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Publié par Ftouh Souhail le 21 août 2011

Les services de sécurité russes (FSB) ont déjoué un attentat préparé par des islamistes contre le Sapsan, premier train russe à grande vitesse reliant Moscou à Saint-Pétersbourg, écrit le quotidien Kommersant. Des Caucasiens du Nord, auraient fabriqué une bombe et « n’avaient qu'à fixer l'heure de l'attentat et à le perpétrer », quand ils ont été arrêtés par des agents du FSB, indique le journal. 

Cet attentat, évité de justesse, rappelle l’attentat suicide meurtrier de 24 Janvier 2011 dans le principal aéroport de Moscou (Domodedovo) et qui a fait 35 morts et 150 blessés. Ce jour là au moins un kamikaze s’était fait exploser alors qu'il se trouvait dans la foule qui attendait les voyageurs à leur sortie d’avion. L’homme, âgé de 30, de « type arabe », portait sur lui une bombe d'une puissance équivalant à 5 kg de TNT et remplie de fragments de métal. L'attaque était identique au mode opératoire des insurgés islamistes du Nord-Caucase russe à majorité musulmane.
 
Un autre attentat meurtrier a touché Moscou, en mars 2010, lorsque deux femmes kamikazes s'étaient fait exploser dans le métro, faisant une quarantaine de morts. Il avait été revendiqué par les rebelles islamistes installés dans le Caucase.
 
Cette nouvelle tentative d’attentat contre le train à grande vitesse rappelle donc que la Russie, malgré la volonté et le discours ferme de Dmitri Medvedev et de Vladimir Poutine, est aussi l'une des cibles privilégiée du terrorisme international.
 
Les forces de sécurité russes ont tué cette semaine au moins sept islamistes présumés en Tchétchénie, a annoncé un porte-parole de la république russe du Nord-Caucase. Ces combattants seraient financés, formés idéologiquement par l'Arabie Saoudite, le Pakistan, armés et entraînés en Tchétchènie, en Afghanistan, au Tadjikistan.
 
La majorité des terroristes anti-russes sont des extrémistes wahhabites (adeptes des wahabites saoudiens) une confrérie très répandu dans le Caucase et en Asie centrale.
 
En Russie, l'accusation est surtout portée sur une collusion entre indépendantistes tchétchènes et des combattants islamistes envoyés par de « puissants pays islamistes ». Les monarchies du Golfe, l'Arabie Saoudite en tête, chercheraient, grâce à leurs réseaux islamistes, à interférer sur le problème tchétchène, qui est pourtant une affaire intérieure de la Russie.
 
Selon les spécialistes, L’Arabie Saoudite soutient des groupes terroristes islamiques sur le sol tchétchène qui œuvrent sous la casquette d'organisations humanitaires, faisant la promotion d'une interprétation radicale de l'islam telles que définie au «  Congrès islamique international du Salut (Djedda) ». Il s’est avéré aussi que d’autres monarchies du Golfe sont responsables de cette radicalisation à travers des organisations néo-fondamentalistes, à l’instar de la «  société des réformes sociales «  (Koweït) et la «  société internationale de charité (Qatar) ».
 
Les locataires du Kremlin sont de plus en plus conscients de ce problème de fondamentalisme musulman, et de l'intrusion sur leur territoire de groupes armés, de prédicateurs, d'organisations «  commandités » depuis des pays étrangers comme l’Arabie Saoudite, principal financier de l'islamisme dans le monde. La politique étrangère menée par l’Arabie, depuis l'invasion de l'Afghanistan par l'Union soviétique, a en effet consisté à appuyer des mouvements radicaux islamiques. Ryad cherche à faire progresser son influence en Afghanistan et, plus récemment, en Asie centrale ex-soviétique. Ce qui peut justifier la crainte des dirigeants russes et des pays d'Asie centrale, d'autant que les mouvements néo-fondamentalistes, abrités et aidés par les monarques d'Arabie, sont partisans du «  djihadisme » , c'est-à-dire d'une lutte sur tous les fronts « islamistes » (Tchétchénie, Philippines…)
  
Les russes sont prompts à s'accorder pour désigner l'islamisme comme une menace globale. Ils dénoncent le financement qui proviendrait essentiellement d’Arabie, fruit de la solidarité pan-islamiste. L'argent versé en Asie centrale et dans le nord-Caucase vise à l'instauration de régimes islamiques. Selon Olivier Roy, un spécialiste de l’islam, dangerosité au fondamentalisme proviennent de cette stratégie qui ne vise plus la conquête de l’État par en haut mais la ré-islamisation des sociétés par des actions de prédication, d'éducation.
 
La crainte que le néo-fondamentalisme puisse se propager au Nord Caucase suscite auprès des dirigeants russes une attention particulière, et les conduit parfois à réprimer ce radicalisme religieux sans pitié. En Ingouchie, en Tchétchénie et au Daghestan, c'est une lutte acharnée contre les extrémistes qui est menée par le gouvernement fédéral russe.
 
On se souvient de la « petite phrase » de Vladimir Poutine exprimant sa détermination à aller « buter les Tchétchènes jusque dans les chiottes ».
 
Les autorités ont procédé à des centaines d'arrestations, nombre d'entres elles étant totalement arbitraires. Des lois très restrictives sur la liberté religieuse ont été adoptées au Daguestan et  en Ingouchie, et une série de procès pour « tentative de déstabilisation du pays dans le but de mettre en place un régime islamiste » ont été engagés.
 
La répression s'est renforcée après l'attentat de mars 2010, attribué à des terroristes islamistes.
 
De plus, la lutte contre les islamistes est également le prétexte d'une lutte contre l'opposition politique, déjà considérablement réprimée en Russie. D'après des organisations de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International, les procédures d'arrestation et de jugement des suspects sont loin de respecter des conditions normales d'équité (preuves falsifiées, charges non sérieusement établies, usage de la torture..).
 
 
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