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Publié par Guy Millière le 19 mars 2011

Gilles-William Goldnadel n’a plus besoin d’être présenté. C’est un avocat brillant, un homme courageux, un infatigable défenseur d’Israël. C’est aussi un homme de pensée et de réflexion. Il a, au fil des ans, développé des analyses brillantes et remarquables sur l’antisémitisme, l’« antisionisme » et l’évolution des sociétés européennes.

Il a publié  voici quelques semaines le plus personnel, et le plus politiquement incorrect de ses livres. Le titre, « Réflexions sur la question blanche (1) », est déjà très évocateur, et renvoie très volontairement à un autre titre où il s’agit de la question juive. Le sous-titre rend le propos extrêmement clair : « Du racisme blanc au racisme anti-blanc ». 

Nous sommes passés du racisme émanant des blancs, qui n’a pas disparu, mais se trouve largement marginalisé, à un racisme anti-blanc qui, lui, ne cesse de se répandre et menace la civilisation occidentale elle-même. 

« Pour des raisons historiques et psychologiques particulières, l’homme occidental est devenu un blanc détestable », écrit-il. 

Quelles sont ces raisons ? La détestation de l’état-nation et de tous ceux qui portent un uniforme, née après la Seconde guerre mondiale et, aussi, la captation de la pensée par la gauche et l’extrême gauche, qui condamne tout contrevenant à « être immédiatement présenté comme extrêmement de droite par des médias sous influence ». 

La détestation est instillée, jour après jour, depuis des années, la captation fonctionne à plein régime. 

L’histoire se trouve relue sous un prisme déformant consistant à imputer tous les crimes du monde à l’Occidental blanc, tout en occultant les crimes commis par des non Occidentaux. Il en va ainsi pour l’esclavage (il est tabou désormais de rappeler que celui-ci a été pratiqué en Afrique subsaharienne et dans le monde musulman longtemps avant la traite négrière, longtemps après l’abolition de celle-ci (note de JPG : et encore maintenant), pour le nazisme et la collaboration à celui-ci (il est difficile aujourd’hui de rappeler que le monde arabe a « manifesté pour les puissances de l’Axe un enthousiasme général et constant »). Il en est ainsi pour l’antisémitisme aussi, dont on tend à oublier qu’il a existé et existe toujours, de manière effroyablement virulente, dans le monde musulman tout entier. 

Goldnadel explique, ici, la détestation virulente subie par Israël, née après la guerre des Six Jours en 1967 : le Juif est passé du statut de persécuté à celui d’homme capable de se battre, et il est devenu la quintessence du blanc honni. C’est d’ailleurs à ce moment-là, poursuit Goldnadel, que s’est opérée la découverte de la shoah qui, jusque-là, n’intéressait personne. Il n’a pas fallu longtemps pour qu’ensuite, les Juifs se trouvent accusés de commettre des atrocités semblables à celles qu’ils ont subies dans le passé. 

Le Juif israélien est devenu l’Occidental blanc détestable, et le Palestinien s’est trouvé dépeint comme le Juif victime de la shoah. 

La détestation de l’Occidental blanc est, note Goldnadel, « d’autant plus puissante qu’elle est ignorée », enfouie profondément désormais dans « l’inconscient collectif occidental ». 

Dans l’ère contemporaine, seuls les crimes commis par des blancs intéressent vraiment les grandes consciences occidentales : les massacres commis au Darfour n’intéressent pas dans la mesure où ce sont des massacres commis par des Arabes ou des noirs musulmans, contre des noirs. Les massacres de chrétiens dans le monde musulman n’intéressent pas non plus. Le discours de haine de l’islam radical est délibérément ignoré : « l’Occidental qui ne s’aime plus a perdu le droit de haïr la haine d’un ennemi qu’il n’a même plus le droit d’avoir, pas même de nommer ». 

En concluant, Goldnadel pose la question : l’inféodation à la molle dictature du conformisme de l’époque n’est-elle pas la définition de tous les pré-fascismes ? Il existe effectivement une dictature qui ne dit pas son nom, et un conformisme suicidaire. Des livres comme celui-ci constituent un puissant antidote pour y résister.

     Guy Millière

(Article paru sur le site les4verites.com)

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