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Publié par Guy Millière le 3 avril 2011

Je n’ai rien écrit sur les élections cantonales en France. Je n’avais rien à écrire sur le sujet. J’ai déjà dit maintes fois que les débats politiques tels qu’ils se mènent en France ne m’intéressent plus. Lorsque j’en saisis des bribes, je les trouve d’une telle indigence, j’ai immédiatement envie de passer à autre chose. Je ne puis me passionner pour la dernière déclaration de François Hollande ou pour les propos aseptisés de Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy pourrait m’amuser s’il n’était pas aussi pathétique et si la situation présente n’était pas aussi consternante.

L’échéance majeure sera l’élection présidentielle et elle aura lieu dans un peu plus d’un an. J’ai d’ores et déjà décidé que, si je suis encore en France à ce moment-là, je ne voterai pour personne.

Marine Le Pen a, en termes de politique intérieure, des positions socialistes, étatistes et protectionnistes tout à fait à même d’accélérer le naufrage de ce pays. Elle est foncièrement anti-américaine et son parti regorge d’antisémites. Elle n’a, de surcroît, pas la chance la plus infinitésimale d’être élue.  

Les marxistes Mélanchon et Besancenot incarnent les résidus du cauchemar totalitaire communiste et devraient, dans un pays civilisé n’attirer que le mépris.  

Les idolâtres néo-communistes qui prétendent abusivement parler au nom de la nature et se placent sous l’étiquette usurpée d’ "écologistes" ne valent pas mieux, quels qu’ils soient.  

Il reste le Parti Socialiste : sans connaître encore le programme, je dois dire que le simple fait de se revendiquer socialiste au vingt-et-unième siècle me semble pitoyable. Une idéologie qui était déjà usée jusqu’aux moindres fibres de la corde à la fin du dix-neuvième siècle ne peut inspirer que des gens qui regardent l’avenir dans un rétroviseur brisé par des émeutiers venus d’une zone de non droit.  

Il reste aussi l’UMP, c’est à dire, rien.  

L’UMP est un parti qui ne fait aucun travail de réflexion et qui incarne le degré zéro de la réflexion politique. C’est un parti à l’image de Nicolas Sarkozy. Et, je dois le souligner, j’aimerais trouver des excuses à Nicolas Sarkozy. J’aimerais lui trouver des circonstances atténuantes. J’aimerais énoncer le concernant une autre analyse. Mais je ne le peux.  

Ce qui me consterne chez Nicolas Sarkozy est que je n’ai cessé depuis les premiers mois de sa présidence d’anticiper l’échec qui est le sien aujourd’hui. Et je n’ai cessé de penser que cet échec serait catastrophique.  

Nicolas Sarkozy avait, en 2007, un espace immense ouvert devant lui. Il s’est ingénié à refermer cet espace, à le raturer, à le déchirer par une série de décisions incohérentes et titubantes au sein desquelles on voyait fort bien la tactique à courte vue, mais pas du tout la stratégie, et ce pour une raison simple : il n’y avait pas de stratégie, tout comme il n’y avait pas de vision. 

On a écrit ici ou là  que Nicolas Sarkozy était libéral : Sarkozy est aussi libéral que je suis l’inventeur du fil à couper le beurre. Je doute qu’il ait lu la moindre page d’un livre d’économie digne de ce nom.  

On l’a décrit comme atlantiste : il l’est sans doute autant que Barack Obama aime le pays qu’il préside, ce qui n’est pas peu dire. On l’a dit ami d’Israël : s’il l’est, il a réussi très bien à le cacher. Et si j’ajoutais qu’il l’est davantage que Jacques Chirac et Dominique de Villepin, j’aurais l’impression de l’accabler plus que cela n’est nécessaire.  

Seules les critiques d’une presse odieuse, débile et perfide en sa quasi totalité pourraient me le rendre sympathique.  

Nicolas Sarkozy incarne une chance ultime gaspillée, un rêve brisé avant que d’avoir été formulé. Il s’imaginait capitaine d’un bateau triomphant des flots : il n’a été que le marin d’un Titanic modèle réduit qui est en train de sombrer sur les côtes de Libye.  

Il faudrait un miracle pour qu’il soit réélu, et je ne suis pas sûr du tout de souhaiter ce genre de miracle.  

Il est fort vraisemblable que le prochain Président français s’appellera Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry. Tant qu’à faire, je préférerais Dominique Strauss-Kahn.  Entre deux maux, on peut choisir le moindre. Mais y a-t-il vraiment un moindre mal en pareil cas ? 

Les pays qui déclinent et sortent de l’histoire ont souvent des destinées pitoyables.  

On me taxe souvent de pessimisme : je ne choisis pas la réalité qui s’offre à mes yeux. Je me contente simplement de la regarder sans me voiler la face, bien que se voiler la face soit en France aujourd’hui un comportement qui se propage et se dissémine.  

Mon rôle n’est pas de mentir à ceux qui me lisent, mais de dire ce qui me semble vrai, et de donner des moyens à ceux qui sont inquiets, cet ultime outil de dignité : un regard lucide et dessillé.

Guy Millière

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