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Publié par Guy Millière le 4 août 2011

Israël est présentement diabolisé dans l’ensemble de l’Europe, et il suffit de lire les commentaires ajoutés par des internautes aux articles publiés dans les grands quotidiens européens au sujet de la société israélienne, ou du conflit israélo-arabe, pour s’en convaincre, et pour discerner que nombre de gens sur ce continent sont passés de la diabolisation à une haine qui ne se dissimule même plus. 

Israël est présentement isolé et menacé, comme jamais depuis quatre décennies : l’Egypte, au Sud, n’est plus ce qu’elle était au temps de Mubarak et plus les Frères musulmans s’approchent du pouvoir, plus il devient clair que les accords de paix israélo-égyptiens glissent vers l’obsolescence ; le Hamas à Gaza continue à s’armer en attendant le moment propice, tandis qu’au Nord, le Liban désormais pleinement sous la coupe du Hezbollah accumule lui-même des stocks de missiles prêts à l’usage. Le régime syrien massacre sa population, et pourrait se révéler tenté par une fuite en avant s’il ne lui restait plus d’autres option. L’Iran n’a pas renoncé à ses ambitions atomiques et la Turquie poursuit son glissement vers la radicalisation : les principaux généraux de l’armée turque, réduits à l’impuissance, viennent de démissionner, laissant la place à des gens qui seront nommés par Erdogan. Les Etats-Unis sous Obama ne sont plus l’allié indéfectible qu’ils étaient.
  
Israël, fort heureusement, est gouverné aujourd’hui par des gens lucides quant à la diabolisation et à l’isolement du pays et quant aux menaces qui pèsent sur lui.
 
Israël, fort heureusement aussi, est, pour l’essentiel, sorti d’une longue période de stagnation économique et est aujourd’hui l’une des principales puissances technologiques du monde. Le pays n’a pas été touché par la crise planétaire enclenchée à l’automne 2008, et est en pleine croissance, ce qui, dans le contexte que je viens de décrire, relève presque du miracle. 
 
Malheureusement, Israël est aussi un pays où existent aussi des gens irresponsables et suicidaires. 
 
Ces gens existent en nombre dans les universités israéliennes, et j’ai eu l’occasion de découvrir plusieurs fois, avec effroi, quels discours pouvaient être transmis aux étudiants israéliens lorsque se trouvait abordée l’histoire du Proche-Orient. Si je suis, enseignant moi-même à l’université, favorable à une liberté de parole sans limites ni restrictions de la part des professeurs comme des étudiants, je commence à avoir des réticences lorsqu’au nom de la liberté de parole, une parole finit par devenir si dominante qu’elle exclut les autres paroles. Et j’ai des réticences plus grandes encore lorsqu’au nom de la liberté de parole, on substitue des falsifications aux faits. Dans nombre d’universités israéliennes, une parole concernant le Proche-Orient est souvent si dominante qu’elle exclut les autres paroles et, plus grave, cette parole est porteuse de falsifications. Ces falsifications sont celles qu’on trouve sur le Proche-Orient dans la plupart des universités du reste du monde, certes, mais cela ne justifie rien.
 
Ces gens existent en nombre, en outre, dans les médias audiovisuels et, comme divers observateurs, dont Caroline Glick, l’ont noté récemment, les médias israéliens ont, ces dernières années, fait campagne de manière récurrente et massive pour des politiques qui, et c’est le moins qu’on puisse dire, se sont révélées contre-productives, qu’il s’agisse du retrait des troupes israéliennes du Sud Liban, du retrait israélien de Gaza, ou des terribles accords d’Oslo. Je suis, bien sûr, favorable à la liberté de parole dans les médias, comme je suis favorable à la liberté de parole à l’université, mais, comme pour ce qui concerne l’université, j’ai des réticences quand une parole domine et exclut ce qui n’est pas elle, ou présente des informations de manière biaisée. Dans les médias audiovisuels israéliens, une parole domine très nettement, et sans exclure ce qui n’est pas elle, réduit souvent ce qui n’est pas elle à la portion congrue, et cette parole a une propension à présenter certaines informations de manière biaisée. Les informations sont, de manière générale, infiniment plus biaisées dans les médias audiovisuels européens, mais ce n’est pas une excuse.
 
Des gens irresponsables et suicidaires se retrouvent dans une multitude d’associations dites « humanitaires » intéressées essentiellement par les droits des « Palestiniens », mais pas par ceux des Juifs Israéliens, et dans des mouvements de gauche et d’extrême gauche aux objectifs douteux. 
 
Ces gens sont en ce moment à l’offensive. Inspirés, semble-t-il, par les gauchistes européens qui campaient récemment au centre de Madrid et par les manifestants d’un « printemps arabe » qui a tourné à l’hiver islamique, ils ont pris en main un mouvement de protestation né à Tel Aviv, et lui ont donné une tonalité politique précise. 
 
Sous couvert de « justice sociale », ce mouvement a désormais pour objet de déstabiliser le gouvernement et de tenter de prendre par la rue ce qui n’a pas pu être acquis par le suffrage universel. Il vise aussi à briser la croissance de l’économie israélienne en faisant régresser le pays vers des règles asphyxiantes qui l’ont longtemps maintenu dans la stagnation dont il est sorti. 
 
Il est certain que de trop nombreux Israéliens vivent dans la pauvreté, mais le remède à la pauvreté est la croissance, pas un partage des richesses sans création de richesse supplémentaires. 
 
Il est certain que le secteur de l’immobilier en Israël est un secteur problématique, marqué par une insuffisance d’offre par rapport à la demande. Tout particulièrement dans une ville comme Tel Aviv, où les prix des appartements sont très élevés. Mais le remède au problème réside dans une libération de l’offre, pas dans le maintien ou le renforcement de réglementations stériles.  
 
Il est certain, comme l’écrivait hier Daniel Doron dans le Wall Street Journal, que « trop de bureaucratie et de régulations brident encore l’esprit d’entreprise et freinent la croissance » et, comme l’écrit Doron encore, « des règles et des codes innombrables impliquent des surcoûts pesants dans le secteur de la construction immobilière », tout comme des « monopoles et des cartels » maintenus par l’Etat provoquent de lourds surcoûts dans le secteur des produits de consommation. Mais la réponse, là, est dans la déréglementation de tous les secteurs concernés, pas dans des surcroîts d’intervention étatique. 
 
La création de richesse, la libération de l’offre immobilière, la déréglementation supposent que les politiques suivies ces dernières années soient poursuivies et approfondies, et non qu’elles soient interrompues et remplacées par des « solutions » socialistes qui ont créé le désastre partout où elles ont été mises en œuvre. 
 
Elles supposent, par dessus tout, qu’Israël reste un pays fort et imprégné de lucidité, et que ne soit pas oublié que la meilleure façon, la seule façon, de triompher de la diabolisation et de l’isolement, et de transcender les menaces, implique d’accentuer la force et la lucidité, pas de céder à l’aveuglement de démagogues et d’agitateurs aux intentions troubles. Construire une société forte et lucide implique davantage de liberté et de dynamisme économique, et non l’inverse. Et sans le dynamisme économique, Israël affaiblirait ses capacités de défense, ce qui ferait courir au pays un péril très grave.  
 
Je ne veux pas douter que le gouvernement d’Israël saura surmonter une déstabilisation qui prend place à un moment particulièrement délicat.  
 
Je ne veux pas douter que le gouvernement d’Israël surmontera la déstabilisation en allant vers davantage de liberté économique encore. 
 
Je ne veux pas douter, surtout, que le gouvernement d’Israël tirera les leçons de cette déstabilisation : certaines associations en Israël sont financées par l’étranger et sont utilisées comme des moyens de guerre psychologique contre le pays. Il faudrait en tirer des conclusions, et la loi sur la transparence du financement des organisations non gouvernementales votée en février dernier a été un pas dans une direction nécessaire. Comme l’a dit Danny Danon, membre de la Knesset, « on sait que le financement d’organisations gauchistes vient d’entités étrangères qui détestent Israël et qui veulent saper la force du pays. Nous ne devons pas les laisser continuer ».  
 
Le secteur des médias audiovisuels en Israël reste trop peu ouvert à la concurrence, et cela débouche sur la situation énoncée plus haut. Il faudrait en tirer les conclusions aussi. Présentement, les médias audiovisuels israéliens se font les porte-voix des démagogues et des agitateurs.
 
Le secteur universitaire en Israël, lorsqu’il s’agit de l’histoire et de la réalité géopolitique du Proche-Orient, peut se faire porteur de manquements à l’éthique inhérente au travail intellectuel. Il faudrait en tirer les conclusions encore. 
 
Israël est un pays, sur de nombreux points, exemplaire. On y trouve, très largement, l’amour de la réussite. On y trouve aussi à l’œuvre, les forces du ressentiment et de l’aveuglement. 
 
Israël est trop précieux en soi, et trop précieux pour le futur de l’humanité, pour que les forces du ressentiment y puissent l’emporter, même passagèrement. 
Israël n’a pas droit à l’erreur : l’erreur, en Israël, peut se payer en vies humaines, voire en dizaines de milliers de vies humaines.
 
Reproduction autorisée avec la mention suivante et le lien ci-dessous :
© Guy Millière pour www.Dreuz.info
 
PS : Binyamin Netanyahu s’est adressé à la Knesset mercredi et sa déclaration a été suivie d’un vote : 52 voix pour, 42 voix contre. Je le cite : « Il y a là des affirmations sérieuses concernant des problèmes, et des affirmations bien moins sérieuses concernant les solutions…. Les solutions doivent préserver la liberté économique et répondre aux problèmes sociaux en même temps. Vous ne pouvez couper l’arbre de l’économie libre si vous voulez jouir de ses fruits ».
 
Michael Freund vient de publier un article dans le Jerusalem Post qui va dans le sens de ce que j’écris ici : « Israel’s misguided revolution ». Voici le lien : http://www.jpost.com/Opinion/Editorials/Article.aspx?id=232344
 
Le lien à l’article de Daniel Doron : http://online.wsj.com/article/SB10001424053111903341404576481672456466138.html 
 
Le lien à l’article de Caroline Glick : http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=231991 
 
Un éditorial du Jerusalem Post résume bien l’ensemble :
http://www.jpost.com/Opinion/Editorials/Article.aspx?id=232354
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