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Publié par Guy Millière le 13 juin 2011

J’envisage d’écrire un deuxième livre sur la présidence Obama en espérant que ce sera le dernier et qu’Obama quittera la Maison Blanche en janvier 2013. Je l’appellerai, en ce cas, comme cet article, « La chute de la maison Obama », mais sans point d’interrogation.  

Si je considère que, dès lors que les Etats-Unis sont la première puissance du monde et les garants de la sécurité mondiale, la maison que gère Obama est la planète, la chute est d’ores et déjà très visible et vient refléter ce que j’ai dit à de nombreuses reprises : lorsque les Etats-Unis cessent de jouer leur rôle, se replient ou glissent vers l’indécision, le désordre et le chaos s’installent. Le désordre et le chaos sont installés, et ce n’est qu’un début : la situation mondiale risque encore de se détériorer gravement. En Europe, les plans de rafistolage de l’euro créent surtout des cercles vicieux et des situations de stagflation ou de déflation dans un nombre croissant de pays : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Belgique, Italie. Au Proche-Orient, l’effondrement du monde arabe est destiné à continuer et à s’aggraver, et l’avancée vers l’hégémonie de l’Iran se trouve contestée par la Turquie, qui appuie les Frères musulmans en Syrie contre Assad. Les Frères musulmans égyptiens et le Hamas, eux, restent dans le camp iranien. L’Arabie Saoudite joue ses propres cartes en créant une coalition avec les monarchies du Golfe et la Jordanie. En Asie, la Chine est loin d’être épargnée par les turbulences qui se produisent ailleurs, et des tensions inflationnistes très nettes se dessinent.

Où vont mener les signes de désordre et de chaos ? C’est difficile à dire avec exactitude, mais la tendance dessinée est sombre, très sombre. 

Si je considère que la maison que gère Obama est les Etats-Unis, la chute est là encore flagrante et était très prévisible : j’ai noté ce qu’il y avait à noter sur ce point dans La résistible ascension de Barak Obama*. Non seulement le chômage aux Etats-Unis se situe à des niveaux qu’il n’a pas connu depuis des décennies, mais c’est un chômage inscrit dans la durée, puisque le tiers des chômeurs, aux Etats Unis, sont dans cette situation depuis plus de quarante semaines.

Les entreprises n’embauchent pas parce qu’elles ne savent pas de quoi l’avenir sera fait en matière de taxes et de réglementations. Les nouveaux entrepreneurs potentiels ne créent pas d’entreprises pour les mêmes raisons. Les seuls secteurs dans lesquels des emplois se sont créés sont celui des fast foods (les hamburgers à un dollar se vendent mieux ces temps-ci que les menus de restaurants à vingt dollars), et celui des supermarchés et des commerces où les produits sont des fins de série soldées.

Le secteur immobilier est plus sinistré aujourd’hui qu’il l’était déjà il y a un an, et les spécialistes du secteur anticipent une baisse moyenne du prix des logements d’environ dix pour cent au cours du reste de l’année, ce qui dissuade les acheteurs potentiels, et fait que ne vendent que ceux qui y sont contraints, et dont le nombre se multiplie. Les banques ont sur les bras des dizaines de milliers de maisons qu’elles ne mettent pas sur le marché pour que la baisse des prix ne devienne pas un effondrement.

Les déficits du gouvernement fédéral, bien sûr explosent, et le Federal Reserve Board crée des liquidités tout en rachetant la dette du gouvernement fédéral, ce qui promet des lendemains qui déchantent, très inflationnistes. Les grandes agences de notation telles Standards and Poors envisagent d’abaisser la note de la dette américaine, ce qui contraindrait le gouvernement américain à emprunter à des taux bien plus élevés.

Obama essaie encore de dire que c’est la « faute de Bush », mais c’est un subterfuge qui ne marche plus. Les Américains voient les promesses d’Obama, et les résultats de celles-ci sont l’inverse des résultats annoncés au départ. Les conseillers économiques d’Obama quittent le navire les uns après les autres, aux fins de ne pas voir leur nom associé à un naufrage. Seul Obama semble tranquille et parle d’ 

 « obstacles passagers ».

Je ne dirai pas qu’il est secrètement satisfait de ce qui se passe, mais je le pense, parfois, car je connais sa formation aux idées révolutionnaires « anti-impérialistes ». Je pense qu’il veut ruiner les Etats-Unis, car il pense que c’est un pays trop puissant, et qu’il veut y multiplier le nombre de gens dépendant du gouvernement dans le cadre d’une économie mixte socialiste. 

Si je considère que la maison que gère Obama est la sienne propre, sa position à la Maison Blanche, la chute se dessine aussi, même si la presse française se garde d’en parler, et si les grands médias américains font tout pour que cela ne se voie pas. Les sondages indiquent tous désormais que les Américains pensent très majoritairement que les Etats-Unis vont dans la mauvaise direction, et ce sur tous les plans. Obama reste plus sympathique que ses politiques qui, elles, sont désavouées très largement.

Pour enrayer la chute, et espérer faire un second mandat qui lui permettrait de parachever la destruction de l’ordre mondial et de la société américaine, Obama est parti en campagne très tôt. Il a mis en place une équipe de campagne qui s’appuie sur tous les réseaux d’organisations de gauche et d’extrême-gauche censées disséminer son message, et saturer les médias et les réseaux sociaux. Il compte utiliser les arguments racistes (« ils m’en veulent parce que je suis noir »), mais aussi la peur : plutôt que de parler des déficits abyssaux et infinançables, il va insister sur le fait que les restrictions budgétaires proposées par les républicains vont faire courir un « risque » à la couverture maladie des plus pauvres et des vieilles personnes : et c’est une stratégie qui peut s’avérer payante, une élection anticipée dans la 26e circonscription de l’Etat de New York a vu un candidat démocrate utiliser ces thèmes et l’emporter sur un républicain, alors que la circonscription était républicaine depuis quarante ans.  

 

Le parti républicain, en choisissant son candidat pour 2012 n’a pas droit à l’erreur. Ce candidat devra se donner les moyens d’expliquer, en termes simples, la situation économique et financière du pays, proposer un plan de redressement crédible, avoir une expérience passée qui renforce sa crédibilité, être assez solide pour ne pas être démoli par les grands médias acquis à Obama et par la campagne d’Obama.  

Les candidats à la candidature ont pullulé ces derniers mois, sans que l’un d’eux se détache. Une décantation est en train de s’opérer. Quelques noms se dégagent peu à peu. Mitt Romney est, dans les sondages, donné favori : ce serait un candidat que les tea parties considéreraient comme trop modéré et comme un RINO, Republican in Name Only : le plan de santé qu’il a mis en place quand il était gouverneur du Massachusetts a des ressemblances avec l’Obamacare, et cela lui sera reproché ; il a par ailleurs fait des clins d’œil aux écologistes que les conservateurs ont peu apprécié. Il a pour lui un passé d’entrepreneur qui a réussi. Les membres des tea parties et les conservateurs peuvent voter pour lui, mais ils feront tout pour qu’un autre candidat se dégage. Paul Ryan, le représentant qui a élaboré un budget alternatif à celui d’Obama, est très crédible économiquement, mais semble ne pas vouloir se présenter. Herman Caïn, entrepreneur noir, est un remarquable orateur, un entrepreneur qui a réussi, et un homme porté par les tea parties, mais il n’a jamais été un élu politique, et n’a pas d’expérience internationale. Sarah Palin reste trop marquée par les campagnes de dénigrement qu’elle a subi par les médias soutenant Obama et, bien que ce soit une femme remarquable, n’a sans doute aucune chance. Il reste Tim Pawlenty : il a de l’expérience puisqu’il est ancien gouverneur du Minnesota. Il a des idées et un programme clairs, dans la lignée de Reagan. Il manque de notoriété nationale et de charisme, mais cela peut se compenser. Si je devais aujourd’hui parier sur un candidat, ce serait Rick Perry, actuel gouverneur du Texas : il a tout ou presque pour lui, l’expérience politique et la crédibilité économique, le Texas ayant l’économie la plus saine des cinquante Etats, le charisme, des idées conservatrices à même de séduire les tea parties. Il lui reste à se déclarer. Je pense qu’il le fera bientôt. Je pense qu’un homme comme Rick Perry serait à même de faire chuter Obama de son piédestal et d’enclencher le redressement intérieur et extérieur des Etats-Unis, ce qui ne sera pas une mince affaire.

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© Guy Millière pour Dreuz.info

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