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Publié par Ivan Rioufol le 16 mars 2011

La démocratie n'aime pas la guerre. Mais il faut parfois faire la guerre pour défendre la démocratie.

Le "soft power", ce concept angélique qui avait été opposé à Georges W. Bush dans sa stratégie irakienne et qui assure que l'exemplarité est plus efficace que la force, est en train de démontrer son inefficacité, au profit du dictateur libyen Muammar Kadhafi.

Le tyran illuminé est en passe de reconquérir militairement son pouvoir, en jouant sur l'apathie et la couardise de l'Occident. Le Printemps arabe peut avoir toutes les raisons de mépriser ce monde libre, incapable de prêter main forte à ceux qui veulent abattre les despotes. En Libye, la place de l'Europe devait être près des insurgés, qui avaient ressortis les drapeaux de l'ancienne monarchie déchue (rouge, noir, vert, frappé  de l'étoile et du croissant) en guise d'appel à la liberté. Si Kadhafi sort vainqueur, comme cela semble probable à la veille de l'offensive contre Benghazi, fief de la révolution, c'est l'espoir de la rue arabe qui aura perdu une bataille.
 
"Il est souvent arrivé dans notre histoire contemporaine que la faiblesse des démocraties laisse le champ libre aux dictatures. Il n'est pas encore trop tard pour faire mentir cette règle", assure ce mercredi sur son blog le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Il révèle que "plusieurs pays arabes" seraient prêts à "une participation effective"  à une opération militaire en Libye. "Seule la menace de l'emploi de la force peut arrêter Kadhafi", reconnaît Juppé, qui pour une fois s'émancipe des récitations du politiquement correct, en l'occurrence sur les recherches d'apaisement et de consensus, excuses des capitulards.

Il faut reconnaître à Nicolas Sarkozy d'avoir sauvé l'honneur en étant le premier chef d'Etat à reconnaître le Conseil national de transition, installé à Benghazi. Mais une victoire de Kadhafi serait une humiliation pour toute l'Europe.

Puisqu'il ne faut rien attendre de l'Union européenne, ni de l'Onu ni de Barack Obama qui a honteusement déserté dans la défense des libertés démocratiques réclamées par des musulmans, pourquoi la France et la Grande-Bretagne qui l'accompagne, ne prendraient-elles pas l'initiative de bombarder certains points stratégiques afin de briser l'élan du dictateur, et d'aider concrètement la résistance ?

L'unilatéralisme, cette autre attitude "bushiste" interdite par les "anti-guerre", a au moins l'avantage de permettre de passer à l'acte. Or le temps presse. D'ici à quelques jours, ce sont des milliers de libyens vaincus qui risquent de devoir fuir une dictature victorieuse et vengeresse. L'Europe, qui les aura lâchés, sera-t-elle prête à accueillir ces réfugiés?

Ivan Rioufol

L'article original peut être consulté sur le blog d'Ivan Rioufol

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