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Publié par Dreuz Info le 25 janvier 2011

Pour la première fois, un pays musulman, la Tunisie, s’est libèré démocratiquement et seul d’une dictature. Le président tunisien Ben Ali a dû en effet renoncer au pouvoir après un mois de "révolution du jasmin ». Les Tunisiens ont ainsi démontré qu’une société arabo-musulmane peut se libérer d’une tyrannie sans violence et grâce à ses seules forces vives intellectuelles, estudiantines, syndicales, etc. A l’heure d’internet, des tv satellites et de l’accès de la jeunesse à l’éducation et aux outils de la mondialisation, la révolution du jasmin a donné des idées aux oppositions démocratiques qui ont aussi manifesté en Algérie, en Jordanie, ou en Egypte, face à la pauvreté, à la dictature et à la corruption. Mais l’enjeu fondamental pour la survie du pays musulman le plus laïc est de savoir qui récupèrera la « révolution ». Et c’est cette préoccupation qui explique l’attitude non pas coupable mais prudente de Nicolas Sarkozy et du gouvernement les jours qui ont précédé l’exil définitif de Ben Ali.

Le chaos demeure une menace et il peut être parfois pire qu’une dictature éclairée, comme on l’a vu après l’intervention américaine en 2003 lorsque les pillards et les islamistes revanchards pillaient Bagdad et lorsque les terroristes anti-Saddam ont tenté de récupérer la mise. En Tunisie, certes, la situation est fort différente : l’armée tunisienne qui a gardé sa popularité et son autorité, reste vigilante. Elle est pour l’heure la seule capable de maintenir un ordre et les alliances internationales du pays en cas de chaos généralisé ou de prise de pouvoir des extrêmes. Car les communistes (rouges) aussi et surtout les islamistes (verts) du mouvement Ennahda demeurent dangereux. Jeannette Boughrab a eu totalement raison de déclarer qu’il fallait rester vigilants et ne pas sous-estimer les islamistes en Tunisie ou ailleurs. Car comme ils l’ont montré en Iran en 1979, puis en Turquie récemment, ils savent récupérer les révolutions qu’elles soient violentes ou douces. Comme en Turquie, les islamistes marocains, tunisiens, algériens ou égyptiens ou jordaniens « nouvelle donne », ou « version soft », savent instrumentaliser les mécontentements et les thèmes de la démocratie face aux dictatures militaires qui, hélas, sont souvent les seuls obstacles à l’ascension des fascistes verts au pouvoir…

Liban : le spectre d’un Gouvernement Hezbollah ? parce qu'il refuse de désavouer le Tribunal spécial pour le Liban qui attribue au Hezbollah (parti islamiste chiite pro-iranien et pro-syrien) l'assassinat de l'ex-premier-ministre libanais Rafic Hariri, le Gouvernement de Saad Hariri (son fils) vient de tomber après la démission des ministres du Hezbollah. Après une semaine de consultations internationales et d'entretiens à Paris, Ankara et Riyad, Saad Hariri a été chargé de gérer les affaires courantes par le Président Sleimane (chrétien maronite) qui entame lundi les consultations avec les groupes parlementaires pour reformer un gouvernement. La fin du statu quo entre le camp Hariri (et ses alliés, le druze Walid Joumblat et les chrétiens Amine Gemayel et Samir Geagea) puis le Hezbollah (et son allié chrétien Michel Aoun), laisse planer un retour du chaos. Le fond du problème est que les Chiites sont désormais la plus importante communauté du pays et réclament un rééquilibrage du pouvoir, toujours fondé sur le « Pacte de 1943 » qui attribuait la Présidence à un chrétien maronite et le poste de Premier ministre à un sunnite. Pour le Hezbollah, qui accuse le tribunal d'être "à la solde d'Israël et des Etats-Unis", et dont la milice surarmée par l'Iran fait peur à l'armée libanaise, l’occasion est rêvée pour exiger une plus grande part du gâteau du pouvoir….

Alexandre Del Valle

L'article original peut être consulté sur le blog d'Alexandre Del Valle

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