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Publié par Michel Garroté le 20 août 2011

 

L’analyse géostratégique au sens le plus élémentaire du mot, c’est déjà, pour commencer, de relier entre eux des points jusqu’à ce que se dessine un ensemble. L’analyse géostratégique au sens le plus élémentaire du mot, c’est aussi, d’appendre à connaître le ou les modes opératoires de ou des adversaires. Ici, nous sommes confrontés à un certain nombre d’Etats, d’entités, de mouvements qui sont tous musulmans. Ces Etats, entités et mouvements, sont tantôt en guerre les un contre les autres. Tantôt plus ou moins unis entre eux et cela uniquement pour s’allier contre Israël. Ces Etats, entités et mouvements pratiquent depuis toujours le double et même le triple langage.

C’est en prenant en compte tous ces éléments, que nous devons riposter, lorsque notre ou nos adversaires, s’en prennent à Israël en particulier ; et au monde encore libre en général. Dans le temps présent, la priorité absolue est de démontrer, par une offensive très concrète sur le théâtre des opérations, qu’Israël décide, avec bon sens, de ne tenir aucun compte des déclarations, farfelues et contradictoires, formulées depuis trois jours, par diverses entités palestiniennes, arabes, musulmanes, etc. Ces entités mentent comme elles respirent. Le seul moyen de les faire plier, reculer, arrêter, c’est de les traiter comme des cibles, autrement dit de les liquider. Porter un coup dur au Hamas serait un bon début et un premier avertissement.

A propos de géostratégie, je lis sur MediArabeInfo (extraits adaptés ; liens vers les sources en bas de page) qu’au lendemain de l’opération terroriste complexe menée jeudi contre Israël, à proximité d’Eilat, le Hezbollah libanais s’en est félicité à deux reprises, sans pour autant la revendiquer. Pendant ce temps, le Hamas palestinien continue à démentir son implication, sans pour autant condamner le terrorisme. Un jeu de rôle des plus cyniques destiné à brouiller les pistes. Mais entre le démenti des uns et les félicitations des autres, reste une constante : le Hamas et le Hezbollah insistent sur le choix de la « résistance armée », seul langage avec Israël. Si le Hamas souligne, dans son discours officiel, que la résistance est liée à l’occupation, le discours du Hezbollah est beaucoup plus idéologique, inspiré de l’Iran des Mollahs : « la Palestine, de la Mer au Fleuve, est une terre sacrée qui appartient à la nation arabe et islamique et doit leur revenir. Tout doit être fait pour la libérer. L’occupation n’est pas éternelle… ». A ce jeu de rôle entre le Hamas et le Hezbollah, qui vise sans doute à faire diversion et à rendre toute riposte israélienne inutile, stérile et illégitime, s’ajoute la tentative du parti chiite libanais de s’immiscer dans les affaires égyptiennes. Le communiqué publié ce vendredi à Beyrouth dénonce en effet la riposte hégémonique sioniste contre les civils palestiniens ainsi que les tirs israéliens contre les garde-frontières égyptiens au Sinaï et la mort de trois militaires la nuit dernière. De l’avis de tous les observateurs, les bras armés extérieurs de l’axe syro-iranien tentent ainsi de provoquer l’Etat hébreu pour soulager le régime de Bachar Al-Assad, qui s’engage de plus en plus sur une pente descendante et particulièrement glissante.

MediArabeInfo : Depuis le début de la contestation à Deraa, le 15 mars dernier, les Palestiniens proches de Damas ont multiplié les provocations pour pousser Israël à se lancer dans une nouvelle guerre susceptible de détourner l’attention et de permettre à Assad d’achever son peuple. Ainsi, des dizaines de missiles ont été lancées sur Beer-Sheva, dans le Néguev, pendant des semaines depuis le 17 mars ; un attentat suicide a frappé Jérusalem, fin mars ; un projectile antichar a visé un bus scolaire à Ashkelon, début avril ; des Palestiniens de Syrie, acheminés par le régime, ont franchi la zone démilitarisée dans le Golan, en juin…). Faisant part d’une grande retenue, et refusant de jouer le jeu syrien, l’Etat hébreu a rendu furieux le régime syrien, au point que le cousin d’Assad, Rami Makhlouf, ose lier la sécurité d’Israël à la stabilité de la Syrie. Selon plusieurs activistes syriens, « les propos de Makhlouf ont nui au régime syrien ». Car, estiment-ils – à tort ou à raison – que « le financier du clan Assad a indirectement confirmé la complicité qui a toujours existé entre Damas et Tel-Aviv… ». Ses déclarations à la presse américaine n’étaient en fait, selon les opposants syriens, qu’« une façon à peine détournée d’appeler les Israéliens au secours du clan Assad, moyennant la perpétuation du calme au Golan ».

MediArabeInfo : L’échec de la tentative de Makhlouf semble avoir obligé Assad à changer de stratégie. Désormais, il vaut que toute la région sombre avec son régime. Ce qui explique la multiplication des attentats contre l’armée turque menées par le PKK, que Damas exploite pour neutraliser Ankara. Les attaques coordonnées en Irak, qui frappent simultanément une quinzaine de villes et font plus de 70 morts et 300 blessés en quelques minutes, seraient aussi l’œuvre de services étatiques, selon des experts irakiens. Selon le quotidien « Asharq Al Awsat », « Al-Qaïda n’aurait pas les moyens de réaliser des attaques de cette ampleur, même si l’envie ne lui manque pas ». La conclusion du quotidien « Asharq Al Awsat » pourrait également s’appliquer aux attaques menées ce jeudi à Eilat, tuant sept Israéliens. Car, selon plusieurs observateurs, « les terroristes n’auraient pu mener leur attaques coordonnées sans le soutien logistique de services étatiques ». Or, le Caire, qui a démenti que l’attaque ait été menée depuis le territoire égyptien, mène une vaste opération contre les terroristes dans le Sinaï et renforce son dispositif sécuritaire et militaire dans la presqu’île. Les forces de l’ordre ont arrêté quatre terroristes ces dernières heures, qui planifiaient le sabotage du gazoduc desservant l’Etat hébreu. Ce qui exclut logiquement une complicité égyptienne dans l’attaque d’Eilat. Rappelons aussi que l’Egypte a annoncé, le 17 août, l’arrestation de Massaad Abdelrahim Charif, membre de la fameuse cellule du Hezbollah condamné à 10 ans d’emprisonnement, et qui s’était échappé de sa prison en compagnie de ses complices lors de la révolution contre Hosni Moubarak.

MediArabeInfo : Au moment où Israël ripostait contre Gaza, ce jeudi soir, faisant au moins six morts, le Hamas palestinien a démenti toute implication dans les attaques au bord de la Mer rouge. Selon un porte-parole du mouvement islamiste, « Gaza n’a rien à voir avec les événements », sans pour autant les condamner. Dans ces conditions, et au moment où la Maison Blanche annonçait le renforcement des sanctions contre le régime syrien, et invitait Assad à démissionner, et au moment où la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Canada notamment, pressent Assad à quitter le pouvoir, les forts soupçons qui planent sur la Syrie dans les attaques d’Eilat deviennent plausibles. Directement, ou par l’intermédiaire de l’Iran, du Hezbollah, d’Al-Qaïda ou des organisations palestiniennes (FPLP, Jihad islamique, Comités populaires…), la Syrie aurait réédité en Israël l’expérience irakienne, déjà rodée au Liban durant trois décennies. Jamais le régime syrien n’a autant usé de son terrorisme d’Etat, et menace actuellement le Liban et les monarchies du Golfe. Le premier pour le sanctionner d’avoir revendiqué sa liberté et réclamé une justice internationale qui resserre son étau sur le Hezbollah et ses commanditaires ; les seconds pour avoir autorisé leurs médias à couvrir l’intifada des Syriens. Particulièrement, l’Arabie saoudite est dans le collimateur de l’axe syro-iranien depuis que le Roi Abdallah ait appelé, la semaine dernière, le président Assad à cesser la répression.

MediArabeInfo : Ainsi, l’unique promesse prise par Assad, en onze ans de pouvoir, et qui est respectée – parmi tant d’autres oubliées – est celle qui répand le chaos dans la région. Damas a toujours affirmé détenir les clés des solutions dans la région, reconnaissant de facto qu’il provoque sciemment les crises pour proposer ses services ! Il était donc temps que la communauté internationale mette un terme à ce chantage et qu’elle arrête de caresser la bête dans le sens du poil pour éviter ses griffes. Avant que le peuple syrien n’en paie le prix, ces six derniers mois, le monde libre a déjà payé très cher sa complaisance avec le Baas syrien : au Liban depuis 1976, et en Irak depuis 2003 particulièrement, conclut MediArabeInfo.

L’on peut toujours spéculer dans tel où tel sens, pour tenter de déterminer, qui manipule qui. Mais, encore une fois, dans le temps présent, la priorité absolue est de porter un coup dur au Hamas ; ce serait un bon début ; et un premier avertissement valable pour tous les autres.

Michel Garroté http://dreuz.info/

http://mediarabe.info/spip.php?article2033

http://www.mediarabe.info/spip.php?article2030

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