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Publié par Michel Garroté le 26 août 2011

Ce monsieur est-il devenu une menace pour Marine Le Pen ?

Aux présidentielles de 2012, un certain Carl Lang (à ne pas confondre avec le ‘Jack’ du même nom) pourrait bénéficier de l’investiture et donc du soutien de son propre mouvement, le Parti de la France ; ainsi que du soutien de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler ; et enfin du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret.

Et ainsi, Carl Lang pourrait récupérer, à son profit, jusqu’à 3% des voix, initialement attribuées à (ou prévues pour) Marine Le Pen et donc initialement attribuées au (ou prévues pour) Front National.

L’on peut toujours alléguer que 3% au premier tour, ce n’est rien ; et que de toute façon, le véritable enjeu sera le second tour. Il n’empêche que 3% restent 3% ; et que cela n’est pas rien, étant donné que le premier tour se jouera dans un mouchoir de poche, avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au total.

A ce propos, je lis dans une dépêche Reuters reprise par Le Point (cf. lien vers la source en bas de page) qu’une « coalition de petits partis d'extrême droite présentera un candidat à la présidentielle de 2012 pour contrer Marine Le Pen, dont ils dénoncent les orientations républicaines et, selon eux, démagogues. Le nom de leur champion, qui a de fortes chances d'être le président du Parti de la France Carl Lang, sera annoncé le 13 septembre lors d'une conférence de presse à Paris. "La candidature de Marine Le Pen est une imposture et l'objectif de cette union est de refonder la droite nationale", a expliqué Carl Lang. Pour l'ancien cadre du Front national, Marine Le Pen a pu faire illusion au début, mais ses positions "sont déconnectées des réalités du XXIe siècle". "Par des effets d'annonce, elle est en train de discréditer la droite nationale par ses positions économiques et sociales, par son discours sur la sortie unilatérale de la France de l'euro et par son discours étatiste et laïciste", dit-il ».

« "Tout ça, c'est de la démagogie sociale et dans le domaine économique, c'est archaïque. Malgré l'image que ça donne, elle est en train de ringardiser le discours national", ajoute-t-il. S'il parvient à réunir les 500 parrainages requis pour se présenter à la présidentielle, le "candidat d'union" pourrait priver la présidente du Front national de précieuses voix dans l'âpre bataille pour l'accession au second tour de scrutin. La dirigeante du FN, qui semblait en mesure de se qualifier pour le second tour au printemps, a en effet perdu du terrain dans les sondages pendant l'été et arrive à présent en troisième position avec 15 % à 20 % d'intentions de vote. Carl Lang considère que la fille de Jean-Marie Le Pen, qui a succédé à son père en janvier dernier et à laquelle il s'était vainement opposé, a ouvert un espace pour une coalition qui vise 2 % à 3 % des voix ».

« "Toute normalisation libère ipso facto de l'espace sur sa droite", confirme le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l'extrême droite. "À 2 % ou 3 % des voix, cela peut empêcher Marine Le Pen d'être dans le duo du second tour, même si l'hypothèse la donnant au second tour ne semble plus d'actualité pour le moment", dit-il. Jean-Yves Camus doute cependant qu'un tel candidat puisse réunir les parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à l'Élysée et qu'il y ait de la place en France à ce niveau pour deux formations d'extrême droite. "Dans aucun pays d'Europe, cette famille ne réussirait à présenter deux candidats. Mais une telle candidature peut constituer une force de nuisance" pour le FN, ajoute-t-il. Le politologue souligne que le futur candidat de la "droite nationale" va gêner Marine Le Pen dans la récolte des parrainages d'élus, qui est loin d'être acquise. Carl Lang, lui, juge l'objectif "tout à fait réalisable pour ses amis, d'autant que le candidat ne portera pas le nom de Le Pen." "Les réticences s'exprimeront moins", assure-t-il ».

« Le futur candidat bénéficiera du soutien du Parti de la France, de la Nouvelle Droite populaire (NDP) de Roland Hélie et de Robert Spieler et du MNR, autrefois dirigé par Bruno Mégret. Ces trois partis, qui prolongeront leur union lors des législatives de 2012, avaient déjà lancé des listes communes aux régionales de 2010, obtenant 3,8 % en moyenne dans les sept régions où ils étaient présents. Cette confédération pourrait essayer d'attirer Jacques Bompard, maire d'Orange et ancien élu FN, ainsi que diverses personnalités. "La porte est ouverte à tous les courants", confirme Carl Lang. Bruno Gollnisch, le rival malheureux de Marine Le Pen pour la présidence du FN, a choisi pour le moment de rester au sein du parti lepéniste avec nombre de ses partisans, qui voudraient y structurer une minorité interne forte. Cependant, d'éventuels ralliements à la coalition anti-Le Pen pourraient embarrasser un peu plus la présidente du FN. "Les partisans de Bruno Gollnisch ne font pas scission pour le moment, mais si une partie partait, ça leur amènerait des moyens", souligne Jean-Yves Camus »,conclut la dépêche Reuters reprise par Le Point.

J’ignore jusqu’à quel point, Jean-Yves Camus – cité dans la dépêche Reuters reprise par Le Point – est un « spécialiste de l'extrême droite ». Ce que sais, en revanche, c’est qu’avec 10 ou 12 candidats, voire plus, au premier tour des présidentielles, les candidats UMP, PS et FN vont jouer une partie d’échec, assez féroce, contre les nombreux « petits candidats ».

A vrai dire, le fond de ma pensée, c’est qu’au premier tour, chaque voix comptera ; et non pas uniquement chaque pour cent. Et bien malin celui qui peut pronostiquer, en août 2011, quels seront les deux candidats au second tour, en mai 2012. A mon avis, la « droite de la droite » et la « gauche de la gauche » donnent certainement, en ce moment déjà, de sacrés maux de têtes aux « grands candidats ».

Copyright 2011 Michel Garroté http://dreuz.info/

http://www.lepoint.fr/politique/extreme-droite-la-candidature-qui-pourrait-gener-marine-le-pen-26-08-2011-1366718_20.php

De quel genre de "droite nationale" s'agit-il ici ?

 

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