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Publié par Alexandre Del Valle le 21 avril 2011

La vague révolutionnaire gagne l'Afrique.

En Ouganda, des forces de sécurité et des opposants dénonçant la vie chère et le président Yoweri Museveni s'affrontent. Le leader de l'opposition, Kizza Besigye, leader du Forum pour le changement démocratique, battu par le président sortant Yoweri Museveni (au pouvoir depuis 1986) lors des élections truquées de février, a appelé à une révolte à l'égyptienne. Il a été arrêté avec d'autres opposants.

Au Burkina Faso, le président Blaise Compaoré, qui a pourtant remanié son gouvernement et nommé de nouveaux chefs de l'armée, est toujours menacé par les mutineries de militaires qui pillent des boutiques et des véhicules. Exaspérés, des commerçants et des civils ont pris d'assaut le siège du Parti du congrès pour la démocratie et le progrès du président Compaoré, et ont affronté des militaires. Malgré le couvre-feu, la rébellion progresse et menace à présent Blaise Compaoré.

Pour les partisans de l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo, vaincu, Compaoré n'aurait que ce qu'il mérite, lui qui a œuvré contre Gbagbo et appuyé les rebelles pro-Ouattara depuis 2002. Les malheurs des uns font donc le bonheur des autres…

Au Nigeria, un autre président qui a beaucoup œuvré pour faire partir Gbagbo, le chrétien sudiste Goodluck Jonathan, est contesté – comme jadis Laurent Gbagbo –, par le Nord musulman du pays. Certes, Jonathan a gagné démocratiquement les élections de samedi, et l'Union africaine a reconnu le bon déroulement du scrutin, mais son rival musulman, Muhammadu Buhari, candidat favori du Nord, l'accuse d'avoir truqué le vote pour rester au pouvoir, et estime qu'après la mort, l'an dernier, de l'ex-président musulman, Umaru Yar'Adua, Jonathan aurait dû laisser le pouvoir à un musulman.

Dans le Nord, qui refuse la victoire de Jonathan, des églises ont été incendiées et des chrétiens agressés, et l'on craint une guerre civile ou une partition entre le Nord islamique, où est imposée la charia, même aux chrétiens, et le Sud chrétien.

Le scénario n'est pas à exclure, comme on le voit au Soudan, dont le Sud chrétien animiste, victime d'un génocide (2,5 millions de personnes) perpétré par la dictature militaire islamiste du Nord, a fait sécession après le référendum de janvier. L'indépendance effective du Sud-Soudan est prévue le 9 juillet prochain, mais le problème de la région d'Abyei, riche en pétrole, disputée entre le Nord et le Sud, n'est pas réglé. Il a déjà entraîné la mort de 900 personnes. Et les chrétiens installés dans le Nord sont actuellement victimes d'une purification ethno-religieuse. Ce drame a été médiatiquement littéralement éclipsé par la crise ivoirienne et les révolutions arabes. 

Alexandre del Valle

L'article original peut être consulté sur FranceSoir.fr

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