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Publié par Gilles William Goldnadel le 14 mai 2011

Ainsi, Pierre Falcone, Arcady Gaydamak et Charles Pasqua étaient innocents des délits infamants qui leur étaient reprochés. Ni les uns, ni les autres n’étaient des trafiquants d’armes ou d’influence. Il aura fallu une décennie pour qu’une Cour d’Appel française veuille bien le reconnaître sans trop craindre de fâcher un magistrat omnipotent ou une opinion très prévenue.

Voilà en effet plus de dix ans que je n’ai cessé de répéter, jusqu’à lasser mon auditoire, que la seule explication rationnelle pour expliquer une procédure inepte et une incrimination inexplicable ne pouvait être qu’idéologique.

Las, la personnalité des protagonistes, l’opulence des uns, l’orientation politique d’un autre, étaient considérées, dans l’inconscient collectif judiciaire et médiatique, comme consubstantiellement synonymes de culpabilité.

Leur profil particulier empêchait la défense, sauf à risquer l’indécence, de réclamer une compassion a priori acquise pour des délinquants ou des criminels avérés.

On remarquera ainsi que l’expression « clamer son innocence » n’est guère utilisée sous la plume des chroniqueurs des chambres financières, et semble réservée exclusivement aux passibles des tribunaux correctionnels ordinaires ou des Cours d’Assises.

Pendant ces longues années d’incompréhension, de suspicion, de causticité ironique, quand ce n’est pas de méchanceté, il est souvent arrivé à l’auteur de ces lignes de regretter que celui qu’il défendait ne fut pas un militant extrémiste soupçonné de sabotage, ou un terroriste italien reconverti dans l’écriture.

Car pour leur malheur, et d’ailleurs sans trop comprendre ce qui leur arrivait, les accusés de l’Angolagate n’avait pas seulement contre eux un juge bien en Cour, et peu taraudé par le doute et les questions de forme, mais encore une idéologie de bric et de broc, un peu gauchiste, un peu pacifiste, un peu poujadiste, qui paralysait le nécessaire contrôle judiciaire et médiatique des actes du premier.

Dans ce contexte pervers et peu propice à une justice impartiale, plaider d’avoir aidé un régime légitime à vaincre une guérilla terroriste, arguer d’avoir sauvé la vie de pilotes français et avoir obtenu en contrepartie une décoration, mettre en avant ses états de service militaires ou politiques, loin d’être à décharge devenaient circonstances aggravantes…

J’invite le lecteur sceptique à se reporter aux incantations des internautes hargneux qui ont commenté l’arrêt de la Cour. Il faut lire ces tricoteuses des temps nouveaux réclamer la potence pour les nantis. Il faut voir ces acharnés prétendre que c’est parce qu’ils sont puissants, qu’une telle décision a pu être rendue.

Impressionnante puissance, en effet, que celle d’un Falcone emprisonné pendant trois ans et demi, arrêté à la barre d’un tribunal alors même que sa condamnation n’était pas définitive, maintenu par la suite en détention dans l’indifférence générale, à la remarquable exception du journal qui m’accueille.

Ce serait bien si on commençait à rendre la justice, et à la commenter sans préjugé social ou racial, ni a priori idéologique. 

      Gilles William Goldnadel

      Avocat d’Arcady Gaydamak.

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