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Publié par Guy Millière le 7 septembre 2011

Divers journalistes américains ont commencé à donner à Barack Obama un surnom qui pourrait bien lui coller à la peau pendant les mois qui viennent : Président Zéro. Le zéro vient du nombre de créations d’emplois aux Etats-Unis pour le mois d’août : zéro. Il vient du chiffre de la croissance pour le même mois : zéro également. Il vient du bilan d’Obama au cours des deux années et demie qu’il a passé à la Maison Blanche : zéro toujours.
 
J’ai tendance à trouver ces journalistes américains trop gentils : si les deux premiers zéros correspondent à des chiffres avérés, le troisième est bien trop généreux. Le bilan de la présidence de Barack Obama aujourd’hui me semble effroyable, et nettement inférieur à zéro. 
 
Economiquement, à l’intérieur des Etats-Unis, il a créé un contexte réglementaire asphyxiant qui entraîne des surcoûts pour toute les entreprises et fait que les entrepreneurs qui n’ont pas fait faillite n’embauchent pas, et, fait sans précédent depuis des décennies, préfèrent faire tourner au ralenti leur entreprise plutôt que de créer des emplois et de prendre le risque de s’attirer, en créant des emplois, les ennuis qui vont avec. 
 
Economiquement toujours, Obama a, par sa « loi de stimulation » votée dès le début de son mandat, mis en place le plus grand programme de dépenses publiques de l’histoire du pays, sans autre résultat concret que la démultiplication de l’endettement. La loi sur la santé qu’il a fait voter dans la foulée, a été votée contre la volonté de la population, n’est toujours pas mise en œuvre, et a été invalidée, pour le moment, dans deux Etats pour non conformité à la Constitution. 
 
Et si on veut juger Obama à ses promesses et à ses affirmations, on doit dire que lorsqu’il est arrivé à la présidence, pour justifier la « loi de stimulation », il a déclaré que sans les dépenses immenses qu’il entendait mener à bien, le chômage en juin 2011 s’élèverait à 9%, chiffre qui, à l’époque était destiné à faire peur : la « loi de stimulation » a été votée et en juin 2011, le chômage s’élevait à 9,1%, chiffre officiel, qui ne prend pas en compte ceux qui ne sont pas comptés comme chômeurs parce qu’ils n’ont jamais travaillé, ceux qui ne sont plus demandeurs d’emplois parce qu’ils ont renoncé à chercher un travail, et ceux qui sont en situation de sous emploi parce qu’il ne disposent que d’un emploi à temps partiel. 
 
Obama a délibérément ruiné des secteurs entiers de l’économie américaine, en interrompant les forages pétroliers dans le golfe du Mexique, par exemple, ou en interdisant toute forme d’exploitation minière dans plusieurs Etats. En multipliant le nombre des gens qui sont au seuil de pauvreté, il a multiplié le nombre de gens vivant d’allocations sociales, et qui dépendent du gouvernement pour leur survie, selon la très cynique technique utilisée par les socialistes de tous les pays. 
 
Craignant pour leur réputation, tous ses conseillers économiques sont partis les uns après les autres pour retourner à l’université. Obama vient d’en nommer un, Alan Krueger : il l’a choisi parce qu’il a travaillé ces dernières années pour les syndicats et parce qu’il est partisan de la création de nouvelles taxes et d’une hausse du salaire minimum, et Obama entend s’appuyer sur les syndicats, en supplément des associations d’ « organisateurs de communauté » pour tenter d’obtenir sa réélection. 
 
Obama, peut-on ajouter, n’a réussi à faire voter qu’un seul budget, celui de l’année 2010. Le budget de l’année 2009 avait été voté sous son prédécesseur et il s’est contenté d’y ajouter des centaines de milliards de dollars de dépenses supplémentaires. Le budget de l’année 2011 n’est toujours pas voté. Il ne l’a pas été avant les élections de novembre 2010, car les deux chambres, pourtant aux mains des démocrates à l’époque, ont refusé de le voter en l’état, et le Congrès actuel ne l’a toujours pas voté, ce qui signifie que les Etats-Unis vivent dans une situation financière faite de vote de dépenses sans budget structuré, ce qui explique des crises comme celle qui a concerné le relèvement du plafond de la dette voici quelques semaines. 
 
Si on ajoute les cataclysmes provoqués par Obama en politique étrangère, on tombe encore un peu plus bas. 
 
Obama, faut-il le rappeler, a signé avec la Russie un accord de désarmement qui implique des actes de désarmement unilatéral de la part des Etats-Unis. Il a fortement contribué à la chute de Ben Ali et de Mubarak et a donné sa bénédiction à la montée des Frères musulmans vers le pouvoir en Egypte. Il a donné son feu vert au tournant islamique de la Turquie. Il a mené une politique d’apaisement très courtois vis-à-vis de l’Iran, fermant les yeux sur la répression des manifestations contre le régime, et réagissant très mollement à l’avancée du régime vers l’arme nucléaire. Il est entré en guerre contre la Libye sans jamais parler de guerre, sans consulter le Congrès, contre l’avis de l’Etat-major de l’armée américaine, et contre l’avis du Ministère de la défense américain. 
 
Le pays qu’il a incriminé le plus souvent et sur lequel il a exercé le plus de pressions est Israël. 
 
Et la façon dont il a contribué à la guerre en Libye a fait que celle-ci a duré cinq mois, débouche sur une situation favorable à l’islam radical et à la guerre civile prolongée, et favorable aussi au pillage des arsenaux libyens par al Qaida. 
 
Il a accru considérablement la dépendance des Etats-Unis par rapport à la Chine. 
 
Ceux qui veulent le créditer de l’élimination de Ben Laden doivent se souvenir que celle-ci s’est effectuée au moment où un différend opposait Ben Laden et Zawahiri. Zawahir était partisan d’un renoncement aux attentats et d’un entrisme dans les gouvernements islamistes en train de prendre forme dans plusieurs pays de la région. Ben Laden n’est plus là, et la stratégie Zawahiri est en train d’être mise en place : elle est énoncée explicitement dans des documents émanant directement de Zawahiri et mis en circulation au mois d’avril dernier. 
 
Les seules choses qu’on peut porter au crédit d’Obama est le fait qu’il ait renoncé à quelques-uns de ses plus ineptes de ses projets initiaux : la fermeture de Guantanamo, le passage de terroristes devant des tribunaux civils aux Etats-Unis. Il est vrai que s’il avait mené ces projets jusqu’au bout, il y aurait eu des protestations et des démissions dans l’armée et dans l’administration qu’il dirige elle-même.
 
Sur quoi, dès lors, Obama peut-il faire campagne ? Il ne peut pas s’appuyer sur ce qu’il a accompli, car on ne s’appuie pas sur une succession de désastres pour demander un second mandat. Il ne peut pas parler de « changement » et d’ « espoir » : la deuxième fois, cela ne marche pas. Il peut, comme il l’a fait ces dernières semaines, dire qu’il n’a pas eu de chance : l’économie allait repartir, et puis, il y a eu le tsunami au Japon, elle allait repartir encore, et il y a un orage tropical sur New York, et puis, s’il n’y avait pas la faillite de la Grèce… Il ne peut pas dire indéfiniment que c’est la faute de George Bush, la ficelle commence à être très usée. Alors, il lui reste à dépeindre ses adversaires comme des gens cyniques et sans scrupules qui veulent faire passer « leur parti avant le pays » et qui sont, dit-il, prêts à ruiner le pays pour être élus, plutôt que de permettre au pays de réussir avec Obama : les Républicains ne sont majoritaires qu’à la Chambre des Représentants, et depuis janvier seulement, mais Obama pense que les Américains sont des crétins et ne s’en apercevront pas. Il lui reste aussi à diaboliser les tea parties et les conservateurs, ou à laisser d’autres le faire. Joe Biden a dit que les tea parties étaient des terroristes voici quinze jours.
 
Le jour de la fête du travail, lundi dernier, Obama est allé parler devant une foule conquise : des syndicalistes, et il est allé leur présenter des échantillons du plan de création d’emplois qu’il entend présenter jeudi soir : il y aura beaucoup d’emplois publics pour des gens adhérant aux syndicats. Où sera pris l’argent ? Le discours ne le disait pas. Il y aura des travaux publics financés par le gouvernement. Avec quel argent seront-ils payés ? Le discours ne le disait pas non plus. Cela avait le goût et l’odeur d’un plan de stimulation bis, et cela résonnait comme un disque rayé. Mais les syndicalistes aiment ce genre de disques rayés. 
 
Avant qu’Obama prenne la parole, il l’a laissée au président du syndicat des routiers, les Teamsters, Jimmy Hoffa Jr. Celui-ci a dit que les syndicats étaient en guerre active contre les tea partes et qu’ils allaient les éradiquer, les chasser et leur botter les fesses. Il a traité collectivement les gens des tea parties, qui comptent des Sénateurs et des Représentants, de « fils de putes ». Quelques jours plus tôt, lors d’une réunion du « black caucus », l’un des dirigeants de celui-ci a dit que les tea parties voulaient revenir à la loi du lynch et les a dépeints comme une réincarnation du Ku Klux Klan. 
 
J’ai dit que la campagne allait être sordide. Je pense que ce sera la campagne la plus sordide de l’histoire du pays. 
 
Obama n’incarne plus aucun espoir, il veut faire peur, c’est tout ce qui lui reste. Il veut diviser le pays et inciter à la haine. Je ne sais ce qu’en pensent ceux qui l’idolatraient en France et voyaient en lui un nouveau Messie et un unificateur. Obama montre son vrai visage, et ce visage est fait de dogme, de mensonge, de manipulation, d’arrogance, de mépris et de ressentiment. 
 
Je dois le dire : cet homme m’inquiète. Je pense qu’il est prêt à tout pour rester au pouvoir. Un ami à Orlando, en Floride, me disait au mois de juillet qu’il craignait que se développe une atmosphère d’émeutes et de guerre civile à cause d’Obama, je le pensais excessivement pessimiste. Je dirai à présent que j’espère qu’il se trompe. 
 
Ce qui peut arrêter Obama ? Le parti démocrate et les élus démocrates, qui craignent une débâcle généralisée à l’automne 2012, et qui n’adhèrent pas en leur ensemble aux stratégies gauchistes de celui qu’ils ont très imprudemment porté vers la présidence.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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