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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 8 janvier 2011

La liberté viendra du net ou ne viendra pas. C'est le constat que les gouvernements totalitaires sont contraints de faire, à l'heure de l'adoption de la loi Hadopi 2 en France, de la net neutrality d'Obama, et du coup de force entamé depuis quelques mois par l'islam pour prendre le contrôle de l'internet mondial, et fermer tous les sites qui dénoncent l'islam. Les tunisiens utilisent des méthodes moins sophistiquées que l'OCI, lequel agit à la source, auprès de l'ICANN (l'organisme de gestion des noms de domaine). Ci dessous le communiqué de Reporters Sans Frontières, et mes commentaires entre parenthèses.

« Reporters sans frontières dénonce les arrestations et disparitions de blogueurs et de militants connus pour leur engagement pour la liberté d’expression en ligne (note de JPG : en France, les blogueurs connus pour leur engagement pour la liberté d'expression sont censurés après avoir reçu le label « extrême droite »), survenues le 6 janvier 2011 dans différentes villes tunisiennes.

L’organisation a répertorié au moins cinq cas mais la liste pourrait être plus longue.

L’organisation demande aux autorités de les libérer dans les meilleurs délais. “Ces arrestations, destinées à intimider les internautes tunisiens et leurs soutiens internationaux, sont contreproductives et risquent d’attiser les tensions. Ce n’est pas en arrêtant quelques blogueurs que les images des manifestations disparaîtront de la Toile ou que les cyberattaques cesseront”, a constaté Reporters sans frontières. Durcir la répression n’est pas la solution à la crise que traverse la Tunisie aujourd’hui (JPG : crise de la montée de l'islam radical que traversent également les autres pays musulmans)

Le blogueur et militant Hamadi Kaloutcha (http://www.facebook.com/Kaloutcha.Hamadi) a été arrêté à son domicile aux alentours de 6 heures du matin par quatre ou cinq policiers en civil. On est toujours sans nouvelles de lui. (JPG : Hamadi Kaloutcha est membre du groupe : « Université Tunisienne du formatage des esprits ». Une université qui aurait du succès en France)

Le cyberdissident Sleh Edine Kchouk, militant de l’Union générale des étudiants de Tunisie (UGET), a quant à lui été interpellé par la police à Bizerte (60 km au nord-ouest de Tunis). Son ordinateur a également été confisqué.

Le rappeur tunisien El Général – de son vrai nom Hamada Ben Aoun – aurait également été arrêté à Sfax (270 km au sud-est de Tunis). Dans son morceau “Président, ton peuple est mort“, il interpelle le président Ben Ali sur la corruption et le chômage. Populaire auprès des jeunes Tunisiens, la vidéo a largement circulé sur la Toile (voir la vidéo).

En outre, on est sans nouvelles de Slim Amamou et Azyz Amamy, deux net-citoyens basés à Tunis. Slim Amamou avait déjà été brièvement détenu, le 21 mai 2010, à la veille d’une manifestation contre la censure du Web qu’il avait prévu d’organiser devant le ministère de l’Information à Tunis. D’après plusieurs militants des droits de l’homme qui souhaitent garder l’anonymat, il serait actuellement au ministère de l’Intérieur. Quant à Azyz Amamy, il aurait couvert les événements de Sidi Bouzid. Son blog est actuellement inaccessible (http://azyz404.blogspot.com/), et sa page Facebook serait désactivée. »

Ces arrestations se déroulent alors que les autorités tentent, en renforçant la censure sur le web, d’étouffer les mouvements de contestation sociale et politique qui agitent le pays et de maîtriser les cyber attaques dirigées contre des sites gouvernementaux. Les réseaux sociaux ont assuré une couverture sans précédent des événements, alors que les médias traditionnels, sous la coupe du régime pour la plupart d’entre eux, les ont passé sous silence. Voir le communiqué précédent. (JPG : si, dans un pays comme la Tunisie ou la presse est à peu près aussi muselée que celle de la France est politiquement correcte et partiale, le web représente un danger tel qu'il peut contribuer à agiter le pays, alors je vous parie mon billet qu'il doit y avoir quelques fonctionnaires bien placés que les doigts démangent de se débarrasser de sites comme Dreuz.info !)

Le régime durcit également la censure des articles en ligne des médias internationaux sur les troubles actuels. Par ailleurs, Isabelle Mandraud, journaliste du service international du quotidien Le Monde, spécialiste du Maghreb, s’est vue refuser l’entrée sur le territoire tunisien le 6 janvier 2011. Le quotidien est interdit de distribution en Tunisie depuis l’expulsion de son envoyée spéciale Florence Beaugé en octobre 2009.

Reporters sans frontières rappelle que le correspondant du site d’informations Albadil.org, Ammar Amroussia, arrêté le 29 décembre 2010, est incarcéré à la prison de Gafsa (400 km au sud de la capitale). Il est poursuivi en vertu des articles 42, 44 et 49 du code de la presse, des articles 121, 131, 132, 220 bis, 315 et 316 du code pénal et de l’article 26 de la loi n°4 du 24 janvier 1969 relative à l’« organisation de réunions publiques, convois, expositions, manifestations et rassemblements ». Ammar Amroussia dénonçait notamment la corruption dans le pays et appelait à combattre « la dictature ». Il assurait la couverture des évènements récents à Sidi Bouzid pour le quotidien Al-Badil, interdit dans le pays, et avait participé à de nombreuses manifestations de solidarité à Gafsa.

Le contexte n'est pas propice aux dissidents, et l'on peut se demander combien de temps les étudiants du site « Gaza Youth Breaks Out » (http://gazaybo.wordpress.com/) dont le slogan est « fuck hamas, fuck Israel, fuck fatah, fuck UN » resteront en vie. J'aurai l'occasion d'en reparler.

Jean-Patrick Grumberg

http://fr.rsf.org/tunisie-vague-d-arrestations-de-blogueurs-06-01-2011,39233.html

 

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