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Publié par Guy Millière le 19 juillet 2011

Au cours des récentes semaines, Barack Obama a pris position en faveur du Liban placé sous la coupe de Hezbollah dans une dispute concernant le tracé des frontières entre le Liban et Israël. Ce tracé ne faisait l’objet d’aucun débat depuis des années, le Hezbollah ayant, de toute façon, pour objectif l’élimination totale d’Israël. Mais depuis qu’Israël a découvert du pétrole et du gaz dans ses eaux territoriales, les choses sont très différentes. 

Constatant que sa prise de position en faveur du Liban suscitait des échos négatifs, Barack Obama a fait, un peu, machine arrière, a déclaré qu’on l’avait mal compris, et a demandé à Israël de présenter une « contre-proposition » aux Nations Unies, instance bien connue pour son soutien enthousiaste à Israël. 
 
Barack Obama a aussi pris, ces derniers jours, une position très favorable aux Frères musulmans, qu’un de ses conseillers a même défini (sans rire, ce qui est une performance), comme une « organisation laïque ». Les Frères musulmans ne demandaient rien de tel, mais il existe à leur égard, chez Obama et dans son administration, un zèle qui devrait faire plaisir dans toutes les mosquées de la planète.
 
Discernant que ses propos sur les Frères musulmans suscitaient la controverse, Barack Obama a fait machine arrière là encore, a déclaré à nouveau qu’on avait mal compris, et s’est essayé à tergiverser, sans changer de positions. 
 
Barack Obama, enfin, a entériné, peu ou prou au même moment, le placement d’Israël sur la liste des pays soutenant le terrorisme (liste établie par l’Immigration and Customs Enforcement Agency aux fins de placer sous observation les « Etats qui montrent une tendance à promouvoir, produire ou protéger des organisations terroristes »). 
 
Voyant que ce placement suscitait des remous, Barack Obama a fait machine arrière une fois de plus, a déclaré une fois de plus qu’on avait mal compris, et a demandé que la décision soit abrogée, sans qu’il soit certain que l’abrogation sera suivie d’effet. 
 
Cela fait, direz-vous, en peu de temps, sur un sujet crucial, beaucoup de mouvements vers l’avant suivis de mouvements vers l’arrière. 
 
Cela fait, ajouterez-vous peut-être, beaucoup de maladresses à même de laisser penser qu’Obama est parfois malhabile, et que, face à un dossier délicat, il a des difficultés à se faire comprendre. 
 
Je dirai que les mouvements vers l’avant suivis de mouvements vers l’arrière d’Obama en la matière ne sont que des gesticulations destinées à dissimuler un mouvement d’ensemble dans une direction bien précise. Lénine a écrit un texte destiné à critiquer ses adversaires social-démocrates appelé « Un pas en avant, deux pas en arrière » dans lequel il finissait par proposer une stratégie inverse : deux pas vers l’avant et un pas vers l’arrière. Saul Alinsky a repris la stratégie à son compte, et Obama est le meilleur disciple d’Alinsky. Il n’y a pas, en fait, d’annulation des mouvements vers l’avant par les mouvements vers l’arrière. 
 
J’ajouterai qu’il n’y a pas de maladresses ou de malhabileté en la matière non plus, sinon sur le mode de la simulation, et qu’Obama n’a aucun mal à se faire comprendre. Simuler maladresses ou malhabileté permet de faire passer des messages qui auraient des difficultés à passer sans cela tant ils sembleraient outranciers et extrêmes. Faire semblant de n’être pas compris et d’avoir à rectifier permet de semer la confusion et d’en tirer avantage pour avancer et tracer un chemin qu’on ne pourrait tracer s’il se voyait trop clairement. 
 
Obama a un projet pour Israël, j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire : l’affaiblissement, l’isolement, la délégitimation d’Israël, suivies, si possible, de la disparition d’Israël. 
 
Obama a un projet pour le Proche-Orient : offrir celui-ci à l’islam radical et offrir à l’islam radical la paix avec un monde occidental soumis qui aura accordé à l’islam radical le gage de la soumission : l’acceptation de la destruction d’Israël. 
 
Si Obama énonçait ces projets explicitement, sans détours, sans circonvolutions, sans écrans de fumée, il susciterait des réactions d’alarme et d’indignation, alors, il recourt aux détours, aux circonvolutions, aux écrans de fumée. 
 
Pour qui sait regarder plus loin que les apparences, les résultats n’en sont pas moins là. D’ores et déjà. Tout au moins certains résultats. Et d’autres résultats risquent fort de suivre.
 
Israël n’a jamais semblé aussi isolé à l’échelle internationale, et n’a jamais été aussi délégitimé. L’islam radical, de l’Egypte au Yemen, de la Turquie à l’Iran, n’a jamais semblé aussi proche d’un triomphe, fut-il destiné à être passager. 
 
Dire qu’Obama n’est pour rien dans les résultats déjà obtenus impliquerait d’oublier qu’avant la prise de position sur les frontières libano-israéliennes et sur les Frères musulmans et avant le placement d’Israël sur la liste des pays soutenant le terrorisme, il y a eu, depuis janvier 2009, des dizaines de paroles, de gestes, d’actes, de décisions dont dresser la liste constituerait un accablant réquisitoire. 
 
Dire que les paroles, gestes, actes et décisions en question ont tous été perçus comme ce qu’ils étaient impliquerait de nier l’effet des détours, circonvolutions, écrans de fumée. Or, l’effet existe bel et bien. 
 
J’écrirai ici qu’il importe plus que jamais de voir qu’il y a une stratégie derrière tout ce que fait Obama, et il importe plus que jamais de voir que cette stratégie a des buts. 
 
La disparition d’Israël est l’un de ces buts. Rendre le monde plus sûr pour l’islam radical est un autre de ces buts. 
 
L’atteinte de ces buts impliquerait que la puissance américaine soit abolie, et (faut-il le dire ?), Obama et ceux qui le servent y travaillent. 
 
L’atteinte de ces buts impliquerait que détours, circonvolutions, écrans de fumée continuent à pleinement faire effet et que nul ne s’alarme et ne s’indigne. Obama et ceux qui le servent y travaillent aussi. 
 
L’atteinte de ces buts impliquerait, bien sûr, qu’Israël cède. Obama et ceux qui le servent y travaillent là encore. 
 
C’est pour contrer ce travail qu’il faut expliquer, expliciter, arracher le masque d’imposture, combattre. 
 
Obama et ceux qui le servent sont en guerre contre Israël, contre les Etats-Unis, contre la liberté. 
 
Chaque bataille compte. Ce qui se passera en septembre au Nations Unies, entre projet de reconnaissance d’un Etat palestinien dans les « frontières de 1967 » par l’assemblée générale des Nations Unies et sommet de Durban III sera important. 
 
La bataille la plus décisive, dans l’avenir proche, est, cela dit, celle de novembre 2012. 
 
Une de mes amies à Los Angeles me disait récemment : « Si Obama est réélu, tout est fini ». Je n’entends pas être aussi pessimiste, je veux penser qu’Obama sera battu, mais le pessimisme constitue parfois un moteur qui donne l’énergie requise pour combattre avec davantage d’efficacité.
 
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© Guy Millière pour Dreuz.info
 
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