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Publié par Ftouh Souhail le 18 mars 2011

Plusieurs milliers de femmes turques ont manifesté, la semaine dernière, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, pour dénoncer les "crimes d'honneur" et la violence dont elles font l'objet en Turquie, pays musulman qui souhaite rejoindre l'Union européenne. 

A Ankara, elles étaient environ deux mille à défiler dans le centre-ville, aux cris de: "Stop aux meurtres de femmes !" ou "Ne transformez pas nos robes de mariées en linceul !". 

A Istanbul, plusieurs centaines de femmes ont défilé sur la place centrale de Taksim, avec les mêmes revendications. D'autres manifestations ont été organisées à travers le pays. 

La polygamie, bien qu'illégale, existe aussi en Turquie. Selon un rapport publié récemment, 187.000 femmes turques partagent leur mari avec une deuxième épouse, par le biais d'un mariage religieux.

En Turquie, considérée comme relativement progressiste et ouverte, par les occidentaux, les femmes sont victimes de comportement aberrants, en toute impunité. Dans ce pays, on estime qu’il existe cent milles  “fillettes fiancées”. Ces femmes n´intéressent pas Erdogan, trop occupé à condamner Israël, la seule démocratie moyen orientale. Même chose pour les nombreuses organisations non gouvernementales, " amies " des droits de l´homme et de la femme, qui, dans les capitales d´Europe, sont trop occupées par le sort des palestiniens.

La vie de ces jeunes femmes opprimées vaut bien peu, dans la balance des intérêts politiques et stratégiques des pays libres. Pourtant, la Turquie est la championne du crime d’honneur. Et certains veulent la faire rentrer en Europe !

Ils n’ont  pas entendu parler de l´histoire de Medine Memi, jeune fille  turque de dix sept ans, assassinée par sa propre famille, dans des conditions horribles. La jeune fille de seize ans a été enterrée vivante par ses proches, pour laver l'honneur de la famille qui la soupçonnait de fréquenter des hommes.

Medine Memi a été retrouvée en position assise dans une fosse de deux mètres de profondeur, et les analyses ont révélé l'existence de terre dans ses poumons et son estomac, ce qui signifie qu'elle a été enterrée vivante. Son corps a été retrouvé dans le jardin de la maison familiale, en décembre  2010, après que la victime ait été portée disparue depuis plusieurs mois.

Le gouvernement turc fait preuve d’un grand laxisme pour lutter contre les crimes d’honneurs, surtout dans  les zones kurdes où ils sont le plus souvent commis.

J’ajouterais que si l’on veut faire le compte des femmes kurdes qui manquent à l’appel, là c’est une autre histoire. A l’image des mères de la place de Mai en Argentine, des familles se réunissent chaque année, à İstambul et à Diyarbakir, à l'occasion de la Journée internationale des femmes, pour demander la fin de l’impunité, et la vérité sur les disparitions. Des familles et des militantes turques sont toujours à la recherche d'informations, et elles espèrent voir un jour les responsables condamnés. A Silopi, à la frontière irakienne, des recherches ont même débuté dans des puits appartenant à une entreprise publique, dans lesquels des corps imbibés d’acide auraient été jetés.

Ftouh Souhail

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