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Publié par Michel Garroté le 18 mars 2011

 

Un million de manifestants encerclent l’Elysée

Michel Garroté à Tel Aviv

Un matin, peut-être dans un mois, peut-être dans dix mois, un matin, écrivais-je, en consultant les infos du net, je tomberai sur la news que voici : « Un million de manifestants encerclent pacifiquement l’Elysée. Equipés de tentes, de sacs de couchage, de boisson et de nourriture, ils vont camper tout autour de l’Elysée, jusqu’à ce leur revendication soit entendue. Les organisateurs de ce sit-in pacifique expliquent le sens qu’il faut donner à leur slogan, visible sur les pancartes brandies par un million de Françaises et de Français : « Rendez nous notre argent ! ».

Explication des organisateurs : « Depuis plusieurs décennies, des dépenses inutiles et excessives sont perpétrées par l’appareil de l’Etat avec l’argent que les Françaises et les Français sont obligés de payer, via les taxes et les impôts, à ce même appareil de l’Etat. Nous voulons que l’Etat nous rende notre argent. Nous sommes un million de manifestants à bloquer pacifiquement toutes les entrées de l’Elysée. Nous ne repartirons que lorsque nous aurons été remboursés ».

Voilà ce que je vais découvrir, peut-être dans un mois, peut-être dans dix mois, un matin, en consultant les infos du net.

De son côté, Jean Philippe Delsol (cf. source en bas de page) écrit sur Contrepoints (extraits) : « Nul ne sait encore qui tirera les marrons du feu allumé en Afrique du Nord et au Moyen Orient par un vendeur ambulant tunisien molesté. Le risque est certes que sortis de la Charybde despotique, ces peuples tombent sous le joug d’une Scylla islamique plus tyrannique encore. Mais pour le moment, ce que réclament les manifestants, c’est la liberté et ils demandent unanimement aux gouvernants de leur rendre l’argent qu’ils leur ont volé pendant des décennies de pouvoir absolu et de corruption généralisée ».

Jean Philippe Delsol : « Les Islandais le réclament aussi. Les partisans des Tea Parties ne comprennent pas que l’argent des contribuables ait servi à renflouer indument et jusqu’à plus de 200 milliards de dollars, les caisses percées de Fanny Mae et Freddy Mac. Les Irlandais ont mis dehors le Premier Ministre travailliste du Fianna Fail qui avait augmenté inconsidérément les dépenses publiques au cours des dernières années et qui voulait augmenter les impôts comme remède à la crise ».

Jean Philippe Delsol : « En France, la Cour des Comptes dénonce encore cette année des dépenses inutiles ou excessives. L’association Contribuables Associés a publié un livre noir des gaspillages publics. Dans tous les cas, il s’agit d’une forme de corruption. Elle est évidente avec les lingots et les liasses de billets entassés des potentats orientaux. Elle est insidieuse et sous jacente dans les systèmes démocratiques occidentaux où les petits avantages entre amis dont bénéficient les élus ou les agents de la fonction publique, nationale ou territoriale, sont souvent le fait de copinages construits autour d’appartenances à des réseaux plus ou moins occultes, à des corps d’Etat solidaires pour édifier leurs citadelles ou encore aux multiples lobbies qui vendent leurs voix contre crédits d’impôt, taux préférentiels et passe-droits divers et variés ».

Jean Philippe Delsol : « Dans tous les cas, c’est l’argent du contribuable qui paie. L’argent que les contribuables sont obligés de payer pour des services inutiles leur manque pour créer de la richesse et des emplois, et les contraintes sans fin des règles souvent ubuesques que des élus irresponsables et issus ou nourris depuis toujours majoritairement par l’argent public imposent aux relations sociales et économiques entravent les entreprises et plus généralement la liberté des citoyens. En France aussi, les peuples pourraient un jour se révolter en scandant à l’égard du gouvernement ‘rendez nous notre argent’ » (Fin des extraits de l’analyse de Jean Philippe Delsol parue sur Contrepoints).

Pour ce qui me concerne, je note que l’Elysée prend part – actuellement – aux « printemps arabes » en Libye, en Tunisie, en Egypte et à Bahreïn. L’Elysée prend notamment une part active – hyperactive même – au « printemps libyen », avec le risque de voir Kadhafi reprendre le pouvoir, génocider le « printemps libyen » et ne plus jamais livrer du gaz et du pétrole à la France.

Mais, peut-être, dans un mois, peut-être, dans dix mois, ce seront un million de manifestants, qui prendront part, au « Printemps de l’Elysée ». « Printemps de l’Elysée » auquel ne prendra pas part le locataire de L’Elysée, puisque le but du « Printemps de l’Elysée » sera que le locataire rembourse les Français et parte de l’Elysée.

Il ne faudra pas, alors, confondre « partir » avec « prendre part ». Sous peine d’être pris à parti. Et sous peine d’être prié de partir, de « dégager », de « se casser », comme un « pauvre con », puisque tels sont les mots actuellement à la mode, tant à l’Elysée que sur les places publiques, investies par des « printemps arabes ». Ce sera donc un matin, peut-être, dans un mois, peut-être, dans dix mois…

Correspondance de Michel Garroté à Tel Aviv

Source :

http://www.contrepoints.org/2011/03/17/17315-rendez-nous-notre-argent

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