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Publié par Ftouh Souhail le 26 janvier 2011

Apres "Ben Ali  dégage"  de Tunisie, sans précaution de langage, des milliers d'Egyptiens sont descendus  ce mardi 25 janvier 2011 dans les rues pour dire "Moubarak dégage", exprimant  leur ras-le-bol d'un régime devenu pour eux synonyme de pauvreté et de répression.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu à l'initiative d'organisations militantes via des sites internet, se présentant comme les porte-voix de la jeunesse égyptienne. 

Plus de 100.000 personnes se sont déclarées, sur Facebook, prêtes à manifester en exigent le départ de Hosni Moubarak (1).

«Moubarak, l’Arabie n’est pas loin !» a crié hier  la foule, allusion à l’ancien président tunisien Zine el-Abdine Ben Ali, réfugié à Riyad.

Le régime a répliqué par une violente répression après le défilé de milliers de manifestants au Caire. Des manifestations ont également eu lieu à Assouan et Assiout, à Tanta et à Mansourah.

Deux manifestants ont été tués, mardi, lors de heurts avec la police à Suez, et un policier est mort des suites de blessures au Caire, selon un dernier bilan.

La police égyptienne a aussi tiré des gaz lacrymogènes contre des manifestants qui protestaient contre le gouvernement et  réclamaient plus de liberté.

Au cours de ce vaste rassemblement organisée au centre du Caire, pour réclamer la démission du président Hosni Moubarak, plusieurs mouvements militants pour la démocratie ont appelé la population à manifester  encore, ce mercredi, pour une "seconde journée de révolte contre la torture, la pauvreté, la corruption et le chômage". Cette initiative, qui s'adresse en particulier aux jeunes, a notamment reçu le soutien de l'opposant Mohamed ElBaradei, ancien responsable de l'AIEA. 

Ces appels à manifester ont été lancés par des mouvements d'opposition s'inspirant de la révolte tunisienne. 

Le gouvernement égyptien a adressé une mise en garde aux activistes tentés d'imiter le mouvement de contestation en Tunisie, leur rappelant qu'ils risquaient d'être arrêtés s'ils manifestent.

"Les forces de sécurité s'occuperont avec fermeté, et sans hésitation, de toute tentative d'infraction à la loi", a déclaré dans un communiqué le directeur de la sécurité gouvernementale au Caire, Ismaïl Chaa'er.

Cette premiére journée de contestations, qualifiée de "Jour de la colère" par certains groupes, a coïncidé avec un jour férié en l'honneur de la police égyptienne. Les groupes égyptiens d'opposition ont indiqué qu'ils n'avaient pas obtenu d'autorisation pour ces manifestations. 

La police était massivement déployée,  en milieu de journée, au Caire. Quelque 20.000 à 30.000 policiers ont été mobilisés dans le centre de la capitale égyptienne, et le quartier du ministère de l'Intérieur a été bouclé. Le ministre de l'Intérieur, Habib al-Adli, a déclaré au journal gouvernemental al-Ahram, que les organisateurs de ces manifestations étaient "inconscients" et a assuré que leurs appels n'auraient "pas d'impact".

Face à ces mouvements contre le pouvoir, Les Etats-Unis ont estimé que le gouvernement égyptien est "stable", formule lancée par la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

Moubarak est arrivé au pouvoir en Octobre 1981 suite à l'assassinat d'Anouar el-Sadate. Il est aussi président du Parti National Démocratique. Avec une longévité de près de 30 ans au pouvoir, il est considéré comme l'un des chefs d'État les plus puissants du Moyen-Orient.

Ftouh Souhail , Tunis

(1) Le rendez-vous a d'abord été lancé via Facebook où un petit groupe souhaitait rendre hommage à Khaled Saïd, jeune homme de 28 ans originaire d'Alexandrie, et torturé à mort par la police le six avril. L'accès à des réseaux sociaux, dont Twitter est bloqué en Egypte  rapporte l'AFP.

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