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Publié par Guy Millière le 5 mars 2011

Débattre avec des interlocuteurs divers sur le plateau de "Ce soir ou jamais" voici quelques jours, m’a permis de toucher du doigt à quel point régnait un aveuglement sur les dangers inhérents à l’islamisation de la France et de l’Europe. Malika Sorel a fort bien parlé, et c’est une femme pour qui j’ai beaucoup d’estime. J’ai choisi de ne pas l’interrompre. J’ai choisi aussi de ne pas interrompre Rokhaia Diallo, par courtoisie et pour entendre sa réponse. J’avais d’ores et déjà dit l’essentiel de ce que j’entendais dire.

Le discours de Rokhaia Diallo est l’illustration du politiquement correct et de l’aveuglement volontaire.

Ceux qui étaient à ses côtés abondaient en son sens. Mais il ne faut surtout pas croire que c’est une façade chez ces gens. Ils sont gentils. Je ne peux dire le contraire. Ils sont sincères, je l’ai constaté en poursuivant le dialogue avec eux. Et c’est peut-être là le plus terrible.  

Ils ne se rendent sincèrement pas compte de ce qui se passe en France et en Europe.

Ils ne voient pas ce que mon ami Gilles-William Goldnadel souligne dans son excellent dernier livre, « Réflexions sur la question blanche », et ce que souligne aussi, dans un petit ouvrage salubre, un jeune Français d’origine turque, Tarik Yildiz : « Le racisme anti-blanc ».

Ils ne voient pas le sort fait aux jeunes filles dans de nombreuses cités, et que combat depuis des années l’association Ni putes ni soumises. Ils ne voient pas qu’existe une offensive de l’islam radical. Ils ne discernent pas les multiples empiètements sur les principes fondamentaux du droit qui peu à peu se disséminent. Ils ne voient pas que le militantisme islamique s’immisce dans une multitude de domaines. Ils ne discernent pas ce qui va survenir dans les mois et les années à venir. Ils ne comprennent pas que ce qui se passe présentement dans le monde arabe est chargé de tous les signes de l’islam radical, de l’antisémitisme, de la haine de la civilisation occidentale. Ils ne voient pas les programmes d’al Djazeera en arabe. Cela leur permet sans doute de vivre de manière plus décontractée et de bénéficier d’un confort moral et intellectuel.

Ils ne savent plus vraiment ce que c’est que la liberté, puisqu’ils vivent dans des sociétés relativement libres et que l’érosion de la liberté se fait graduellement, selon ce que j’appelais dans un de mes livres (« Un goût de cendres ») la stratégie du homard (Michel Gurfinkiel a, lui, titré un de ses livres « La Cuisson du Homard ») : pour cuire un homard sans qu’il se sauve de la casserole, il faut le mettre dans l’eau froide et laisser monter la température. Le homard s’endort dans l’eau tiède, et il meurt complètement cuit dans son sommeil.  

La liberté ce n’est pas la révolte, la destruction, la rage, c’est la liberté de choisir et donc la liberté de conscience.  

Ils ne savent pas, ces gens, mes interlocuteurs, que l’islam pris au sens strict (et, de plus en plus s’installe l’islam pris au sens strict) est aux antipodes de toute liberté de conscience. Ils ne savent pas que l’islam pris au sens strict ne reconnaît pas l’égalité en droit des êtres humains. Ils ne savent pas cette dimension de prosélytisme inlassable inhérent à l’islam (que j’analysais déjà dans « Qui a peur de l'islam ! »)  

Ils ne comprennent pas que dans le port du voile, et, surtout, d’un certain type de voile, qui ne s’est jamais rencontré dans les sociétés d’Afrique du Nord et qui vient de l’Iran, il y a du militantisme et un message adressé aux autres femmes, les impudiques, les irrespectueuses, qu’on peut traiter comme la journaliste de CBS Lara Logan l’a été, un soir de fête, place Tahrir, sous les yeux de centaines de personnes qui la regardaient se faire frapper, violer, et qui disaient « juive, sale juive ». Non pas parce qu’elle était juive, mais parce que dans leur antisémitisme, ils considèrent que ce qu’il y a de plus bas sur terre, ce sont les Juifs.  

Ils ne savent pas, ces gens, que l’antisémitisme musulman est une réalité omniprésente en France et en Europe aujourd’hui, et que c’est pour faire la cour à cet antisémitisme là qu’Israël est diabolisé, délégitimé, traîné dans la boue, traité comme une écharde à retirer du dar el islam. 

Ils ne comprennent pas l’existence d’un ressentiment inhérent au discours islamique.

La civilisation musulmane est censée être la plus parfaite qu’il y ait eu sur terre, et le monde musulman est en situation d’arriération générale : cela ne peut venir de l’islam car l’islam est parfait. Cela vient donc des autres, des Juifs, des Américains, des Occidentaux.

Les Européens sont coupables aux yeux du discours islamique : coupables d’avoir colonisé (la création de l’empire musulman n’était, par contre, bien sûr, pas une colonisation, mais la propagation de la lumière islamique par le grand et le petit djihad), coupables des Croisades, coupables de laisser les femmes être impudiques, coupables d’être plus riches et plus créatifs.

Ces gens, mes interlocuteurs, n’ont jamais lu Sayyid Qutb qui, après avoir fait ses études aux Etats-Unis, est rentré en Egypte non pas riche de science, mais porteur d’un sentiment d’humiliation : s’ils avaient lu Sayyid Qutb, l’un des penseurs essentiels des Frères musulmans, ils comprendraient pourquoi ce sont des ingénieurs, des scientifiques, des médecins qui sont les recrues d’al Qaida, ou l’armature de la fraternité des Frères musulmans.  

Ils ne comprennent pas que l’islam en soi est autre chose qu’une religion : un droit, sous la forme de la sharia, une vision politique du monde, une vision économique aussi. Une éthique qui n’a rien à voir avec l’éthique juive et chrétienne. Ils ne comprennent pas que l’idée que des hommes se gouvernent eux-mêmes et votent des lois est inconcevable dans le cadre du discours islamique, et inadmissible. Ils ne comprennent pas que lorsque des militants de l’islam disent « nous sommes Français », ou « nous sommes Européens », cela signifie qu’ils entendent que la sharia soit une pratique française et européenne, et que les non musulmans soient des dhimmis.  

Ils pensent sans doute que c’est un hasard si le monde musulman est gouverné par des rois ou des dictateurs. Il y avait un calife, jusqu’à l’abolition du califat par Atatürk le 3 mars 1924. Et jusque-là, c’est le calife qui régissait l’empire. Nombre de musulmans sunnites ont la nostalgie du califat, d’autres musulmans, les adeptes du chiisme duodécimain (dont Ahmadinejad et Nasrrallah) attendent l’apocalypse et le retour de l’imam caché dans des flots de sang.  

Les rois ne sont légitimes que rattachés à la descendance du Prophète, et que soumis à Allah et à la sharia. Les dictateurs sont issus du seul courant « moderniste » qui ait pris racine dans le monde musulman, le nationalisme arabe, qui a, en fait, des parentés profondes avec le national-socialisme et avec le fascisme, pour des raisons qu’en son temps Michel Aflaq avait exposées (j’en traite dans le livre que j’ai tiré de mes entretiens avec Fereydoun Hoveyda, « Mille et une vies ») : le national-socialisme et le fascisme sont des collectivismes (l’idée d’individu et de liberté individuelle n’existent pas dans la doctrine islamique), et ce sont des doctrines compatibles avec l’idée de djihad. Les dictateurs du monde arabe n’ont jamais renoncé à la sharia : ils ont développé des formes de national-socialisme islamique intégrant la sharia. Seul Ataturk avait renoncé explicitement à la sharia, et on voit ce que la Turquie devient en ce moment, sous l’égide de l’AKP, avec la bénédiction d’Obama (qui, bien sûr, n’est pas musulman, mais parle du Coran comme un musulman).  

Ils croient, ces gens, que la révolution est en marche dans le monde arabe et musulman.  

Il y a des illusions qui tuent. Les illusions de ce genre abondent en France et en Europe aujourd’hui.

Guy Millière

PS : J’a mis en photo une illustration de moutons égorgés par centaines. Ces égorgements barbares se font devant des enfants dès le plus jeune âge, chaque année. J’aurais pu mettre des photos d’égorgements d’humains effectués en terre d’islam : la technique utilisée est exactement la même.

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