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Publié par Guy Millière le 29 avril 2011

Un livre qui ne sera en librairie que dans un mois a été, deux semaines durant, en tête des ventes sur tous les sites de librairies en ligne aux Etats-Unis. Il s’appelle Where Is the Birth Certificate ? (Où est le bulletin de naissance). Son auteur, Jerome Corsi, était à l’origine des révélations qui ont anéanti les chances de John Kerry en 2004. Il a déjà publié, voici deux ans, un livre très documenté sur Obama. Il a promis que son nouveau livre contiendrait des secrets explosifs. La Maison Blanche, voyant que les Américains étaient de plus en plus nombreux à s’intéresser au dossier, a finalement décidé de publier le document.  

Celui-ci révèle le lieu de naissance d’Obama. Il ne met pour autant pas fin à la controverse : la Constitution dit que le Président doit être un « natural born citizen », un citoyen de naissance. Obama est né de mère américaine mineure et d’un père kenyan, majeur. Obama a eu la nationalité kenyane, en supplément de la nationalité américaine, jusqu’en 1982.  

Quoi qu’il en soit : la controverse n’aurait pas pris ces proportions si Obama n’avait pas gardé le secret sur ce document depuis 2008. La controverse n’aurait pas pris ces proportions non plus si Obama ne continuait à garder le secret sur quasiment tous les éléments qui constituent son passé, et elle concerne tous ces éléments.  

Jamais un Président n’avait caché non seulement son bulletin de naissance, mais l’ensemble de ses travaux universitaires, ses dossiers d’inscription dans les divers établissements qu’il a fréquentés, les modalités de financement de ses études. Jamais un Président n’avait fait rédiger un livre autobiographique où la réalité est très nettement maquillée. Jamais un Président n’avait  été associé dans sa carrière à d’anciens terroristes. Jamais un Président n’avait engagé un cabinet d’avocats aux fins de veiller à ce que rien ne soit divulgué, et dépensé de telles sommes à cette fin (plus de deux millions de dollars à ce jour, selon les données disponibles).  

Toute cette préoccupante opacité n’a pas empêché Obama d’être élu en 2008, bien sûr.

Toute cette préoccupante opacité, qui, pour l’essentiel, subsiste, n’empêcherait pas, en soi, ce doit être dit, Obama d’être réélu. Hélas.  

Ce qui pourrait empêcher cette réélection est que le passé d’Obama guide son présent, et qu’en observant les résultats de son action en politique étrangère, comme en politique intérieure, il est difficile de ne pas voir que ceux-ci sont cataclysmiques.  

Nombre d’Américains le discernent d’ailleurs. Des sondages ont été publiés ces derniers jours par de grands quotidiens, et ils montrent qu’une majorité d’Américains pensent que le pays va dans la mauvaise direction, s’attendent à ce que la situation soit pire dans un an qu’aujourd’hui, et considèrent qu’Obama n’est pas un bon Président. Commentant l’un de ces sondages, l’éditorialiste qui signe un commentaire au nom du New York Times, journal de gauche s’il en est, écrit : « Les Américains  sont plus pessimistes aujourd’hui qu’ils ne l’ont jamais été depuis l’arrivée au pouvoir du Président Obama ». L’agence de notation Standard and Poors vient, décision sans précédents, de placer la dette américaine sous « observation négative » et parle d’abaisser la note des Etats Unis, qui ne bénéficieraient plus du triple A.  

Dès lors que strictement rien n’indique une possibilité d’amélioration sur quelque front que ce soit, quelles possibilités subsistent-elles pour Obama ?  

Obtenir de l’argent, énormément d’argent, pour noyer la campagne à venir sous un flot de propagande : Obama est parti en campagne dès ces dernières semaines, vingt mois avant l’élection, aux fins d’obtenir au moins un milliard de dollars. L’une de ses premières étapes de campagne a été San Francisco, la ville la plus à gauche des Etats-Unis, celle des multimilliardaires des nouvelles technologies et des bobos gauchistes. Nul doute que la moisson dans ces milieux sera excellente. Obama peut compter aussi sur des donations venues de Wall Street. Une alliance peut se passer entre des groupes à qui une réglementation gouvernementale assure une situation de monopole, et celui qui établit les réglementations.  

Obama va aussi mobiliser des dizaines de milliers d’agitateurs sociaux, ceux-là mêmes qui avaient fait campagne pour lui en 2008 et avaient fait voter des sans abris, quitte à les inscrire deux fois sur les listes électorales dans deux Etats différents, et à les véhiculer pour qu’ils votent deux fois.  

Il a en supplément, mis en place une situation où le seuil fatidique des cinquante pour cent de gens recevant des subsides du gouvernement et ne payant pas d’impôts sur le revenu est presque atteint. Quand ce seuil est atteint le glissement vers un socialisme redistributionniste à base d’assistés devient quasiment irréversible. 

Il peut compter sur la grande majorité des journalistes des « mainstream medias », pleinement acquis à sa cause, jusqu’à l’aveuglement volontaire. 

Obama va mener des campagnes de démolition contre ses adversaires républicains. Il pense pouvoir compter aussi sur une situation qu’il est difficile de ne pas constater : il n’y a, à l’heure actuelle, pas de front runner, candidat qui fait la course en tête chez les Républicains. 

Aucun des candidats déclarés présentement n’est un orateur à même de faire vibrer les foules. Aucun ne se détache. Aucun n’a un passé pleinement dépourvu de failles ou de faiblesses qu’Obama ne manquera pas d’exploiter. Et surtout, aucun n’ose vraiment la confrontation. C’est cette situation sans vrai précédent depuis longtemps qui explique le surgissement de la candidature officieuse de Donald Trump, milliardaire et star de la télévision.  

Trump n’a lui-même pas un passé impeccable. Il a eu des positions erratiques sur divers sujets, mais il ose parler clair, et poser à Obama des questions qui fâchent. Nombre d’électeurs républicains voient dans l’audace de Trump une réponse à leurs frustrations. Je doute que Trump aille jusqu’au bout, et passe d’une candidature officieuse à une candidature officielle, et je ne pense pas qu’il ait la moindre chance d’être élu Président. Je pense qu’il le sait lui-même. Mais il joue un rôle utile en ébranlant le piédestal.  

Un candidat crédible, fiable, solide va-t-il se dégager et oser la confrontation ? Je le souhaite, sans pouvoir en être certain. Je n’énoncerai, pour l’heure aucun pronostic. Je dirai seulement que si le parti républicain ne parvient pas à se mettre en ordre de marche et si un candidat ne se détache pas, la situation pourrait être non pas qu’Obama serait à même de gagner malgré tous ses handicaps, mais que le parti républicain se mettrait en position de risquer de perdre, ce qui serait absolument impardonnable. Et ce qui pourrait être irrémédiable.  

Quatre ans d’Obama ce sera déjà infiniment trop. Huit années d’Obama, cela pourrait porter le coup de grâce aux Etats-Unis et à la liberté sur terre.  

Qu’on imagine : nous en sommes à moins de deux ans et demi de présidence Obama. Le chemin parcouru en ce court laps de temps ressemble d’ores et déjà à une chute à la verticale. Alors, huit années…. 

Chuter est, si l’on peut dire, facile. Remonter ensuite est bien plus difficile. Dans certains cas, c’est impossible. 

Comme l’a écrit Mark Steyn, l’Europe a pu être déclinante, faible et myope parce que les Etats-Unis étaient là pour l’assister en matière de défense. Si les Etats-Unis devenaient déclinants, faibles et myopes, il n’y aurait personne pour les assister.

Guy Millière

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