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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 16 décembre 2010

« La croissance, a expliqué Netanyahu lors de la conférence Globe Business qui s'est tenue lundi 13 décembre à Herzliyya *, est nécessaire pour subvenir à nos besoins sociaux et nationaux. Il n'existe aucun autre moyen de financer ces besoins que par la croissance, c'est pourquoi nous devons nous poser les questions suivantes : 1) quelles sont les règles qui nous ont permis de passer d'une économie de pays en développement, à une économie de pays développé, et 2) comment faire pour continuer sur cette voie, sachant que la concurrence, comme dans n'importe quelle entreprise, ne s'arrête jamais. Une économie nationale est en concurrence avec l'économie mondiale, et l'économie mondiale et la concurrence qu'elle représente, ne s'arrêtent jamais.

 

Pour réussir dans cette compétition, nous devons respecter cinq règles de base.

 

La première règle – que de nombreux pays ont oublié – est extrêmement simple, terriblement ennuyeuse et très banale. Et en même temps, elle est essentielle : il ne faut pas dépenser plus que ce qu'on gagne, et ne pas gaspiller l'argent que nous n'avons pas. Nous respectons cette règle depuis 2003, quand nous avons appris à nos dépens ce qu'il en coûtait de ne pas l'appliquer, et nous avons, depuis, réduit constamment les dépenses de l’État. Cette règle tient compte de deux facteurs : quand la croissance augmente, nous investissons plus. Quand la dette diminue, nous investissons plus. Mais il ne faut jamais dépenser l'argent qu'on n'a pas, comme dans une famille, comme dans une entreprise. Si l'on veut plus d'éducation, plus de sécurité, plus d'aide sociale, il faut dépenser moins ailleurs. L'argent n'est pas gratuit. Mais cela ne suffit pas, car il faut, en plus, de la croissance. Et pour obtenir de la croissance, il faut appliquer la règle numéro deux.

 

Règle numéro deux : dans les économies en croissance, il est possible de gagner de l'argent. Les investisseurs, les employés, les dirigeants, tout le monde prend des risques, fait des efforts et travaille pour gagner de l'argent. C'est pourquoi nous devons protéger le profit. Par conséquent, les impôts doivent être incitatifs. Notre objectif est donc, autant que possible, et chaque fois que cela sera possible, de réduire les impôts. Ce sujet est devenu un débat populiste, l'objet de toutes sortes de discussions, cependant, la règle dans une économique globale, c'est que les gens ou/et leurs capitaux peuvent aller s'installer n'importe où dans le monde. Donc une économie qui permet aux entreprises de faire plus de profits et de payer moins d'impôts attire plus d'investisseurs. Ainsi, en abaissant les impôts des sociétés de 36% en 2003 à 18% d'ici 2016, nous avons créé des conditions qui finalement nous font encaisser plus d'impôt, et qui nous permettent de financer tous nos besoins sociaux : les retraités, les survivants de l'holocauste, les handicapés, l'éducation et notre sécurité.

 

– Règle numéro trois. Baisser les taxes autant que possible ne suffit pas, et la troisième règle consiste, en plus de préserver une infrastructure financière qui donne envie d'investir et de travailler, à encourager l'innovation. La valeur ajoutée est le résultat de l'innovation, et l'innovation est le résultat, non seulement du talent de notre population, mais d'abord et surtout de notre capacité à cultiver ce talent au travers d'un système éducatif qui se renouvelle sans cesse, au lycée et à l'université. Je souhaite qu'on enseigne aux enfants que l'économie ne consiste pas à prendre aux uns pour donner aux autres, bien que ce soit ainsi qu'on en parle. L'économie veut dire que vous ne pouvez donner des fruits QUE si vous faites pousser des arbres. Et pour faire pousser un arbre, il vous faut de l'eau et de la lumière, et il faut que ça vaille le coup de le faire pousser. Ce qui nous amène à la règle numéro quatre.

 

La règle numéro quatre est qu'il faut avoir des infrastructures adaptées. Des infrastructures adaptées, cela inclut le développement des quantités d'eau potable par une accélération des usines de désalination : nous devons produire plus d'eau, et nous allons le faire. Puis nous allons développer nos réseaux autoroutiers. Ensuite, nous allons développer les voies ferrées. Nous allons construire un réseau qui pourra s'étendre jusqu'en Iraq, et que les palestiniens pourront utiliser pour développer leurs exportations et leurs réseaux vers les pays arabes et vers l'Europe. Nous pensons que cela peut ouvrir une porte vers la paix. Enfin, nous allons mettre en place un réseau internet à large bande.

 

La cinquième règle consiste à laisser les entreprises faire des affaires avec aussi peu d'intervention de l’État que possible. Par moment, notre bureaucratie est affreuse. La bureaucratie est intrusive, elle exagère. Nous devons faire en sorte que cet intermédiaire entre l'entreprise privée et le gouvernement soit réduit au minimum, et non pas accru au maximum. Trop de bureaucratie inhibe l'activité du secteur privé, leur rend la vie difficile, et finalement, nous rend aussi la vie difficile. En nous occupant du cas de notre bureaucratie, nous améliorerons notre économie, et nous atteindrons plus facilement nos objectifs sociaux.

 

« En conclusion, nous devons réduire les dépenses de l'état pour réduire les impôts. Nous devons investir dans le système éducatif et renforcer nos infrastructures. Et nous devons encourager l'initiative privée et réduire la bureaucratie. »

 

************

 

a) En Avril 2010, selon Bloomberg BusinessWeek (1) la banque d'Israël a relevé sa prévision de croissance pour l'année 2010 de 3.3% à 3.7%. Le 3 novembre dernier, le bureau des statistiques à annoncé que selon les neuf premiers mois de l'année, la croissance 2010 sera de 4% (2)

 

b) En 2010, le taux de chômage a baissé de 7% pour atteindre 6.7% (1) (ce chiffre, pour qu'il soit comparable aux taux européens devrait être diminué de près de deux points car il inclut des chômeurs volontaires, Juifs religieux qui étudient à temps plein et dont il n'existe pas d'équivalent en Europe)

 

c) Stanley Fischer, le gouverneur de la banque d'Israël, a été élu banquier international de l'année 2010 et meilleur banquier de banque centrale. Sa gestion rigoureuse du crédit et de l'inflation, la politique de réduction des coûts de l'administration, les baisses d'impôts, la libéralisation de l'économie et l'encouragement de la concurrence ont permis à Israël de traverser la crise économique de 2008/2009 avec une croissance de 0.5%, par opposition aux -3.5% des autres pays de l'OCDE (3).

 

d) selon le journal de gauche Haaretz, le niveau de revenus des classes sociales pauvres a augmenté de 18.8% entre 2004 et 2008, tandis que leur pouvoir d'achat a augmenté de 28%.(4) 

 

 

*http://www.mfa.gov.il/MFA/Government/Speeches+by+Israeli+leaders/2010/PM_Netanyahu_Globes_Business_Conference_13-Dec-2010
(1) http://www.israelnationalnews.com/News/news.aspx/137830

(2) http://israeltech.org.za/2010/11/03/israels-statistics-bureau-forecasts-4-growth-in-2010/

(3) http://www.globes.co.il/serveen/globes/docview.asp?did=1000526934&fid=1725

 

(4)

http://www.haaretz.com/print-edition/business/poverty-in-israel-decreased-by-as-much-as-29-think-tank-reports-1.319464

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