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Publié par Guy Millière le 9 septembre 2011

Neuf cent soixante jours après le début de sa présidence, après avoir dépensé des sommes par milliers de milliards de dollars pour le seul plaisir de ruiner le pays, après avoir fait mettre en œuvre plus de 4600 réglementations diverses, destinées à asphyxier l’économie, après avoir ajouté des millions de chômeurs supplémentaires aux listes du chômage, après s’être offert des vacances de milliardaires à Marthas Vineyard, après être allé chercher le soutien de l’AFL-CIO (note de JPG : Fédération internationale regroupant plus de cinquante syndicats), des Teamsters et des syndicats de l’automobile à Detroit, ville sinistrée par les syndicats eux-mêmes, après avoir laissé son entourage traiter ses adversaires de « terroristes » et de « barbares » désireux de détruire le pays, Barack Obama a convoqué une réunion extraordinaire du Congrès, jeudi soir, aux fins de présenter son programme pour l’emploi, car, au bout de neuf cent soixante jours de présidence, Obama s’aperçoit qu’il serait utile d’arrêter de s’en prendre à l’économie et aux entrepreneurs, et de permettre que des emplois soient créés. 
 
Avec l’immense arrogance qui le caractérise, et dans une succession de poses mussoliniennes qu’il affectionne, Obama a délivré un discours conforme à ce qu’il est. Moins que zéro, disais-je récemment. Moins que zéro reste le chiffre adéquat.
 
Il n’a pas employé l’expression « plan de stimulation », car la deuxième fois, cela aurait ressemblé à du comique de répétition. Mais si l’expression n’y était pas, le contenu y était. 
 
Cela n’a été que promesses de créations d’emplois : dans l’enseignement, dans la fonction publique, dans des grands travaux de construction d’infrastructure, donc essentiellement dans des secteurs improductifs, ou dans des secteurs dépendant de commandes d’Etat, et impliquant creusement du déficit budgétaire. 
 
Comme le déficit budgétaire ne peut pas se trouver aggravé, Obama a ajouté que toutes les dépenses impliquées seraient payées. Comment ? Par des augmentations d’impôts sur les plus riches, et par un alourdissement de la fiscalité sur les investissements privés. 
 
Quelqu’un lui a, semble-t-il, soufflé l’extraordinaire idée qu’en augmentant les taxes sur les investissements, les investisseurs qui hésitent à investir aujourd’hui allaient le faire dans un élan d’enthousiasme. Pour que l’ensemble paraisse respecter quelques principes un peu plus acceptables, Obama a ajouté des crédits d’impôts pour tout emploi créé par une petite entreprise. Il a, bien sûr, présenté l’ensemble comme un paquet global à prendre ou à laisser.
 
L’objectif évident n’est pas de créer des emplois : même l’économiste le plus niais sait qu’aucun emploi ne peut être créé ainsi, et qu’augmenter les effectifs de la fonction publique est impossible dans un contexte où davantage de déficit budgétaire est impensable. Même l’économiste le plus niais sait que les recettes escomptées pour payer les dépenses supplémentaires ne seront pas au rendez-vous.
 
L’objectif est de tenter de piéger cyniquement les Républicains : ou ils acceptent le paquet, se renient en entérinant une augmentation d’impôts et de taxes, et leurs électeurs seront furieux, d’autant plus qu’il n’y aura pas d’emplois à la clé, ou bien ils refusent le paquet, et Obama leur fera endosser la faute de l’état désastreux dans lequel se trouve l’économie américaine.
 
Aux Républicains maintenant de dénoncer ce piège cynique.
 
Ce ne devrait pas être très difficile. La façon de procéder de Barack Obama n’a pas changé depuis le début. Les mots changent, pas la politique. Et, surtout, pas le comportement : l’arrogance et les poses mussoliniennes s’accompagnaient de mots : « Vous devez voter cette loi et la voter maintenant ». Obama doit parler sur ce ton à son chien, et je plains son chien. Il traite les Républicains de la Chambre des représentants comme ses chiens et leur demande de rentrer à la niche. Je doute qu’ils lui obéissent.
 
Obama était déjà le pire président de l’histoire du pays. Il tente d’établir des records qui seront difficile à battre par le prochain imposteur qui, d’aventure, sera peut-être un jour élu Président des Etats-Unis. 
 
Je doute en tout cas de plus en plus fortement qu’Obama puisse être réélu. 
 
Kinky Friedman, cowboy juif texan, disait récemment qu’il préférerait Charlie Sheen, un comédien cocaïnomane, connu pour ses frasques et ses propos délirants, à Obama pour occuper la Maison Blanche. 
 
Il est des jours où je dirais que je préférerais Charles Manson dans le fauteuil de Président à Barack Obama. Les gens s’apercevraient que Charles Manson souffre d’un désordre mental grave et sa carrière s’arrêterait vite. Je commence à me dire qu’il y a quelque chose de pathologique chez Obama, mais que trop peu de gens s’en aperçoivent pour l’arrêter.
 
Guy Millière
 
 
PS J’aurais pu noter qu’Obama, après avoir fixé l’heure de son discours à l’heure même du débat républicain de mercredi à la Reagan Library, l’a fixé au lendemain, une heure avant le lancement de la saison de football américain. Il a fait dire qu’il commencerait à parler à dix-neuf heure dix pour finir quarante cinq minutes plus tard, ce qui ne laissait pas de temps pour les républicains de répondre. Il a commencé à parler à dix-neuf heures huit, pendant trente deux minutes, ce qui aurait laissé le temps aux républicains de répondre. La Maison Blanche connaissait la longueur exacte du discours. Mesquinerie ? Allons : qui pourrait le penser ?
 
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