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Publié par Guy Millière le 22 août 2011

 

Voici quelques semaines, il semblait qu’il n’y avait pas de candidat républicain susceptible de l’emporter face à Barack Obama. Aucun, disait-on, n’avait la stature, le charisme, la crédibilité. Et puis, comme c’est souvent le cas dans les campagnes électorales américaines, une décantation s’est opérée. A un peu moins d’un an et demi de l’élection, le paysage se clarifie. Trois candidats se détachent. 
 
Le premier est une femme, Michelle Bachmann. Elle est l’incarnation de l’esprit d’un courant politique qui est né de la radicalité des mesures prises par l’administration Obama, et qui est devenu le vecteur de l’esprit de l’Amérique du temps des Pères fondateurs, celle de Thomas Jefferson et George Washington, James Madison et Thomas Hamilton : le tea party movement. C’est un mouvement que je connais bien : j’ai donné des conférences pour les tea parties dans plusieurs Etats. C’est un mouvement que les journalistes français dépeignent d’une manière absolument grotesque, et malheureusement, nombre de Français croient ce qu’écrivent les journalistes. Dans les tea parties, on est chrétien souvent, mais on est juif aussi et on sait que les Etats-Unis sont un pays judéo-chrétien, le seul pays judéo-chrétien. On défend l’idée d’état de droit lockéen et d’Etat minimum. On défend la liberté d’entreprendre, ce qui fait des Etats-Unis un pays unique, « la lumière qui luit au loin sur la colline » dont parlait John Winthrop en 1630, en une formule reprise souvent par Ronald Reagan. On sait que la paix vient de la force et de la détermination des défenseurs de la liberté. On est favorable à la démocratie et hostile au totalitarisme. On est résolument du côté d’Israël, et on est conscient du danger islamiste. On aime les Etats-Unis et leurs valeurs comme les Républicains depuis toujours, comme les Démocrates encore dans les années 1960. Michelle Bachmann porte tout cela dans son discours. C’est une femme intelligente, remarquable, courageuse. 
 
Le second candidat à se détacher est Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts, Etat de Nouvelle Angleterre qui vote plutôt à gauche, donc démocrate. C’est un homme d’affaires qui a montré qu’il savait gérer des entreprises et les faire fructifier, ce qui le distingue profondément d’Obama qui n’a jamais géré ou fait fructifier quoi que ce soit. C’est quelqu’un qui comprend l’économie et ses enjeux. C’est un conservateur traditionnel. On peut le considérer comme un Républicain modéré : il a fait mettre en place dans l’Etat dont il a été le gouverneur, le Massachusetts, un système de santé socialisant qui présente des ressemblances avec celui qu’Obama veut mettre en place à l’échelle fédérale. Il a repris quelques thèses écologistes qui ont semblé en faire un parent d’Al Gore. C’est un homme solide, tout à fait susceptible d’occuper le fauteuil présidentiel. 
 
Le troisième vient de déclarer sa candidature et fait déjà figure de favori, sans que rien ne soit joué. C’est Rick Perry, gouverneur du Texas. Et Rick Perry a beaucoup d’atouts dans son jeu : dix ans d’expérience en tant que gouverneur d’un des principaux Etats du pays, une gestion du Texas qui a maintenu une absence d’impôts d’Etat sur le revenu, des conditions propices à la création d’entreprise qui ont elles-mêmes fait que quarante pour cent des emplois créés aux Etats-Unis au cours des trois années écoulées l’ont été au Texas, un budget de l’Etat en équilibre, une loi permettant de lutter efficacement contre les recours abusifs à la justice contre les médecins, une expérience dans l’armée de l’air (il est officier de réserve). Rick Perry est, de surcroît, un Chrétien évangélique très pratiquant, un ami déclaré d’Israël, et un homme qui, tout en ayant une vision lucide des dangers de l’islam radical, comprend qu’il existe une bataille pour l’âme de l’islam. C’est lui aussi un homme solide, pleinement susceptible d’occuper le fauteuil présidentiel. 
 
Lequel des trois sera le finaliste ? Il est trop tôt pour le dire. Ce qui semble avéré est que Michelle Bachmann, quelles que soient ses qualités, ne sera pas à même d’être dans cette position. Elle est membre de la Chambre des représentants. Jamais quiconque n’est passé de la Chambre des représentants à la présidence, et il est très vraisemblable que son manque d’expérience à un plus haut niveau pèsera dans la balance. 
 
Le passé du parti Républicain inciterait à dire que Mitt Romney est bien placé : il a déjà mené une campagne présidentielle. Il apparaît à même d’attirer les voix des indépendants. Il a tout pour rassurer l’appareil républicain. Il risque néanmoins, en raison de sa modération, du système de santé qu’il a mis en place au Massachusetts, et de ses positions écologistes, de déplaire aux tea parties, qui ont désormais un poids avec lequel il faut compter. 
 
La dynamique présente incite à pencher en direction de Rick Perry : il est le plus ancien gouverneur républicain, ce qui en fait aussi un homme à même de rassurer l’appareil du parti. Ses positions, sur de nombreux sujets, sont très proches de celles des tea parties. Etant Chrétien évangélique, ami d’Israël et ouvert à l’islam modéré lui permet aussi d’espérer fédérer de manière assez large. Le fait qu’il soit officier de réserve de l’US Air Force joue aussi en sa faveur. Il a su, au Texas, attirer les voix des hispaniques. 
 
Ce qui devrait jouer sur la campagne au cours des mois à venir devrait être non pas l’aptitude des divers candidats à faire campagne (tous trois ont cette aptitude), mais la propagande négative venant du camp adverse et des grands médias qui, en 2008, ont basculé clairement dans le camp démocrate. 
 
Sarah Palin a fait l’objet d’une démolition en règle qui, malgré son immense popularité au sein des tea parties, l’a rendu quasiment inéligible, même si elle finit par se présenter le 3 septembre prochain. Et on a pu voir, en observant ce qui lui est arrivé, que la propagande peut fonctionner. Une femme remarquable et intelligente, qui a été gouverneur de l’Alaska et a dirigé une entreprise, a été travestie en abrutie par des gens qui ne seraient pas même dignes de cirer ses chaussures.
 
La démolition de Michelle Bachmann a commencé. Celle de Mitt Romney est en veilleuse pour le moment, mais peut déferler à chaque instant : le fait qu’il soit mormon sera sans aucun doute utilisé contre lui, le fait qu’il soit devenu très riche aussi. La démolition de Rick Perry est celle qui devrait se faire la plus intense au cours des semaines et des mois à venir. Chaque élément de son passé et de sa vie sera passé au crible, examiné au microscope et étalé ensuite de la façon la plus malveillante et la plus odieuse. Cela a d’ailleurs déjà commencé. Rick Perry, dira l’un, n’a pas géré le Texas d’une manière aussi bonne qu’il le dit, et il aurait des liens troubles avec l’industrie pharmaceutique ou avec des entrepreneurs chinois. Il a laissé exécuter un innocent injustement condamné à mort, dira un autre. Un troisième ajoutera qu’il est « stupide », et tentera d’accumuler des preuves plus ou moins frelatées. Les ennemis déclarés de toute forme d’islam prêts à faire la guerre à tous les musulmans de la terre sans exception le dépeindront comme un agent de l’islam, et souligneront ses liens avec le mouvement ismailien nizarite, sans chercher à savoir plus précisément ce qu’incarne le mouvement ismailien nizarite au sein de l’islam (une force de modération prônant la séparation stricte du religieux et du politique). Comme l’a dit en une formule un peu leste un commentateur voici quelques jours : Rick Perry doit s’attendre à un examen de proctologie sans anesthésie comme il n’en a pas subi depuis sa naissance. 
 
De toute façon, la campagne électorale à venir sera sale, violente. Ce sera une campagne au couteau. Selon la formule consacrée, il y aura du sang. 
 
La raison à cela est simple. Elle ne tient pas une seule seconde, comme on le dira en France, à l’ « extrémisme » des tea parties. Il faut être imprégné de marxisme et de stupidité crasse jusqu’au dernier neurone pour voir le moindre extrémisme dans la défense des principes fondateurs de la liberté individuelle et des droits de l’être humain. Les tea parties sont constituées de braves gens qui font partie de toutes les couches du peuple américain : des gens sans violence, et qui, lorsqu’ils se sont assemblés en un lieu, de façon toujours paisible, le laissent dans l’état d’ordre et de propreté où ils l’ont trouvé en arrivant. Les seuls slogans haineux entendus à proximité des tea parties émanaient de gens d’extrême gauche venus faire de la provocation, et rapidement évincés. 
 
Non. La raison à cela est l’extrémisme des démocrates et de la gauche, et de l’extrême gauche américaines aujourd’hui. Au temps de la présidence de George Walker Bush, ces gens se sont imprégnés d’une véritable haine et d’une rage parfois frénétique, n’hésitant pas à comparer Bush à Hitler ou à le décrire comme plus terroriste que Ben Laden. Et lorsque des manifestations anti-Bush ont été organisées, elles ont été accompagnées de dégradations et de saccages qu’on serait en peine de trouver là où passent les tea parties. 
 
Pour ces gens, l’élection de Barack Obama a été un aboutissement. Ils allaient enfin pouvoir révolutionner l’Amérique, la changer en un pays socialiste à l’européenne, détruire l’ « impérialisme » de l’intérieur, abolir à jamais aux Etats-Unis toute parole qui ne correspondrait pas à la ligne qu’ils entendaient imposer. La simple persistance de voix conservatrices, pourtant très polies et très factuelles, leur était insupportable : Fox news où aucun commentateur n’use de la moindre insulte devait être supprimée, a-t-on entendu dire ici ou là. Des chaînes où officient des insulteurs professionnels, mais de gauche, elles, comme MSNBC, n’ont pas de problèmes.
 
Non seulement Fox News continue (avec une victime néanmoins des campagnes hostiles, Glenn Beck, qui a dû quitter la chaîne fin juin), mais la révolution en Amérique ne se passe pas comme prévu : le pays est en récession, les files de chômeurs s’allongent, les investissements ne se font pas, la bourse s’effondre, et surtout, nombre de gens ne veulent pas manger en demandant la mendicité mais en ayant un vrai travail, et se révoltent contre la servitude qu’on leur promet.
 
La révolution à l’extérieur de l’Amérique ne se passe pas non plus comme prévu : et le regard favorable porté par Obama sur les dictateurs anti-occidentaux devient trop visible et trop flagrant, tout comme sa faiblesse et son inexpérience. 
 
Pour les démocrates, les membres de la gauche et de l’extrême gauche américaine, la présidence d’Obama risque de s’achever en désastre qui ruinera leurs espoirs pour longtemps. Après avoir touché le but ou presque, l’échec serait insupportable pour eux. 
 
Ils feront tout pour qu’Obama soit réélu, absolument tout, sauf engager des hommes de main pour des assassinats ciblés. Des fraudes sont très envisageables. 
 
Leur hantise serait de voir arriver au pouvoir un Président à même de redresser les Etats-Unis et de défaire ce qu’ils ont fait depuis janvier 2009. Certes, comme je l’ai dit, la révolution ne se passe pas comme prévu : les plus extrémistes se réjouissent du chômage et de la pauvreté, arguant que la fin du capitalisme ainsi se rapproche, mais ils ne s’attendaient à aucun sursaut de la population. Les mêmes se réjouissent des avancées de l’islam radical dans le monde musulman, mais ils ne s’attendaient pas à ce qu’Obama se montre aussi maladroit. 
 
Si Rick Perry (ou Mitt Romney) est élu en novembre 2012, et jusqu’au dernier moment, rien ne sera acquis, car tous les mauvais coups et tous les sales coups des démocrates, de la gauche et de l’extrême gauche, seront utilisés, ce ne sera que le début du redressement.
 
Il faudra s’attendre à une guerre de guérilla menée par les médias et les organisations de gauche et d’extrême gauche. Ce qu’a subi George Walker Bush pendant sa présidence donne un avant goût de ce à quoi il faudra alors s’attendre.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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