, celles-ci devant être du ressort d’une force comparable à la Finul au Liban.

Je m’abstiens, à ce stade, de faire le moindre commentaire. Car le discours de Mahmoud Abbas, le vrai, celui qu’il adresse aux Palestiniens, est, en lui-même, suffisamment explicite.

La police israélienne est en état d'alerte depuis plusieurs jours et jusqu'à la fin de la fête juive de Soucot la semaine prochaine. Des violences ont été provoquées par des activistes palestiniens contre la police israélienne, chargée de protéger la population civile, hier soir, vendredi, pour la troisième journée consécutive, dans Jérusalem. Des centaines d’activistes palestiniens ont jeté des pierres et des bouteilles incendiaires sur la police israélienne dans les quartiers d'Issaouia et de Silwan.

L’appel à la violence a été lancé par les haut-parleurs des minarets des mosquées des quartiers d’Issaouia et de Silwan. Des activistes palestiniens ont alors incendié des pneus et lancé des pierres sur les policiers. D’autres violences palestiniennes avaient éclaté dans les quartiers de Wadi Joz, Ras-al-Amoud et Silwan, où des activistes palestiniens ont lancé des bouteilles incendiaires contre la police israélienne. Parmi les activistes palestiniens, figurent deux cadres du Fatah, Mamoun Abbasi et Adnan Gheit. Le Fatah qui, théoriquement, dépend de Mahmoud Abbas.

Si tu veux la guerre, négocie la paix…

A l’Assemblée de l’ONU à New York, le président libanais raconte que la paix israélo-palestinienne doit inclure la Syrie et le Liban. A cette même Assemblée de l’ONU à New York, le Roi de Jordanie, sans doute porteur d’une boule de cristal, n’exclut pas une guerre cette année encore. Le palestinien Mahmoud Abbas, toujours à cette Assemblée de l’ONU à New York, confirme qu’il veut un Etat palestinien judenrein, mais ne précise pas si en plus des Juifs, d’autres catégories d’hommes seront interdites de séjour dans son Etat mono-ethnique.

Pendant ce temps, les Chrétiens du Liban commémorent leurs martyrs à Jounié, au nord de Beyrouth. Le Chrétien traître libanais Aoun choisit ce jour précis pour se rendre en Syrie avec toute sa famille pour un séjour d’une durée indéterminée. Le Premier ministre libanais sunnite Hariri, quant à lui, choisit ce jour précis pour se rendre en Arabie saoudite. Dans le même temps, le Fatah et le Hamas discutent de réconciliation ; en Syrie.

Mahmoud Abbas est d’accord de créer un Etat palestinien à condition qu’il soit ethniquement purifié et à condition que tous les palestiniens qui auraient envie de s’installer en Israël puissent le faire : du jamais vu en matière de racisme et de toupet.

Si je résume, tout cela signifie que durant ces dernières 24 heures, les palestiniens, les Jordaniens, les Libanais, les Syriens et les Saoudiens se sont excités comme des poux à New York, Beyrouth, Damas et Ryad.

En revanche, aujourd’hui, à Jérusalem, je n’ai vu personne s’exciter comme un pou.

C’est que nous sommes le 25 septembre.

Qui tombe sur un samedi.

Jour de Shabbat.

Ce matin, à 08:31, rue Beït Lechem, à Jérusalem, j’appends, en navigant sur Guysen News International, que « Les forces de sécurité sont en état d'alerte maximal à Jérusalem en vue de la traditionnelle Birkat Cohanim, la bénédiction des prêtres, récitée au Kotel à l'occasion des fêtes de Souccot (fête des Cabanes). Des dizaines de milliers de personnes se rendent d'habitude au Mur occidental pour assister à la cérémonie, qui se déroule sous haute sécurité. Les forces de l'ordre et les secours sont massivement déployés autour de la Vieille ville ».

Sur le même wire, je lis que « L'Autorité palestinienne a demandé à Israël de libérer prochainement des dizaines de détenus en geste de bonne volonté et pour donner une impulsion au dialogue direct entamé le 2 septembre, a indiqué Mounir Mansour, le président du Club du prisonnier palestinien, sur les ondes de la radio publique Kol Israël. Selon lui, Israël n'a pas encore rendu sa réponse. L'élargissement de détenus sécuritaires redorerait le blason de Mahmoud Abbas auprès de l'opinion publique palestinienne et lui permettrait de poursuivre les négociations, a-t-il expliqué ».

Toujours sur le même wire, je lis que « Lors de son allocution samedi à l'Assemblée générale de l'Onu, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Aboul Gheit a indiqué que ''si les négociations entre Israël et les Palestiniens échouent à cause de la construction dans les implantations, Jérusalem en sera intégralement responsable'' face ''à la région et à l'opinion publique mondiale'' ».

Je trouve tout ceci fort intéressant. En fait, je commence tout juste ma journée. Pour rester en forme et informé, je commence par survoler distraitement le wire avant de passer à autre chose. Or, qu’est-ce j’appends en ce début de matinée ? J’apprends que les Juifs Israéliens n’auraient pas, semble-t-il, le droit d’exister en Judée et en Samarie. J’apprends que les Juifs Israéliens devraient, soi-disant, libérer des terroristes palestiniens. Et j’appends que selon les Egyptiens, les Juifs Israéliens sont, en quelque sorte, déjà coupables, de l’échec programmé, d’une négociation, entamée au mauvais endroit, au mauvais moment, par les mauvaises personnes. De tout cela je ne retiendrais qu’une seule chose : aujourd’hui a lieu à Jérusalem la traditionnelle Birkat Cohanim, la bénédiction des prêtres, récitée au Kotel à l'occasion des fêtes de Souccot. Le reste, pour l’instant, je m’en tape. Et je crois même pouvoir ajouter : les Juifs Israéliens, eux aussi, pour l’instant, le reste, ils s’en tapent. Birkat Cohanim !

Je lisais, dimanche 26 septembre, l’après-midi, dans une (amusante) dépêche de l’AFP (dépêche dont j’ai corrigé les fautes d’orthographe) que (extraits) « le chef du gouvernement israélien redoute pour son pays l'impact négatif que pourrait avoir l'image des bulldozers dans les territoires occupés, or avec le soutien de l'aile droite du Likoud, son propre parti, le lobby des colons compte bien se mettre à l'œuvre dès ce dimanche après-midi, avec la pose symbolique de la première pierre d'un jardin d'enfants, à Kiryat Netafim, au nord de la Cisjordanie » (Note de Michel Garroté :  l’AFP s’imagine, juste comme ça, par hasard, que « le chef du gouvernement israélien redoute pour son pays l'impact négatif que pourrait avoir l'image des bulldozers dans les territoires occupés » ; or, les seuls bulldozers dangereux sont ceux utilisés par des activistes musulmans à Jérusalem pour défoncer les bus et leurs passagers ; le « lobby des colons », c’est une association de civils Juifs Israéliens qui souhaitent vivre en Judée et en Samarie au même titre que 1,5 million de non juifs vivent en Israël ; « la pose symbolique de la première pierre d'un jardin d'enfants », c’est, en effet, une terrible menace pour la paix dans le monde entier).

« Danny Dayan, le leader de Yesha, la principale organisation de colons de la région, a ainsi déclaré : "de la même façon que le gel a été total, la reprise des constructions doit être totale, comme s'y est engagé le gouvernement". Selon lui, "le mot-clef est le retour à la normalité, c'est-à-dire que quiconque veut construire sa maison doit pouvoir le faire sans entraves". De même, Shaoul Goldstein, le maire de colonies israéliennes a expliqué à l'AFP qu'il n'était pas question de saluer la fin du moratoire en organisant "des manifestations et des festivals", mais bel et bien de "reprendre la construction le plus vite possible". D'après la radio publique israélienne, autorisations administratives à l'appui, la construction de quelque 1.500 logements pourrait commencer "immédiatement" » (Note de Michel Garroté :  « la construction de quelque 1.500 logements pourrait commencer immédiatement » ; 1'500 logements, par rapport au 1,5 million de non juifs qui vivent en Israël, décidément, l’AFP garde toujours le sens des proportions…).

« Pour marquer le coup, les ultras du Likoud ont annoncé qu'ils procéderont à un décompte public de la reprise des constructions au coucher du soleil, Danny Danon, l'un de leurs députés déclarant que "le message de la Judée-Samarie (« nom officiel israélien de la Cisjordanie », précise l’AFP…) est destiné au Premier ministre". Et d'ajouter, pressant, à l'intention de M. Netanyahu : "reste fidèle à la voie tracée par le Likoud, résiste aux pressions du président Obama et continue à construire partout". Comme ce député, les ultra-orthodoxes du Shass et les populistes nationalistes d'Israël Beitenou, soit deux partis alliés au Likoud dans la coalition gouvernementale sont hostiles à toute prolongation du gel des constructions » (Note de Michel Garroté :  alors là, l’AFP se surpasse : « les ultras du Likoud » ; « les ultra-orthodoxes du Shass et les populistes nationalistes d'Israël Beitenou » ; les Juifs orthodoxes sont simplement orthodoxes ; à titre de comparaison, on ne dit pas « coptes ultra-orthodoxes », on dit bien « coptes orthodoxes » ; quant aux patriotes d'Israël Beitenou, ils sont simplement patriotes, et non pas « populistes nationalistes » ; si l’AFP s’intéresse à ce point aux populistes nationalistes, qu’elle aille donc faire un tour du côté des nervis du Fatah).

« Toujours côté israélien, mais chez les opposants à la politique de colonisation, Yariv Oppenheiler le secrétaire général du mouvement La Paix Maintenant a estimé que "le gel presque total de la construction prouve bien que le gouvernement dispose des moyens d'arrêter les colons". Parmi les membres modérés du gouvernement israélien, le ministre de la Défense, Ehud Barak a de son côté expliqué à la BBC que son pays ne pouvait pas se permettre de "faire dérailler un processus (de paix) qui a un impact sur la vie de millions de gens et la stabilité de toute la région" » (Note de Michel Garroté :  c’est donc bien ce que nous redoutions : la pose de la première pierre d'un jardin d'enfants menace la paix mondiale).

« Sur le terrain diplomatique, les Etats-Unis, à l'origine de la reprise du dialogue entre Israéliens et palestiens le 2 septembre à Washington après 20 mois d'interruption, continuent de s'activer pour trouver un accord de dernière minute. Derrière Barack Obama, l'ensemble de la communauté internationale a appelé les autorités israéliennes à prolonger le moratoire. S'il "ne saurait y avoir zéro construction", a répondu l'Etat hébreu, il est "disposé à parvenir à un compromis agréé par toutes les parties". Jusqu'ici, un tel accord semble improbable, car Mahmoud Abbas, le président palestinien, exige un "arrêt total" de la colonisation » (Note de Michel Garroté :  Abbas, qui représente à la fois l’autorité palestinienne dépourvue d’autorité réelle, le Fatah qui est un cocktail de fedayin  et l’OLP qui compte à son actif plusieurs décennies de terreur, cet Abbas-là « exige » un arrêt total de toute présence juive en Judée Samarie ; en somme, selon la bande à Abbas, il faudrait stériliser les mères juives ce qui éviterait de construire des jardins d'enfants juifs en Judée et en Samarie ; mais alors, pourquoi toutes ces négociations ?).

Sur http://israel7.com/ Claire Dana-Picard écrit que (extraits adaptés et commentés) « le ministre (israélien) des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, leader d’Israël Béteinou, ne cache pas son scepticisme quant aux chances de parvenir rapidement à un accord équitable entre Israël et les Palestiniens. Il a exprimé son opinion dans le discours qu’il a prononcé devant l’Assemblée générale de l’Onu à New York. Il a notamment déclaré que malgré les progrès des conversations directes et l’espoir d’un règlement d’ici un an, il estimait quant à lui que cette option n’était pas réalisable à l’heure actuelle. Lieberman a ajouté : « Il faut conclure un traité intérimaire sur du long terme, puisqu’il s’avère impossible d’obtenir un accord de paix global d’ici quelques années. Un accord à long terme favorisera l’essor économique des Palestiniens et leur libre circulation et permettra ensuite aux nouvelles générations d’Israéliens et de Palestiniens, qui n’auront pas été élevés dans la haine de l’autre, de parvenir à une paix totale d’ici quelques décennies ».

« Lieberman s’est en outre déclaré convaincu que seul son plan était en mesure d’établir un règlement satisfaisant entre les deux camps, rappelant qu’il s’appuyait notamment sur « un échange de territoires et de populations » (Note de Michel Garroté :  à ce propos et pour ce qui me concerne, je partage le point de vue de David Eichler, selon lequel les Juifs habitant dans le futur Etat palestinien en Judée et en Samarie devraient avoir le même statut et les mêmes droits à la citoyenneté et à la terre qu'ont les Arabes vivant en Israël. Or, le point de vue de David Eichler, un point de vue basé sur la réciprocité, est refusé par les dirigeants palestiniens, arabes et mahométans, qui eux, prônent une Judée et une Samarie judenrein, ce qui impliquerait une purification ethnique. Dès lors, le raisonnement d’Avigdor Lieberman, à savoir un échange de territoires et de populations, n’est que la réaction de bon sens au postulat raciste des arabo-musulmans qui veulent un Etat palestinien mono-ethnique et mono-culturel).

« Le ministre a ensuite évoqué la question de l’Iran et de son influence sur les événements du Proche-Orient, en soulignant que « si l’Iran pouvait vivre sans le Hamas, ce dernier ne pouvait subsister sans l’aide de Téhéran ». Il a ajouté que si ce problème n’était pas réglé, la République islamique continuerait à menacer l’équilibre de toute la région et à placer ses pions aux frontières d’Israël, tant au Nord qu’au Sud, citant pour exemple le Hamas et le Hezbollah. Et de préciser que tant qu’une telle situation persisterait, il serait impossible pour Israël de conclure un accord permanent avec les Palestiniens. Un peu plus tôt, Lieberman avait rencontré le secrétaire général de l’Onu Ban Ki-moon et lui avait déclaré que « la fin du gel servait de prétexte à Mahmoud Abbas ». Il a précisé : « Pendant neuf mois, les Palestiniens ont prétendu que le « gel » n’était qu’une ruse et maintenant (qu’il s’est terminé), ils en font l’élément essentiel ». Evoquant ensuite la réunion de la Ligue arabe que le chef de l’AP souhaite voir convoquée,  Lieberman a estimé que « si elle cherchait de nouveaux enjeux, il en existait beaucoup au sein même du monde arabe », rappelant notamment que des centaines de personnes étaient assassinées toutes les semaines dans des attentats terroristes ou mourraient de faim ou de désespoir » (Note de Michel Garroté : tout ceci est rigoureusement exact et comme nos médias et nos dirigeants n’en parlent jamais, il leur est facile de dépeindre Avigdor Lieberman comme un « Juif Russe extrémiste » ; ce qui, soit dit en passant, est une attitude raciste, ce d’autant que premièrement, Avigdor Lieberman est ministre des Affaires étrangères d’un pays libre ; et que deuxièmement, le nazislamiste génocidaire Ahmadinejad s’est exprimé à l’ONU, ce qui n’a pas révolté grand monde…).

« Revenant ensuite au « processus de paix », le ministre a encore indiqué qu’Israël devait le maintenir malgré les polémiques et qu’il tenait à parvenir à un règlement de paix équitable : « Nous sommes prêts à coopérer avec la communauté internationale mais nous refusons tout compromis mettant en danger notre sécurité et les intérêts vitaux d’Israël ». Les déclarations de Lieberman ont suscité des protestations dans la classe politique israélienne mais ces réactions n’ont pas ému outre mesure le ministre, habitué aux remarques de ses collègues et de ses adversaires. Répondant mercredi matin aux questions d’un journaliste de Galei Tsahal, il a repoussé ces nouvelles critiques en affirmant que les positions qu’il avait exposées à l’Onu étaient tout à fait légitimes. Quant aux Etats-Unis, malgré les fonctions officielles de Lieberman qui dirige tout de même la diplomatie israélienne, ils n’ont pas tenu compte de ses propos. Le porte-parole du Département d’Etat, Philip Crowley, a tout simplement refusé de faire référence au discours de Lieberman et a annulé le rôle de ce dernier dans les pourparlers » (Note de Michel Garroté :  au pays d’Obama, comme d’ailleurs au pays de Sarkozy, on traite Lieberman comme un pestiféré et on préfère discuter avec Mahmoud Abbas, Bachar Al Assad et Mouammar Kadhafi ; sans oublier les discussions avec les dictateurs chinois et les autocrates du Kremlin ; puisqu’on vous dit que le pestiféré c’est Lieberman).

Il existe – c’est vrai – des lobbies juifs. Le problème, c’est que dans la plupart des cas, ces lobbies juifs sont anti-juifs. Dans les années 1970 déjà, Eytan Grossfeld et Léa Tsemel, membres d’un groupuscule ultra gauchiste israélien, avaient fondé une soi-disant Organisation israélienne des Droits de l’Homme. A ce titre, ces deux Juifs Israéliens parcouraient le monde libre – avec quelle source de financement ? – pour vomir sur Israël. Les conférences données par Eytan Grossfeld et Léa Tsemel étaient organisées par l’OLP et par la Ligue arabe.

Dès la même époque, Henry Kissinger et David Rockefeller, à travers le Council on Foreign Relations (CFR), le groupe de Bilderberg, la Commission Trilatérale et la fondation Carnegie influenceront grandement Zbigniew Brzezinski et Jimmy Carter qui imposeront leur paix au Proche-Orient, à travers une médiation américano-soviétique qui constituera un coup de poignard dans le dos pour Israël, où Menahem Begin venait d’être élu (entre temps, ces faits ont été démontrés par Michel Gurfinkiel).

Plus récemment, des alterjuifs gauchistes américains ont fondé J-Street avec l’argent du milliardaire juif américain gauchisant George Soros. Encore plus récemment, J-Street a lancé J-Call, toujours avec l’argent du milliardaire juif américain gauchisant George Soros, argent auquel sont venus s’ajouter les soutiens politiques de BHL et de Finkielkraut.

A l’heure actuelle, même Israël compte, encore et toujours, son lot de lobbies juifs anti-juifs. Au total, les alterjuifs israéliens ne sont pas plus de 200 personnes, essentiellement des journalistes, des écrivains, des faiseurs d’opinion et quelques familles ‘gauche caviar’ résidant dans les quartiers chics de Tel Aviv et de Jérusalem. Ces alterjuifs partent du principe, qu’en toute modestie, ils savent mieux que quiconque, ce qui est bon pour les Juifs en diaspora ; et ce qui est bon pour les Juifs en Israël.

Les alterjuifs israéliens sont au maximum 200 individus, dans un pays libre et démocratique, Israël, pays qui compte 7,5 millions d’habitants, dont la très grande majorité ne se reconnaît pas dans l’idéologie alterjuive et post-sioniste de ces 200 alterjuifs israéliens visiblement peu respectueux de la vox populi, de la liberté de choix et du vote démocratique. Exemple peut-être le plus frappant : le quotidien israélien ‘Haaretz’, sorte d’équivalent au ‘New York Times’, du ‘Washington Post’, de ‘Le Monde’ ou de ‘Libération’.

A ce propos, Shraga Blum, sur http://www.israel7.com écrit :  « Un Palestinien qui tenterait de parcourir le monde pour défendre la cause sioniste serait très rapidement retrouvé dans une ruelle sombre criblé de balles. Mais dans le sens inverse, ce phénomène est appelé ‘liberté d’opinion et d’expression’. Le journaliste de ‘Haaretz’, Guidon Lévy, ne se contente pas de diffuser son venin dans ce journal post-sioniste, il s’est également trouvé un nouveau job très lucratif : émissaire de propagande anti-israélienne à l’étranger. La semaine dernière, il s’est rendu au Canada, et a donné toute une série de conférences dans plusieurs Etats de la Confédération, et a été interviewé sur nombre de médias canadiens, comme s’il était un officiel en visite, et qu’il représentait l’opinion majoritaire dans le pays. Cette tournée était organisée par l’organisation ‘Canadiens en faveur de la Justice et de la Paix au Proche-Orient’ (CJPME), qui adopte des positions très anti-israéliennes, comme par exemple sa participation active à la ‘Semaine anti-apartheid’ contre Israël ».

Shraga Blum : « Guidon Lévy s’est exprimé devant des publics majoritairement universitaires et intellectuels, et a repris ses diatribes traditionnelles contre Israël et ses assertions sur ‘les préjudices causés aux Palestiniens par la création de l’Etat d’Israël’. Mis à part son appel à reconnaître le Hamas et à le joindre aux négociations, (car ‘son exclusion le pousse à l’extrémisme’ dixit Lévy !!!), le journaliste a appelé le Canada à ‘adopter une politique critique vis-à-vis d’Israël’, et a demandé ‘à ce que ce pays traditionnellement ami d’Israël, sache que l’on peut critiquer ses amis s’ils se comportent très mal, comme c’est le cas d’Israël, comme l’occupation, l’Opération ‘Plomb Durci’ ou l’arraisonnement du Marmara’ (sic) !!! ».

Shraga Blum : « Il également critiqué le Président Obama, ‘qui l’a profondément déçu’, et qu’il accuse ‘de ne pas être assez dur avec Israël’. Guidon Lévy est allé très loin, et a été applaudi par ses auditoires, lorsqu’il a déclaré ‘que la mort et le sang des enfants de Gaza reposaient sur Israël et non sur le Hamas, car Israël a sciemment tiré sur des civils’. A part cette énormité, il s’est livré à un mensonge patent en déclarant ‘qu’Israël n’avait rien appris du passé, en utilisant toujours la violence comme option prioritaire’, alors que tout le monde a vu qu’Israël s’est retenu durant plusieurs années sous les roquettes du Hamas avant de lancer l’Opération ‘Plomb Durci’ ou que la diplomatie israélienne a d’abord tenté par tous les moyens d’empêcher le départ de l’expédition turque pro-terroriste. Pour Lévy, les coupables sont désignés : ‘La violence la plus grande, c’est l’occupation, et même la Bande de Gaza est encore d’une certaine manière sous occupation israélienne’ ».

Shraga Blum : « Guidon Lévy a aussi donné son opinion sur la vie politique interne en Israël, estimant ‘que la gauche l’avait beaucoup déçu, car elle s’est endormie mis à part certains cercles radicaux’ (qu’il soutient), et il a accusé ‘le Likoud et Kadima de mettre le pays en danger, mais surtout Avigdor Lieberman, qui multiplie les initiatives fascistes’. Il a également fait état de ‘sa déception de la société israélienne en général, qui est devenue indifférente et aveugle face aux souffrances infligées aux Palestiniens’. Avec un tel ‘ambassadeur’, que servent les millions de shekels consacrés à la ‘Hasbara’ israélienne. Normalement, dans une situation de guerre de survie, dans laquelle se trouve Israël, une personne se rendant à l’étranger pour demander publiquement à ce que son propre pays soit la cible de puissances étrangères, relève de la haute-trahison et mériterait qu’elle soit traitée comme telle. Mais il est fort à parier que Guidon Lévy va revenir en Israël et retrouvera son confortable bureau à ‘Haaretz’ sans avoir le moindre compte à rendre » (fin de l’article de Shraga Blum).

J'ai beaucoup navigué entre Jérusalem et Tel Aviv ces 3 dernières semaines. Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas que des bourgeois gauchisants à Tel Aviv. En fait, on trouve de tout à Tel Aviv, y compris des Juifs pieux dits "religieux". Quant à la "haute trahison" des alterjuifs dénoncée par Shraga Blum (cf. 1e partie de « Les lobbies juifs anti-juifs »), le problème me semble être le suivant : Israël est un Etat de droit, un Etat basé sur le droit constitutionnel. Un Etat de droit avec une totale liberté d'expression.

En même temps, le monde musulman est en guerre avec Israël. Si Israël appliquait le droit qui est normalement en vigueur en temps de guerre, les mensonges et la propagande seraient assimilés à une forme de "trahison". Mais ce n'est pas dans la mentalité juive de réagir ainsi et ce n'est donc pas non plus dans la mentalité israélienne de réagir ainsi. Il est clair qu'en terre d'islam, le simple fait de parler librement implique un risque d'exécution, de pendaison. Or à cet égard, Israël ne veut pas ressembler à ses ennemis.

Ce qui d'un côté est louable, mais qui d'un autre côté, ne résout pas le problème de la propagande islamo-arabo-palestinienne relayée par le cercle restreint des alterjuifs. Pour diffuser la vérité il reste Internet et pour maintenir la liberté il reste les élections. Dans le climat politique actuel, je pense que plus de 60% des Israéliens en ont assez de donner ou de rendre des territoires qui se transforment aussitôt en autant de Hamastan, de Hezbollistan, de Fatahland et autres espaces terroristes dont le seul projet d'avenir se limite à continuer de préparer la destruction d'Israël, la destruction de toute présence non-musulmane dans la région.

L’ennui, dans ce contexte, c’est que les alterjuifs veulent conserver leurs bonnes relations avec les intelligentsias gauchisantes new-yorkaises et parisiennes. Pour ce faire, ils sont disposés à faire preuve d'autisme et d'aveuglement. Et puis, surtout, ils sont absolument persuadés de mieux comprendre la situation que quiconque. Détail important, chez les chrétiens, nous avons, aussi, nos alterchrétiens islamophiles et judéophobes.

Sans vouloir tout interpréter en fonction des réalités que j'ai expérimentées, force est tout de même de constater que Mai 68 est passé par-là. Le regretter ne sert à rien. En revanche, l'on est en droit d'en tirer quelques leçons. Par exemple, il ne s'agit plus de revenir en arrière au plan religieux, ce qui serait anachronique. Mais il est légitime de défendre, pour le présent et pour l'avenir, la société libre de culture judéo-chrétienne, par opposition à la société totalitaire, qu'elle soit fasciste, communiste ou islamiste. Or, les "faiseurs d'opinions" semblent ne pas parvenir à reconnaître les excès post-mai soixante-huitards. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire Le Monde ou – en ce qui me concerne actuellement – l'édition anglaise de Haaretz.

J’ajoute que les alterchrétiens et les alterjuifs ont acquis un pouvoir, un métier, un salaire, une notoriété et des privilèges auxquels ils refusent de renoncer. Le problème, c'est que pendant tout ce temps qui passe, l'islam, dans sa version violente et conquérante, continue de progresser. Et l’islam, dans sa version "réformée" ou "modérée" se fait toujours attendre. Je m'en rends bien compte, ici, à Jérusalem et à Tel Aviv, avec, à une courte distance, le Hamas, le Hezbollah et le Fatah, sans oublier la Syrie et l'Iran.

On se croirait en 1938. Le Mal est là, visible, proche, imminent, mais dans les salons mondains, dans les cafés intellogauchistes de Tel Aviv, rue Sheinkin, ça bavarde comme si de rien, ça refait le monde, ça se prend pour le nombril du monde. Même topo à Paris dans le quartier ou résident Bernard Kouchner et Christine Ockrent. Quant à la presse "catholique", elle est tantôt gauchisante (La Croix, La Vie), tantôt d'extrême-droite (Présent). Fait surprenant et réjouissant, comme l’a souligné Jean-Patrick Grumberg, la majorité des journalistes israéliens sont, certes, de gauche ; mais la majorité des Israéliens votent à droite.

Dimanche 3 octobre, j’ai lu, sur le wire et sur le net, que le projet de loi, qui établissait le statut des Juifs en 1940, comportait cinq pages dactylographiées, portant la mention « document confidentiel » ; mais que sur l’original du document, découvert tout récemment, l’on peut voir les annotations, apportées au crayon, par le maréchal Philippe Pétain, annotations qui ont durci le texte initial en élargissant le champ d'exclusion des Juifs.

Sur leparisien.fr, l’information concernant Pétain suscite, entre autres réactions hostiles, les deux réactions de lecteurs que voici : « Pétain, on s'en f… le statut des j… en 39-40, on s'en fiche. On est en 2010 avec une vie quotidienne de plus en plus difficile. Les médias le savent et cherchent par tous les moyens y compris les moins honorables à détourner l'attention des gens des les vrais problèmes » (ndmg j’ai corrigé les fautes sans quoi la réaction de ce lecteur resterait illisible). Et puis cette autre réaction : « On apprendra sans doute très bientôt que ce document est un faux, opportunément instrumentalisé ». Je ne suis pas retourné quinze ou vingt fois sur leparisien.fr, mais j’y ai tout de même lu d’autres réactions similaires aux deux réactions reproduites ci-dessus.

Encore dimanche 3 octobre, j’ai lu, sur le wire et sur le net, qu’une cérémonie de commémoration, du trentième anniversaire de l'attentat antisémite de la rue Copernic, à Paris, a eu lieu, dimanche 3 octobre, en fin d'après midi, en présence du Premier ministre François Fillon et du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux. A l’époque de l’attentat, le gouvernement et les médias avaient privilégié la piste d’extrême-droite. On découvrit par la suite qu’en réalité cette piste n’était pas la bonne et que la piste était en fait palestino-arabo-musulmane.

Lundi 4 octobre au matin, en parcourant le net, j’ai découvert que dans les « Libres Propos d'Adolf Hitler » (Editions Flammarion), nous pouvions dénicher, si nous ne l’avions pas déjà appris auparavant, tout le mal qu'Hitler pensait des catholiques (extraits) :  « Le coup le plus dur qui ait frappé l’humanité, c’est l’avènement du christianisme. Si le monde antique a été si pur, si léger, si serein, c’est parce qu’il a ignoré ces deux fléaux : la vérole et le christianisme. Le christianisme a retardé de mille ans l’épanouissement du monde germanique. Si le danger n’avait pas existé que le péril rouge submergeât l’Europe, je n’eusse pas contrecarré la révolution en Espagne. Le clergé eût été exterminé. L’Église catholique n’a qu’un seul désir, c’est notre effondrement. La principale activité des curés consiste à saper la politique national-socialiste. Attendons la fin de la guerre, et un terme sera mis au Concordat ».

Pour revenir aux réactions hostiles publiées sur leparisien.fr, j’ai en ce qui me concerne, le sentiment qu’en 2010, la majorité des Français se fiche de Pétain, qu’une minorité tente de défendre Pétain et qu’au sein de cette minorité, une petite minorité demeure franchement pétainiste. En terme d’information et de communication, la parution de deux informations de nature similaire au même moment – les annotations apportées au crayon par le maréchal Philippe Pétain et la commémoration du trentième anniversaire de l'attentat antisémite de la rue Copernic – cette parution de deux informations de nature similaire au même moment me semble maladroite.

Elle me semble maladroite car la culture politique et la culture historique des Français en 2010 est limitée, pour ne pas dire quasi nulle. La découverte du texte original avec les annotations de Pétain eut mérité une information à la fois détaillée et pédagogique et non pas une simple news balancée un dimanche où l’on commémorait les attentats de la rue Copernic. A vouloir faire trop vite, on finit par tout mélanger et par n’intéresser personne.

Quant à la commémoration des attentats de la rue Copernic, elle a servi de prétexte aux politiciens pour dénoncer de façon purement théorique l’antisémitisme, sans pour autant rappeler haut et fort qu’en 2010, c’est le monde palestino-arabo-musulman qui véhicule, par oral et part écrit, les thèses antisémites et judéophobes les plus abjectes. Et que c’est le monde palestino-arabo-musulman qui a perpétré ces attentats rue Copernic.

A l’avenir, il serait peut-être judicieux de coordonner les informations de cette nature et d’établir un plan d’action en matière de communication lorsque l’on parle de Pétain et/ou des attentats de la rue Copernic.

Et pour ce qui est des propos d’Hitler sur les catholiques, propos que j’ai cités plus haut, ils ne devraient pas servir à prétendre que les catholiques de l’époque ne pouvaient pas être antisémites vu qu’Hitler était  anti-catholique et cathophobe. Les catholiques et les protestants de l’époque ont majoritairement voté pour Hitler en 1933 dont ils avaient lu ‘Mein Kampf’ en 1924. Les propos d’Hitler sur les catholiques, propos que j’ai cités plus haut, devraient en revanche servir à affirmer que les catholiques d’aujourd’hui n’ont rien à gagner en adhérant aux thèses judéophobes véhiculées par le monde palestino-arabo-musulman. Nous aurons sans doute l’occasion de revenir sur toutes ces questions.

Michel Garroté

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