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Publié par Michel Garroté le 8 février 2011

Un obscur voile islamique recouvre notre 21esiècle

Introduction – 1- Le Pasteur Jones va juger le Coran. Nos médias vont donc dire qu’il est un « évangélique américain fondamentaliste ». 2- Deux églises incendiées en Indonésie. Tout le monde s’en tape. Le régime islamiste turc est lié au terrorisme. Le sujet est tabou. 3- Massimo Introvigne prend position sur les musulmans ‘modérés’ et ‘pas modérés’. 4- La chronique de Ulf Laessing, correspondant en Arabie saoudite de l’agence de presse britannique Reuters.

1- Je tombe aujourd’hui sur une information qui va faire grimper aux murs nos islamophiles de service. Le Pasteur Jones va juger le Coran, peut-on lire sur Nouvelles de France(extraits adaptés) : « Nous allons organiser le 20 mars prochain le ‘Jour de jugement du Coran’ (site). Cela s’effectuera de la même manière qu’un procès organisé aux Etats-Unis. Nous allons poursuivre le Coran qui est accusé d’inciter au meurtre, au viol, aux activités terroristes ainsi que d’être responsable de la mort de millions de personnes. Il y aura un juge, nous ne savons pas encore qui, il y aura également un jury composé de personnes ayant un bagage chrétien mais d’autres ayant également un passé musulman ».

Le Pasteur Jones : « Nous avons également un procureur, Monsieur Abaza, converti de l'islam au christianisme à un jeune âge et qui a été torturé (brûlé, battu et électrocuté) par son père et son frère à cause de sa conversion et emprisonné parce qu'il avait refusé de dénoncer sa foi chrétienne. Le Coran aura-t-il quelqu’un qui assurera sa défense ? Oui, il y aura un avocat de la défense. Nous essayerons tant que possible d’agir selon les formes régulières des tribunaux américains. Nous avons lancé un défi à la communauté musulmane, ils peuvent nous envoyer leur meilleur expert qui pourra assumer cette charge. Beaucoup de gens aux Etats-Unis disent que le Coran est un livre de paix, nous ne le pensons pas, nous pensons au contraire qu’il conduit à la violence ».

2- Un groupe de musulmans en Indonésie (pays mahométan le plus peuplé de la planète avec 200 millions de musulmans) a incendié deux églises et pillé une troisième lors d'affrontements avec la police, en réclamant la peine de mort pour un chrétien condamné pour blasphème de l'Islam. Ce n’est qu’un fait divers comme il s’en produit tous les jours en terre d’islam. Et puis, de toute manière, le seul problème, c’est le Pasteur Jones. L'IHH turque, habituée à soutenir des groupes terroristes, entretient des liens étroits avec le gouvernement de l'AKP de Turquie. Le régime turc lui a ainsi fourni un soutien gouvernemental, y compris logistique et politique, pour la flottille du Mavi Marmara, vous savez, la satanée flottille pseudo-humanitaire pour Gaza, alias Hamastan (http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/fr_n/pdf/ipc_f161.pdf).

3- Béatrice Bohly, sur Benoît-et-moi a traduit un article de l’excellent Massimo Introvigne, article concernant les musulmans ‘modérés’ et ‘pas modérés’ (extraits adaptés) : « A proprement parler, il n'y pas de musulmans modérés. Parcourant en long et en large des pays à majorité musulmane, du Maroc à la Malaisie, je n'en ai jamais rencontré un. À l'inverse, en Italie, j'ai eu beaucoup de difficultés à rencontrer un musulman qui n'ait pas la prétention d'être ‘modéré’, au point que, quand j'en rencontre un qui nie ouvertement l'être, j'en arrive à le prendre en sympathie. Les musulmans vivant en Italie ont compris que pour vivre en paix chez nous et se faire inviter à des talk-shows à la télévision, ils doivent se présenter comme modérés. Par exemple, un membre des Frères musulmans se présentera comme ‘modéré’ à la télévision en Italie, mais n'utiliserait jamais ce mot en Egypte ou en Jordanie ».

Massimo Introvigne : « La faute n'en revient pas seulement aux musulmans. Une grande partie de la presse divise les partisans de l'islam en deux catégories : ‘terroristes’ et ‘modérés’. Non sans une certaine logique, de nombreux musulmans en concluent que s'ils ne s'auto-définissent pas ‘modérés’, ils seront étiquetés comme ‘terroristes’, avec toutes les conséquences que cela implique. Ainsi, si on décode son discours, un membre des Frères musulmans peut simplement tenter de tromper l'interlocuteur italien en se présentant comme ‘modéré’. Mais si cela signifie ne pas être un terroriste et n'avoir aucune sympathie pour Ben Laden – même s'il en a pour le Hamas – ce n'est pas, à proprement parler, un mensonge. Le phénomène potentiellement le plus trompeur est la présentation comme ‘musulmans modérés’ d'intellectuels qui sont modérés, mais ne sont pas musulmans ».

Massimo Introvigne : « Certains de ces intellectuels pourront être de très intelligents observateurs de la réalité musulmane, nationale et internationale, de bons journalistes, des consultants précieux : mais ce ne sont pas des ‘musulmans modérés’ parce qu'ils n'atteignent pas le niveau d'orthodoxie et l'orthopraxie minimum pour les définir comme ‘musulmans’. Ainsi – même si l'Islam n'a pas de pape pour le certifier, mais pas non plus pour certifier le contraire – ne sont pas musulmans ceux qui ne croient pas dans le caractère divin du Coran et ne pratiquent pas les droits fondamentaux de la foi, qui, dans une religion sans hiérarchie et sans une théologie partagée sont plus réglementés que dans le catholicisme : alors qu'il y a des ‘catholiques non-pratiquants’, il est difficile de concevoir des ‘musulmans non-pratiquants’ dans le sens où ils ne prient ni ne pratiquent le jeûne ».

4- Ulf Laessing, correspondant en Arabie saoudite pour l’agence de presse britannique Reuters, écrit (extraits adaptés) : « Si l'Arabie saoudite craint une possible contagion des soulèvements populaires en Tunisie et en Egypte, elle redoute plus encore que l'effacement du président Hosni Moubarak lui fasse perdre un allié clé dans ses efforts pour contenir l'influence croissante de l'Iran au Moyen-Orient. Disposant de caisses débordant de devises, le premier exportateur mondial d'or noir est en mesure de distribuer à l'envi ses pétrodollars pour apaiser d'éventuelles tensions sociales et désamorcer ainsi toute révolte sociale. Mais la monarchie wahhabite assiste avec inquiétude à ce qui apparaît comme un "lâchage" dans les formes par les Etats-Unis du chef de l'Etat égyptien qui, tout comme les souverains qui se sont succédé sur le trône, a été depuis trois décennies leur allié fidèle dans la région ».

Ulf Laessing : « "Les Saoudiens sont préoccupés par ce qu'ils considèrent comme la faute diplomatique des Etats-Unis consistant à paraître lâcher trop facilement Moubarak", comme ils l'avaient fait, il y a plus de 30 ans, avec le Shah d'Iran, note Simon Henderson, observateur des affaires saoudiennes basé à Washington. Ryad, qui partage la crainte de Washington de voir Téhéran se doter de l'arme atomique, a dû se résigner à être privé d'un allié de poids contre l'influence croissante de l'Iran chiite dans la région, maintenant que Moubarak a accepté sous la pression de la rue de ne pas briguer un nouveau mandat. "Coupez la tête du serpent", avait déclaré au général David Petraeus, chef des forces américaines dans la région, le roi Abdallah d'Arabie saoudite au sujet de l'Iran, selon Adel al Djoubeïr, ambassadeur d'Arabie à Washington. La monarchie wahhabite, gardienne des lieux saints musulmans de La Mecque et Médine, se présente comme le bastion du sunnisme face à l'influence croissante de la branche religieuse rivale chiite ».

Ulf Laessing : « Elle craint que l'effacement imminent ou dans les huit mois qui viennent de Hosni Moubarak ne conduise à une période d'incertitude et d'instabilité durable en Egypte, qui lui ferait supporter l'essentiel des efforts de résistance à l'influence iranienne, souligne le politologue saoudien Tourad al Amri. Ryad s'inquiète de voir maintenant des pays comme la Turquie et l'émirat du Qatar, qui entretiennent de bonnes relations avec Téhéran et sont en quête d'un plus grand rôle régional, combler le vide diplomatique laissé par le pays arabe le plus peuplé (ndmg – l’Egypte, 80 millions d’habitants, musulmans à une écrasante majorité), explique un diplomate en poste dans le Golfe. Ryad devra alors rechercher d'autres alliés pour remplacer l'Egypte au sein de l'axe anti-iranien qu'elle anime. Ne pouvant compter sur la Syrie et le nouvel Irak, qui entretiennent des liens solides avec l'Iran, elle pourrait jeter son dévolu sur la Jordanie ».

Ulf Laessing : « Selon l'analyste américain Barak Barfi, l'Arabie pourrait décider d'accroître son aide au royaume hachémite, autre bastion du sunnisme, lui aussi en proie à des manifestations de rue, où les islamistes jouent un rôle moteur. Les bouleversements actuels dans le monde arabe surviennent à un moment délicat pour la monarchie saoudienne. Âgé de 87 ans, le roi Abdallah est souffrant et a encore subi en décembre un traitement médical. Le prince héritier Sultan, presque aussi âgé, est également en mauvaise santé. Leur frère le prince Nayef, ministre de l'Intérieur, est un possible successeur. Le roi a mis sur pied un conseil royal pour régler les problèmes de succession. Si on ignore comment celle-ci se déroulera, il est certain que le trône va échoir in fine à une nouvelle génération princière ».

Ulf Laessing : « Abdallah a été l'un des rares dirigeants arabes à exprimer ouvertement son soutien à Moubarak. Ce soutien "instinctif" traduit à quel point la diplomatie saoudienne est dépendante de relations personnelles éprouvées par le temps. Les princes Sultan, Nayed et Saoud al Fayçal, chef de la diplomatie, ont eu, eux aussi, affaire de longue date à Moubarak. Pour ces tenants de l'ordre établi arabe, les appels des Etats-Unis à un "changement immédiat" en Egypte, sonnent comme un avertissement. "Si les Etats-Unis poussent au changement en Egypte, la famille royale saoudienne sentira très bientôt la pression sur elle", prédit Asma Alcharif, professeur de science politique à l'université américaine de Beyrouth ».

Conclusion – Primo, il faut cesser d’appréhender, d’une part, l’islam en terre d’islam ; et d’autre part, l’islam en Occident. Car il s’agit, dans les deux cas, du même islam et du même coran. Le discours islamophile ne changera rien à cette réalité. Secundo, en Occident, l’islam doit respecter l’ordre constitutionnel et laïc. Les zones de non-droit sont à remettre au pas, par la force légale et par le droit. Tertio, l’alliance de l’Occident avec tel ou tel pays musulman, cette alliance doit être considérée comme une alliance tactique à court terme, même si elle est renouvelable pendant un certain laps de temps.

Quarto, l’Occident doit admettre, une bonne fois pour toutes, que l’islam est imprévisible ; et que par conséquent, la stratégie globale à moyen et long terme de l’Occident, face à l’islam, reste, essentiellement, un ensemble de tactiques à court terme, modifiables à tout instant. Quinto, l’Occident a tout intérêt à maintenir un équilibre des forces entre islam sunnite et islam chiite. Et si les deux branches de l’islam, la branche sunnite et la branche chiite sont en guerre, l’Occident doit apprendre à en tirer profit.

Car le temps que ces deux branches consacrent à se combattre signifie un temps de répit pour l’Occident. Cette stratégie en cinq points ne poserait aucun problème à l’Occident, s’il s’agissait de l’appliquer à une forme contemporaine de fascisme ou de national-socialisme. Il n’y a donc aucune raison de ne pas appliquer cette stratégie au monde musulman, aussi longtemps que celui-ci restera un obscur voile islamique qui recouvre notre 21e siècle.

Michel Garroté

 

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