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Publié par Guy Millière le 19 septembre 2011

Avant de revenir de façon plus précise à ce qui conduit la France et l’Europe vers le pire, j’entends ici apporter des précisions qui seront aussi des réponses globales à mes lecteurs.
 
1. Je ne me définis en général jamais comme « phobe » ou « phile », surtout lorsqu’il s’agit d’un pays, car je me défie des définitions simplistes. Je ne suis pas « francophobe » : j’analyse ce que la France devient, et ce qui la détruit ou l’enferme dans des cercles vicieux, et j’essaie de proposer des réponses. 
 
Force m’est de constater certains faits : ainsi, ce qui a fait de 1789 une révolution désastreuse. Mes analyses, là, sont proches de celles d’historiens nombreux qui vont d’Alfred Cobban à Georges Gusdorf. Je ne suis pas « européophobe » : j’analyse la construction européenne, et je note ses défauts de fabrication, qui sont ceux inhérents à ce que Friedrich Hayek appelle le constructivisme. Je dis que le constructivisme mène au pire, et je constate ce qui survient présentement en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Irlande, etc. 
 
Je ne suis pas « américanophile »: je connais l’histoire des Etats Unis et la société américaine. Je sais sur quelles valeurs se sont fondés les Etats Unis, et je sais ce qu’ils incarnent jusqu’à ce jour. Je connais tous les soubassements de ce qu’on appelle l’antiaméricanisme. Je critique les Etats Unis quand ils sont dirigés par un Obama, et j’explique pourquoi. J’approuve davantage les Etats Unis dirigés par un Reagan ou un George Walker Bush, et j’explique aussi pourquoi. Jean Francois Revel a écrit un excellent livre appelé « l’obsession antiaméricaine » et j’en recommande vivement la lecture. 
 
Je ne suis pas « israélophile » : je connais l’histoire et la réalité d’Israël, je sais ce qu’incarne Israël, et s’il y a un pays qu’on doit défendre contre la haine et le mensonge, c est bien, aujourd’hui, celui là.
 
2. Si je dois me définir intellectuellement, ce que je fais le moins possible, car je ne veux pas m’enfermer dans des catégories closes, je me dirai libéral classique, jurisnaturaliste et conservateur, tendance néo-conservatrice. 
 
Je suis libéral classique au sens ou économiquement, le libre marché, le libre échange, et la libre entreprise me semblent le meilleur mode de création de richesse et de prospérité, dans le respect de la liberté et de la dignité de l’être humain. Les analyses économiques les plus fécondes et les plus pertinentes aujourd’hui sont, à mes yeux, celles de Hayek, Mises, Israël Kirzner, Gary Becker, Thomas Sowell, George Gilder et, en France, Pascal Salin. 
 
Je suis Jurisnaturaliste au sens ou je pense que sans l’idée de droit naturel, la défense et l’affirmation des droits de l’être humain s’anéantissent. Mes références, là, vont de John Locke à Leo Strauss. 
 
Je suis conservateur au sens où je pense que ce qui fait la grandeur et la fécondité de la civilisation occidentale vient des valeurs éthiques issues du judaïsme, et reprises par le christianisme : respect de la dignité de l’être humain en tant qu’être doué de raison, refus du mensonge, du vol, du viol, du meurtre, respect de la liberté de choix et de passer contrat, prise en compte de ce qu’en deçà des multiples contrats du présent, il existe un grand contrat, qui implique de comprendre pourquoi il existe ce que Russell Kirk appelle, des choses permanentes telles que la famille. 
 
Je suis néo-conservateur au sens où je pense que l’idée de dignité de l’être humain vaut pour tous les hommes, qu’il existe un devoir d’ingérence dans les pays où des dictateurs massacrent et exterminent, et que des valeurs éthiques fondées sur la démocratie et les droits de l’homme doivent guider la politique étrangère, et pour cela reposer sur des forces armées efficaces. 
 
Je ne suis un adepte ni du cynisme ni du relativisme disant que les valeurs fluctuent au gré du vent et des inclinations subjectives : le cynisme mène souvent à excuser ou justifier le pire, le relativisme aussi.
 
3. Enfin, je reviendrai sur mon parcours dans des livres à paraitre, mais je tiens à dire ici que je pense qu’il existe une éthique du travail intellectuel. Et je me tiens, autant que possible, à cet éthique, qui implique pour moi de me situer sur le terrain de la connaissance, de ne pas mentir, de ne pas édulcorer, et de ne pas transiger. 
 
Cette éthique m’a fermé les portes de grands journaux, d’émissions de télévision et de radio, de maisons d’édition. Elle m’a conduit à considérer que je devrais sans doute renoncer tôt ou tard à écrire en français, car le boycott que je subis me devient insupportable. Elle m’a conduit à ne pas écrire plusieurs livres dont j’avais le projet. Elle m’a conduit à être harcelé, persécuté, chassé. Mais je n’ai pas transigé. 
 
Si, pour publier plus largement ou parler davantage à la télévision ou à la radio, en France, j’avais dû biaiser ou me soumettre au conformisme ambiant, je ne l’aurais pas fait, et je ne l’ai d’ailleurs pas fait. Tout discours disant que j’aurais « raté » ceci ou cela est inepte : c’est si j’avais biaisé ou si je m’étais soumis que j’aurais raté. 
 
C’est la France qui, en laissant régner une police de la pensée qui stérilise tous les débats et qui, en empêchant de facto la circulation d’idées considérées comme fécondes dans les sociétés les plus libres et les plus prospères de la planète, rate son devenir et s’enferme vers le naufrage.
 
© Guy Millière, Sent from my iPad.
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