FLASH
Lors d’une conversation téléphonique, Trump a convaincu Softbank d’investir 50 milliards $ et de créer 50 000 emplois aux Etats-Unis  |  3 électeurs de Floride font un procès en demande de recomptage de l’élection (Trump a 120 000 voix de plus que Clinton)  |  Attaque raciste de CNN qui ne digère pas l’élection de Trump, cette fois contre Ben Carson  |  En réponse à Trump, Boeing indique qu’il a un contrat de 170 millions $ pour « aider à déterminer » les besoins d’Air Force One  |  Belgique : arrestation de 8 jihadistes à Anvers, Bruges, Saint-Nicolas et Schaerbeek qui recrutaient et finançaient ISIS  |  Avec 89.5% des voix, Angela Merkel a été réélue à la tête du CDU  |  Trump : « Boeing construit un nouvel Air Force 1 à 4 milliards $ pour les futurs présidents. C’est bien trop ! il faut annuler la commande !  |  L’ex directeur du Pentagon Leon Panetta soutient la nomination par Trump de « Mattis le chien fou » et recommande aux démocrates de valider sa candidature  |  Devant les membres de son parti, Merkel demande l’interdiction de la burqa et est ovationnée en réponse  |  Bruno Le Roux nommé 1er ministre. Si dans une entreprise on nommait PDG un petit cadre, ce serait la faillite – pareil pour la France  |  Des coups de feu ont été tirés sur un poste de police d’Albertslund au Danemark – 1 policier blessé – motif encore inconnu  |  Bernard Cazeneuve vient d’être nommé premier ministre. Mais sil sont bons à tout c’est qu’ils sont bon à rien disait ma grand-mère  |  Trump a démontré qu’il est le 1er président qui n’a pas besoin des médias, il va les court-circuiter pour parler aux Américains  |  Moscou et Pékin mettent leur veto à une résolution de l’Onu pour une trêve à Alep  |  Hillary Clinton atteint maintenant 2.6 millions de votes de plus que Trump – et ça n’a toujours aucune valeur  | 
Rafraichir régulierement la page
Publié par Guy Millière le 15 avril 2011

En moins de temps qu’on aurait pu l’imaginer, Barack Obama est en train de combler tous les espoirs que les obamaniaques du monde entier avaient placé en lui. En France, signe qui ne trompe pas, les rédacteurs de l’Obamazoom, le blog socialiste du quotidien de la gauche caviar française où il reste un ou deux journalistes conservateurs, exultent.

Que de chemin parcouru, de fait.

Après avoir permis le retour des islamistes en Tunisie et en Egypte, contribué à transformer la Libye en une nouvelle Somalie à deux pas de l’Europe, renforcé le Hamas et le Hezbollah, donné quasiment son feu vert à la création d’un Etat palestinien dans les « frontières « de 1967, isolé Israël, entériné le basculement de la Turquie vers l’islam radical, abandonné l’Irak aux sbires de Moqtada al Sadr, incité Hamid Karzai en Afghanistan à se rapprocher des talibans, favorisé la chute imminente du Président du Yemen aux fins que le pays devienne la proie d’al Qaida, qui pourra ainsi faire la jonction avec la Somalie, la vraie, celle qui donne sur la mer Rouge, après avoir accepté l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire, poussé l’Amérique latine à se blottir dans les bras de Hugo Chavez, et détruit aux trois quarts l’Otan. 

Après avoir interdit tout forage pétrolier aux Etats-Unis, et poussé les entreprises du secteur à louer leurs services au Brésil, fait tout son possible pour que le prix de l’essence aux Etats-Unis augmente de plus de soixante dix pour cent en deux ans, après avoir laissé les chiffres du chômage et de la pauvreté grimper à des niveaux jamais vus depuis des décennies, plongé les entrepreneurs dans une incertitude telle qu’ils n’embauchent pas, assuré que le secteur immobilier américain reste durablement déprimé, fait exploser les déficits jusqu’à rapprocher le pays de la banqueroute, poussé le Fed à faire tourner la planche à billets aux fins de dévaluer le dollar, sinistré le secteur des assurances santé, et mis le secteur financier sous tutelle fédérale, et tout cela en deux ans et deux mois, qu’est-ce qu’Obama pourrait accomplir de plus ?   

Ce qu’il vient d’énoncer dans un discours exposant ses recettes pour réduire le déficit du gouvernement fédéral.

Le cap est mis résolument à gauche. Comme les médecins du temps de Molière qui prescrivaient saignée sur saignée en attendant que le malade meure guéri, Obama en rajoute. Comment ? En donnant dans la lutte de classes, en disant qu’il va faire payer les riches. En voulant augmenter les impôts.

Les riches en question étant des entrepreneurs, et étant ceux qui sont susceptibles de créer des emplois, Obama leur dit : surtout, continuez à ne pas embaucher. Les socialistes sont ainsi : ils multiplient les indigents de façon à pouvoir ensuite prétendre les « aider ». En promettant une hausse des tranches supérieures d’impôt sur le revenu des personnes et des petites entreprises, Obama promet aussi de supprimer quasiment toutes les déductions fiscales dont les contribuables pouvaient bénéficier : ce qui constitue une deuxième augmentation d’impôts. Vous ne voyez pas la réduction du déficit là dedans ? C’est que vous n’êtes pas socialiste. Obama, lui, pense que cela va économiser quatre trillions de dollars sur les douze années qui viennent : c’est lui qui a donné le chiffre… 

Obama explique : augmenter les impôts, cela fera davantage de recettes. Il ne lui vient pas à l’idée que les gens et les entreprises concernés peuvent aussi décider de travailler moins. Il ne lui vient pas à l’idée que si les gens et les entreprises concernés travaillent moins, il y aura moins de croissance encore, un chiffre moindre du PIB, et donc moins de recettes.

Non, les socialistes n’ont pas ce genre d’idées. Sinon ils ne seraient pas socialistes.

Ou alors ils ont ce genre d’idées, mais comme je l’ai dit, multiplier les indigents, c’est intéressant pour un politicien socialiste. En supplément, Obama souligne qu’il entend mettre sur pied dès que possible la grande bureaucratie planiste qui créera un rationnement des soins et l’avancée vers une assurance santé sociale et socialiste : ce sera, si elle voit le jour, une bureaucratie très centralisée, style Soviet Suprême, quinze membres, tous nommés directement par le Président, comme les quarante tsars en exercice d’ores et déjà à la Maison Blanche.

Du côté des coupes dans les dépenses ? Obama prévoit, surtout, de s’en prendre au budget de la défense nationale, ce qui ne surprendra personne.  

Son slogan de campagne pour 2012 est "Winning the Future".

Le futur que promet Obama fera peut-être des gagnants. Si, par malheur il était réélu, une chose est sûre : les gagnants ne seront pas membres du peuple américain. Il lui restera à légaliser alors les douze ou quinze millions d’immigrants qui vivent aux Etats-Unis en leur promettant un petit chèque en fin de mois, à détruire totalement l’appareil militaire américain, et en 2016, il pourra faire quelques propositions que je pourrais lui suggérer : rajouter un S dans les initiales du pays, USSA United Socialist States of America. L’hymne national pourrait être remplacé par l’Internationale. Obama pourrait envisager aussi, dans la foulée, de se faire nommer Président à vie, et se faire appeler « le plus rouge des soleils de nos cœurs ». J’exagère, bien sûr. Mais j’exagère à peine. J’exagère quand même, car si Obama allait jusque-là, des Etats feraient sécession et le soulèvement populaire serait immédiat.

Un projet alternatif à l’abominable projet Obama a été présenté quelques jours auparavant par le sénateur Paul Ryan. Ce projet a des insuffisances. Il a le mérite d’exister et de proposer des moyens de renouer avec la prospérité et la liberté d’entreprendre. Obama l’a qualifié, bien sûr, de  projet « sans courage ni consistance ». L’affrontement aura lieu pour la présentation du budget de 2012. Les Républicains ont transigé pour le budget 2011, et évité que le gouvernement fédéral ne soit en cessation de paiement : certains disent qu’ils auraient dû aller jusqu’au bras de fer. Je pense qu’ils ont eu raison : Obama voulait les mettre en tort. C’est pour cela qu’il n’avait pas fait adopter le budget de l’année 2011 avant les élections de mi mandat. L’échéance importante est celle qui vient. Dès le mois de juin, le gouvernement fédéral se trouvera de toute façon confronté à de graves difficultés budgétaire qui impliqueront de trancher : Obama ne pourra continuer à dire que les déficits sont un héritage de Bush, et faire comme s’il oubliait qu’il les a démultiplié, et que les perspectives qu’il a tracées mènent à la ruine.  

Obama est entré très tôt en campagne électorale : il n’ignore pas qu’il lui sera difficile de gagner. Il emploiera tous les moyens, y compris les moins recommandables et les moins licites. C’est un agitateur social, nul ne doit l’oublier. Il peut compter sur tous les réseaux d’agitateurs sociaux du pays, et si, aujourd’hui, certains sont de mauvaise humeur, ils se rallieront derrière le drapeau marqué d’un grand O le moment venu.  

Il faudra un candidat républicain qui ose et qui soit charismatique. Pour le moment, il n’y a personne qui fasse la course en tête et qui se dégage. Mitt Romney ? Mike Huckabee ? Tim Pawlenty ? Les Républicains les plus déterminés et les plus talentueux, tels Allen West ou Marco Rubio sont sans doute trop nouveaux en politique. Sarah Palin a été marquée par les campagnes de diffamation lancées contre elle.

Il vaut mieux sans doute qu’il n’y ait pas de candidat qui se dégage trop tôt : cela évitera aux chiens de garde de se déchaîner trop vite. Donald Trump parle bien et il a du charisme. Il ose la confrontation et c’est une qualité. Il a fait fortune et sait gérer une entreprise, ce sont d’autres qualités. Ses idées n’ont pas toujours été claires, mais le discours qu’il a prononcé voici quelques semaines au CPAC à Washington, avait des accents reaganiens, et s’il devait poursuivre dans cette voie, il pourrait rencontrer un public, séduire la vaste multitude des tea parties. Ce qui sera en jeu est évident : il s’agira de sauver l’Amérique, et, depuis là, de sauver le monde. Rien de plus . Mais rien de moins.

Guy Millière

Merci de cliquer sur J'aime pour soutenir Dreuz