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Publié par Guy Millière le 7 août 2011

 

Un ordre du monde s’est mis en place après la Deuxième Guerre Mondiale. Il a reposé sur l’hégémonie américaine et l’endiguement du communisme international jusqu’au début des années 1990. L’effondrement du communisme a laissé place ensuite à une hégémonie américaine sans partage qui, bien que contestée par divers dirigeants européens, par la Russie, par la Chine, par divers dictateurs, par l’islam radical, n’en a pas moins duré jusqu’à l’élection de Barack Obama. Depuis, au cours des trente mois écoulés, on a commencé à assister au délitement de cette hégémonie. Et les effets de ce délitement deviennent chaque jour plus visibles, laissant voir ce que pourrait être un monde sans puissance hégémonique. 
 
L’Europe est dans un processus de déclin enclenché voici plusieurs décennies, mais qui, sous les coups conjugués de déficits publics abyssaux et non finançables, de dysfonctionnements croissants de systèmes de redistribution de plus en plus coûteux, de vieillissement des populations, de fuite du capital humain et de flux migratoires portant vers les pays européens des minorités qui ne s’intègrent plus, s’accentue et s’exacerbe. La « construction européenne » ressemble de plus en plus à un château de cartes en train de s’écrouler, et les tentatives de sauver l’euro ont les allures d’un subterfuge qui ne trompe plus grand monde, en tout cas pas les marchés financiers qui, après la faillite de la Grèce, s’attendent à ce que tombent rapidement les suivants sur la liste : Portugal, Espagne, Italie. L’Otan, qui a constitué jusqu’à il y a peu la structure de défense de l’Europe, est très fissurée dès lors qu’on y compte la Turquie, qui bascule vers l’islamisme, et que l’inepte équipée libyenne a fait apparaître des divisions qu’il sera difficile de combler. L’Allemagne regarde davantage désormais vers la Russie et l’Europe centrale que vers l’Atlantique : la Russie a du gaz et du pétrole à vendre, et l’Europe centrale de la main d’œuvre pour fabriquer. 
 
Les régions musulmanes de la planète connaissent un glissement vers la radicalisation qui s’accompagnent d’autres bouleversements : l’effondrement économique, politique et culturel du monde arabe (que certains imbéciles appellent encore le « printemps arabe ») suscite une ascendance régionale de l’Iran, qui, outre le Hezbollah et le Hamas, finance les Frères musulmans, aux portes du pouvoir en Egypte, constitue le fer de lance d’une répression sanglante en Syrie, et règne désormais quasiment sans partage sur toute la zone qui va du Pakistan aux portes de l’Erythrée. L’Arabie Saoudite en est réduite à adopter une position défensive aux fins de sauver ce qui peut l’être de son ordre féodal et a constitué, à cette fin une alliance des monarchies avec la Jordanie, le Maroc et les Emirats du Golfe. Israël est plus isolé et plus menacé que jamais, et c’est, comme par hasard, le moment que choisissent des agitateurs gauchistes pour tenter de déstabiliser le gouvernement Netanyahu et le pays lui-même. 
 
L’Asie voit le Japon glisser toujours plus nettement vers la léthargie, et la Chine accentuer ses appétits de puissance dans un contexte où sa propre économie donne des signes de fragilité et de vulnérabilité qui devraient aller en s’accentuant, et ses dirigeants en viennent à penser que le choix de la synergie avec l’Amérique n’était pas aussi optimal qu’ils l’avaient imaginé. La Corée du Nord continue impunément à vivre de chantages et de proliférations atomiques. L’Inde est plus préoccupée que jamais par ses frontières sanglantes avec un Pakistan d’où sortent des terroristes meurtriers, et se perçoit elle-même comme isolée, et vulnérable. 
 
L’Amérique latine en son ensemble dérive vers des alliances inquiétantes : Ahmadinejad a fait divers voyages dans la région, le Hezbollah y a implanté des succursales, Chavez (malade, mais toujours là) a fait le voyage vers Téhéran et vers Moscou plusieurs fois. 
 
L’Afrique subsaharienne reste une région en perdition, une source de matières premières et un lieu de conflits tribaux, de massacres et de famines organisées, et c’est la Chine qui désormais constitue pour de nombreux dirigeants africains le partenaire primordial. 
 
Il se constitue, je l’ai déjà expliqué, un cartel de dictatures et de régimes autoritaires hostiles à la civilisation occidentale et aux sociétés ouvertes, et ce cartel va de Pékin à Moscou, de Téhéran à Caracas. 
 
Les risques de fuite en avant vers la guerre se multiplient en divers points névralgiques: le Proche-Orient, bien sûr, mais aussi l’Extrême Orient (Taïwan sera-t-elle avalée par le géant voisin ?), ou les frontières indo-pakistanaises. 
Le risque d’un cataclysme économique et financier majeur n’est pas du tout écarté, et semble même s’approcher. Celui-ci pourrait naître de l’absolue fragilité de l’euro qui, non, n’échappe au regard de personne. Il pourrait venir des Etats-Unis aussi, et l’accord trouvé sur le relèvement du plafond de la dette ne doit pas laisser penser que l’immense problème causé par l’accélération de l’endettement est résolu. Les mesures délétères prises depuis que Barack Obama est arrivé à la Maison Blanche voient leurs effets calamiteux se poursuivre. La dégradation de la note de la dette américaine par les agences de notation est un signe profondément inquiétant et la quintessence de la démonstration de ces effets calamiteux.
 
Un monde sans puissance hégémonique prend place, et ce monde a des allures convulsives. 
Une puissance hégémonique, en faisant régner l’ordre, évite les guerres ou minimise l’ampleur de celles-ci. Une puissance hégémonique qui quitte sa position hégémonique laisse éclater le désordre, et celui-ci est en train d’éclater, sans qu’on puisse savoir ce que sera l’ampleur des explosions ou ce que seront leurs conséquences. La situation géopolitique globale n’a jamais été aussi inflammable depuis la fin des années 1930, et ceux qui vociféraient contre George Walker Bush et qui se réjouissaient du prix Nobel de la paix donné à Barack Obama risquent fort d’avoir bientôt à regretter de s’être réjouis trop vite, sauf s’ils aiment la vue des décombres et des cadavres, bien entendu. 
Une puissance hégémonique fait régner aussi un ordre économique et financier. Quand elle cesse de faire régner cet ordre économique et financier, elle peut laisser aussi venir le désordre en ces secteurs. Quand elle devient elle-même facteur de désordre, en s’endettant démesurément, en se précipitant elle-même vers la dépression, et en suscitant la défiance des investisseurs, tout devient possible, y compris et surtout le pire. 
Je pense que Barack Obama et ceux qui l’ont porté au pouvoir voulaient la fin de l’hégémonie géopolitique américaine. Je n’ose imaginer qu’ils mesuraient l’ampleur des forces qui risquaient ainsi de se trouver déclenchées. Le monde plus stable livré à un cartel de dictatures et de régimes autoritaires et régi par les Nations Unies auquel ils semblaient songer est en train, comme c’était prévisible, de se révéler être un monde très instable et très inflammable. 
 
Je pense aussi que Barack Obama et ceux qui l’ont porté au pouvoir voulaient la fin de l’hégémonie économique et financière des Etats-Unis. Je n’ose imaginer non plus qu’ils mesuraient l’ampleur des cataclysmes qui pouvaient en résulter. Le château de cartes européen et l’euro étaient des bombes à retardement, mais la démolition de l’économie américaine menée depuis trente mois, les sommes astronomiques gaspillées par le gouvernement fédéral, et qui ont rapproché les Etats-Unis du précipice, ont contribué à allumer la mèche qui conduit aux bombes. L’interdépendance économique entre la Chine et les Etats Unis fait que les décisions prises à Washington ne sont pas sans effet sur le fonctionnement économique concret de Pékin, Shanghaï ou d’autres grandes villes de la Chine intérieure. 
 
Les années Carter avaient déjà été un véritable cataclysme. Elles pourraient apparaître rétrospectivement comme de peu d’importance et d’un impact relativement faible lorsqu’on les comparera avec les années Obama. 
 
Un odieux crétin gauchiste et islamisant est à la Maison Blanche et il y restera au moins jusqu’en janvier 2013. Où en serons-nous à ce moment-là ? Je pose la question en tremblant de colère et d’inquiétude.
 
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