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Publié par Guy Millière le 14 juillet 2011

 

Tout ou presque indique désormais que l’affaire Strauss Kahn se terminera, dans de brefs délais, par un non lieu pour le principal intéressé. Je ne dirai pas que je m’y attendais. Ce serait mentir. Je dirai, par contre, que, dès le commencement, j’ai douté. Fortement. Que Dominique Strauss Kahn ait des mœurs légères est une chose, et j’en ai parlé dans un article précédent, qu’il se conduise comme un animal en rut est une autre chose, et j’ai toujours eu la plus extrême réticence à passer de la première chose à la seconde.  

J’ai douté aussi lorsque j’ai appris qu’il y avait en position de plaignante une jeune femme noire, musulmane pieuse et voilée : ces quatre adjectifs ne désignent en général pas, une fois mis ensemble, une personne animée d’un philosémitisme débordant. De là à en déduire qu’une musulmane entendait faire tomber un Juif, il n’y avait qu’un pas que je n’ai pas franchi dans mes propos, mais qui a été présent dans mes pensées.  

Je n’ai pas voulu douter, par contre, du sérieux du travail du procureur de New York, et je n’ai pu imaginer qu’il s’avançait à ce point avec aussi peu d’éléments permettant de forger une certitude de culpabilité. J’avais tort. J’ai voulu penser que la justice américaine incarnée par le procureur de New York était digne de confiance. J’avais tort aussi. Je ne voulais pas non plus ajouter foi aux théories du complot et du traquenard qui circulaient. J’avais tort encore.  

Il s’avère donc que Nafissatou Diallo, derrière une façade de musulmane pratiquante et voilée se prostituait occasionnellement pour arrondir ses fins de mois au sein du Sofitel New York et n’était vraisemblablement pas la seule à procéder de la sorte.  

Il s’avère que la même Nafissatou Diallo possédait cinq comptes en banque ouverts dans quatre Etats différents des Etats-Unis (Georgie, Arizona, New Jersey, New York), approvisionnés les uns et les autres par de l’argent très suspect issu du trafic de drogue et des activités d’associations de « charité » musulmanes. Il s’avère qu’elle possédait aussi plusieurs téléphones portables vecteurs d’abonnements auprès de cinq compagnies différentes, et qu’elle avait épousé un revendeur de drogue emprisonné aujourd’hui en Arizona.  

Il s’avère que Nafissatou Diallo avait menti aux services d’immigration américains pour s’installer aux Etats-Unis et y jouir d’un statut de réfugiée lui donnant droit non seulement à la carte verte de résident permanent, mais à de multiples aides sociales payées par le contribuable. Ses mensonges parlaient de viols, de sévices, de mutilations, de menaces, tous éléments qui semblent désormais faux ou fabriqués.  

Il s’avère que Nafissatou Diallo était séropositive, porteuse du virus HIV, qui ne s’attrape pas, à ma connaissance, en portant pudiquement le hijab.  

Il s’avère que Nafissatou Diallo avait menti aux services sociaux en se déclarant mère célibataire de deux enfants (l’un étant le sien, l’autre étant « prêté » occasionnellement, lors des visites d’inspecteurs, par une voisine). 

Si on ajoute qu’elle a menti à la police et à la justice depuis le déclenchement de l’affaire, et qu’elle a parlé au téléphone à son mari dealer au moment où la police était contactée, et le lendemain, pour tenir des propos disant que l’affaire était bien engagée, on peut penser que la coupe est pleine, et les autres détails perdent toute forme de crédibilité.   

Le procureur Cyrus Vance Jr. a agi de manière très précipitée, a pris pour des preuves accablantes ce qui n’était pas des preuves, n’a pas respecté la présomption d’innocence de Dominique Strauss Kahn (qui pourrait réclamer des dommages et intérêts conséquents à la justice américaine), et semble avoir été mû par le carrièrisme et l’idéologie davantage que par la justice à proprement parler. Cyrus Vance Jr. a perdu dans deux dossiers importants depuis son élection et comptait, dit-on, sur l’affaire Strauss Kahn pour redorer son blason et redonner une impulsion positive à sa propre position. Il appartient à une gauche pour qui, entre un blanc riche et une noire musulmane réputée pauvre, le choix victimaire s’effectue très vite. Il a dévalué la justice américaine et lui a occasionné des dégâts considérables.  

Sans qu’on puisse un seul instant parler de complot, il y a, pour le moins, ce qui ressemble à un traquenard dont on ne connaîtra jamais vraisemblablement tous les ressorts.  

Il en restera sans doute un passage par la case prison pour une intrigante crapuleuse qui s’est rendue coupable de divers crimes et délits (encore que, sous Obama, une noire musulmane puisse faire l’objet de bien des mansuétudes), une carrière brisée pour Cyrus Vance Jr, qui aura bien du mal à se relever de ce très mauvais pas, même s’il est évident qu’il fera tout pour sauver  les apparences (le report de la prochaine audience au 1er août fait partie du plan de sauvetage, tout comme la proposition faite à Ben Brafman de réduire l’accusation à un seul motif, la séquestration), et même s’il pourra compter pour cela sur des appuis dans sa corporation.  

Il en restera une multitude d’interrogations à mener concernant la justice américaine (ce qui ne signifie aucunement que la justice française fonctionne mieux, je m’empresse de le souligner : les erreurs judiciaires en France se ramassent à la pelle).  

Il en restera une carrière doublement brisée pour Dominique Strauss Kahn lui-même, qui a dû quitter précipitamment le FMI et qui ne sera vraisemblablement pas candidat à l’élection présidentielle française. Et, malgré l’intrigante crapuleuse et le procureur Vance, cette carrière aura été doublement brisée par la légèreté de Dominique Strauss Kahn lui-même, car sans cette légèreté, rien ne se serait passé.

Il en restera une image plus ternie encore des grands médias américains et français, nombre de journalistes n’ayant, une fois de plus, pas fait leur travail d’informateur et ayant adopté pour la circonstance la posture de la presse à scandales.  

Il en restera l’ombre de multiples soupçons, et un paysage politique français durablement altéré. Le parti socialiste apparaît comme ayant été prêt à s’offrir à un candidat incarnant la gauche vison-caviar libertine et fort peu pratiquant des vertus prétendument inhérentes au discours socialiste : il se choisira un candidat plus à gauche que Strauss Kahn, porteurs d’idées désespérément stériles, et qui aura, malgré tout, toutes les chances de gagner au printemps prochain.

Nicolas Sarkozy pourra tenter d’endosser une forme de juste milieu et  tenter de faire oublier le vide cinglant de son bilan, espérant se faire réélire parce qu’il serait le moins pire. L’extrême gauche et l’extrême droite pourront faire campagne plus que jamais sur le thème de la corruption et de l’amoralisme des élites régnantes.

J’ai beau chercher, je ne vois, dans cette lamentable histoire, que des perdants.

Je n’ai rien dit ici des dirigeants communautaires noirs qui s’évertuent à récupérer l’affaire : ces gens n’ont aucune décence et ne cessent de souffler sur les braises de la haine raciale et du ressentiment anti-blanc dès qu’ils en ont l’occasion. Nul doute que des imams islamistes seront eux-mêmes de la partie, mais aussi le CAIR, branche américaine des Frères musulmans. Je sens déjà monter, dans les bas quartiers de New York, les puanteurs de la haine raciale anti-blanche et du ressentiment islamique. L’antisémitisme jouera son rôle.

Je n’ai rien dit ici du dossier Tristane Banon. C’est, à mes yeux, la cerise avariée sur le gâteau indigeste. Si plainte avait dû être déposée, et s’il y avait matière à déposer plainte, la plainte aurait dû être déposée bien avant. La déposer maintenant ressemble a de l’opportunisme et à de l’acharnement, dont on peut légitimement se demander s’ils ne sont pas téléguidés. Mademoiselle Banon, fille du conseiller financier de Yasser Arafat et d’une femme qui soutient Martine Brochen Aubry dans les primaires socialistes, aura son moment de notoriété sur papier glacé. Elle ne se grandira pas. Elle contribuera à en ajouter à une atmosphère déjà fangeuse. Ce qu’elle pourra éventuellement gagner dans le court terme sera perdu dans le moyen terme, voire même sans doute avant le moyen terme, dès que le papier glacé sera déchiré et servira à emballer les salades du lendemain. Quand la notoriété d’un moment dégage un fumet nauséabond, la notoriété s’en va très vite, le fumet reste. Le fumet, certes, peut faire vendre des livres.  

J’ai beau chercher, je ne vois que des perdants, oui.  

Reproduction autorisée avec les mentions suivantes et le lien vers cet article :

© Guy Millière pour dreuz.info

PS : Une note d’humour dans ce contexte cloacal. Nafissatou Diallo est censée, selon Kenneth Johnson, son avocat, parler presque uniquement en dialecte peul. Ce qui expliquerait qu’on l’ait mal comprise. C’est en peul qu’elle est censée avoir parlé au téléphone avec son mari dealer. C’est en peul qu’elle a ouvert ses comptes en banque et contracté ses abonnements téléphoniques. C’est aussi en peul qu’elle parlait à ses clients et employeurs, ainsi qu’aux services sociaux. Le dialecte peul peut mener loin, si on le maîtrise bien…

 

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