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Publié par Michel Garroté le 7 septembre 2011

Personnellement, je considère que la démocratie est un outil au service de la liberté, et non pas, une fin en soi. La statue dans le port de New York – reproduite en version miniature sur la Seine à Paris – n’est pas la statue de la démocratie, mais la statue de la liberté. Et ce n’est certes pas un hasard. Du reste, Alexis de Tocqueville, dans « De la démocratie en Amérique », au milieu du 19e siècle, l’avait déjà compris. Raymond Aron, des années 1950 aux années 1980, l’avait, lui aussi, très bien compris, notamment dans « L'Opium des intellectuels ».

La France intellectuelle d’aujourd’hui, en 2011 – à vrai dire, la France intellectuelle depuis 70 ans – a tendance à se gargariser, tantôt avec le mot « patrie », tantôt avec le mot « démocratie », sans pour autant pratiquer la liberté, la justice et la vérité (le temps d’une seule phrase, d’un seul coup de baguette magique, soit quelques secondes, De Gaulle a décrété, que les Français à 99% pétainistes, étaient, avec effet immédiat, devenus des Français à 99% gaullistes ; et pour remercier les USA d’avoir libéré la France, De Gaulle a fait dans l’anti-américanisme primaire, se rapprochant dans la foulée de l’URSS).

Jean François Revel, également, dans la seconde moitié du 20e siècle, avait saisi le problème, entre autre dans « La Tentation totalitaire » en 1976 et « Comment les démocraties finissent » en 1983.

L’actuel débat sécuritaire, et, son corollaire, à savoir l’idéologie anti-sécuritaire, sont un exemple typique de démocratie sans liberté. L’effarante imposture anti-sécuritaire interdit tout débat sur les questions sécuritaires. La gauche et l’extrême-gauche, avec la complicité active des médias, assimilent – automatiquement – au Front National, tout individu, dont les idées sécuritaires, ne sont pas, celles du Mrap, de SOS Racisme et de la Halde (dont le pseudo antiracisme n’est que le fond de commerce, sur le dos des contribuables, naturellement).

Cette effarante imposture anti-sécuritaire, d’une part, fait le lit du Front National (je suppose que c’est le but recherché : contribuer au transfert des voix de l’UMP vers le FN, afin d’affaiblir l’UMP et de renforcer le Parti socialiste) ; et d’autre part, cette effarante imposture anti-sécuritaire (au risque de déclencher une guerre civile) prétend interdire à l’UMP de répondre aux légitimes aspirations sécuritaires de la majorité des Françaises et des Français, ainsi que de la majorité des étrangères et des étrangers vivant en France.

A propos de démocratie, Pierre de Lauzun, Directeur général délégué de la Fédération Bancaire Française, a publié, cette année, un livre intitulé « L'avenir de la démocratie », paru chez F.X. de Guibert. Pierre de Lauzun estime que « la démocratie paraît triompher aujourd’hui, parce qu’elle n’a plus de rival : il n’y a pas de source alternative de légitimité politique. Cela ne lui garantit pour autant pas la pérennité. Régime politique fragile et complexe, ne fonctionnant que depuis peu de temps et sur une partie seulement de l’humanité, elle y a prospéré en s’appuyant sur la créativité économique du capitalisme et sur la solidarité émotivement forte de la nation.

Mais cet environnement évolue à grande vitesse. Et plus encore que la mondialisation, ce qui mine la société démocratique actuelle de l’intérieur, au moins dans les pays avancés, est le relativisme, cet ultime avatar d’un paradigme de neutralité présent dès les origines de la société moderne et dont elle se fait une gloire. C’est cette idée étrange que la société doit être neutre entre toutes les valeurs, chacun pouvant décider ce qui est bien ou mal, désirable ou condamnable, comme il l’entend sous la seule réserve du droit équivalent du voisin.

Ce relativisme, désormais poussé à son terme individualiste, détruit les bases personnelles et sociales de la citoyenneté comme de la communauté ; il ne s’accommode finalement que de l’arbitrage par l’argent, lui aussi par nature neutre entre les valeurs. Qu’est-ce qui menace à terme l’avenir de la démocratie, sinon cette conception délétère ? Qu’est ce qui peut sauver la vie en commun, dans chaque petite patrie comme sur la planète, sinon le recours, tolérant mais résolu, à la recherche du Bien commun comme fondement objectif du lien social ? », conclut Pierre de Lauzun.

A propos de sécurité, signalons, aussi, quelques analyses, de Heather MacDonald, parues dans le ‘Wall Street Journal’ et dans le City Journal’, analyses sur la criminalité et sur les émeutes urbaines (extraits ; liens vers les sources en bas de page) : « La récession de 2008-2009 a réfuté l’une des théories sociales les plus destructrices qui soit sortie des années 1960 : l’idée que les causes profondes de la criminalité résident dans l’inégalité des revenus et dans l’injustice sociale. L’économie ayant entrainé une suppression massive d’emplois en 2008, des criminologues et experts ont prédit que le crime exploserait, car la pauvreté serait, selon cette théorie, la cause profonde de l’augmentation des criminels ».

Heather MacDonald : « Pourtant, c’est le contraire qui s’est passé. Après sept millions d’emplois perdus, la criminalité a chuté à son plus bas niveau depuis le début des années 1960. Les conséquences de cette baisse sur la façon dont nous comprenons l’ordre social sont importantes. L’idée que la criminalité serait une réaction compréhensible à la pauvreté et au racisme s’est développée dans les années 1960. Si la criminalité est une réponse à l’inégalité des revenus, l’idée s’est imposée que le gouvernement pourrait mieux la combattre au moyen des services sociaux et de la redistribution des richesses et non par des arrestations et des incarcérations ».

Heather MacDonald : « Les années 1960 ont été par elles-mêmes un défi à la thèse du crime causé par la pauvreté. Les homicides ont augmenté de 43%, malgré une économie en expansion et une intensification des emplois gouvernementaux en faveur des résidents de quartiers défavorisés. La Grande Crise a également contredit l’idée selon laquelle les minorités auraient besoin de prédation, car les taux de criminalité ont chuté au cours de cette crise prolongée. Toutefois, la récession pourrait affecter les taux de criminalité si les villes réduisent leurs forces de police et si les États pratiquent la libération anticipée des prisonniers.

Heather MacDonald : Ces deux formes de réduction des coûts seraient contre-productives. La sécurité publique est la condition préalable au développement économique des villes. Dans les années 1990, à New York, la criminalité n’a pas diminué parce que l’économie s’est améliorée ; mais c’est plutôt l’économie de la ville qui a repris parce que la criminalité a diminué de moitié. Le maintien des taux de criminalité au plus bas, permet de garantir que les villes à travers le pays soient en mesure de profiter de la reprise économique quand elle viendra », conclut Heather MacDonald.

Comme nos lectrices et nos lecteurs l’ont certainement constaté, la précampagne des présidentielles (et des législatives…) de 2012, s’est ouverte – avec fracas – le lundi 29 août dernier. Le cirque politique va donc durer huit mois. Les tentatives d’intimidation et les menaces seront encore plus nombreuses que d’habitude. Les coups tordus et les boules puantes aussi. Sur notre blog, je souhaite – simplement – que nos rédactrices, rédacteurs, lectrices et lecteurs, ne se laissent pas intimider. Pas plus que de coutume. Car nous ne défendons pas uniquement la démocratie. Nous défendons aussi – et surtout – la liberté d’exprimer notre attachement à la société libre et laïque de culture judéo-chrétienne.

Copyright 2011 Michel Garroté – http://drzz.info/ 

Liens vers les sources en français :

http://www.pierredelauzun.com/spip.php?article33

http://www.contrepoints.org/2011/09/07/44484-la-pauvrete-a-l%E2%80%99origine-de-la-criminalite

Liens vers les sources en anglais :

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748703580904574638024055735590.html

http://www.city-journal.org/2010/eon0217hm.html

http://www.city-journal.org/2010/eon0514hm.html

http://www.city-journal.org/2010/eon0217hm.html

 
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