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Publié par Michel Garroté le 20 septembre 2011

La France creuse sa propre tombe par pure mondialophobie
 
 
Par Michel Garroté
 
 
Michel Garroté – En théorie, nombre d’analystes français font la distinction entre la mondialisation et le mondialisme. En pratique, hélas, nombre de ces analystes français assimilent la mondialisation au mondialisme et inversement. Ce qui, à son tour, permet à nombre de ces analystes français d’imputer le mal français, indistinctement, à la mondialisation ou au mondialisme. Et, ce faisant, nombre de ces analystes français ne pratiquent, en réalité, strictement aucune distinction, entre la mondialisation et le mondialisme.
 
 
Ceci les pousse à développer, sur le mondialisme, des thèses conspirationnistes telles que la France en a déjà connues, par exemple dans les années 1930-40. A cet égard, je reste persuadé, que, par pure « mondialophobie », la France est en train de creuser sa propre tombe. Du reste, je note que tous les candidats et toutes les candidates aux présidentielles françaises de 2012 brandissent, à des degrés certes divers, le même spectre des « marchés financiers », avec tout ce que cette formule peut représenter dans l’imaginaire collectif français.
 
 
Le problème, c’est que la « mondialisation » est une simple – et ancienne – réalité économique : les Phéniciens, Marco Polo, les négociants du XIIe siècle, sont autant d’acteurs de la mondialisation. Alors que le « mondialisme » est une fiction, une chimère, un leurre, un prétexte, un complot imaginaire, une conspiration inexistante, un faux alibi, une mauvaise excuse, un détournement des esprits et un bouc émissaire virtuel. Les deux seuls véritables problèmes économiques français sont, d’une part, le pouvoir surdimensionné, et, d’autre part, le train de vie exorbitant, de l’appareil de l’Etat et de ses fonctionnaires. La France est un pays où l’Etat et l’économie privée sont beaucoup trop imbriqués, avec les risques évidents de corruption majeure que cela peut entraîner.
 
 
Les Groupes Médias français, sont détenus par des groupes industriels français, eux-mêmes partiellement tributaires des commandes de l’Etat français. J’ai suffisamment longtemps travaillé dans le secteur privé pour savoir de quoi il retourne. Bien entendu, ces problèmes économiques français sont à placer dans un contexte à la fois historique et sociologique. Car en effet, l’on ne peut pas comprendre l’économie française actuelle, si l’on passe sous silence l’évolution, historique et sociologique, de la France, au fil des siècles. Ainsi par exemple, la Réforme protestante a profondément marqué la Monarchie française catholique, mais également l’économie française.
 
 
Le Sac du Palatinat perpétré par Louis XIV a dangereusement ouvert la brèche des contentieux franco-allemands qui ont suivis. La Révolution dite Française a génocidé l’Eglise régulière tout en épargnant l’Eglise séculière, ce qui a modifié en profondeur la vocation de l’Eglise catholique de France. La Révolution bolchévique de 1917 a fait – et fait encore – des adeptes en France. A la Libération, De Gaulle, en une seule petite phrase, par une sorte d’absolution collective précipitée, a transformé les Français pétainistes à 99% en Français gaullistes à 99%. Alors que l’Allemagne hitlérienne a été – au moins partiellement – dénazifiée.
 
 
A partir de cette phrase gaulliste, à partir de cette absolution gaullienne, la France a prétendu se reconstruire, avec, en guise de fondation, un mensonge. La Révolte de Mai 68 qui, certes, n’a pas pris le pouvoir au sens strictement politique, a néanmoins initié une révolution sociologique majeure, dont les effets se font encore sentir aujourd’hui. La France de 2011, avec 65 millions d’habitants, dont 6 à 10 millions de musulmans selon les estimations, s’inscrit dans un monde qui lui compte au total 7,5 milliards d’habitants. L’Inde et la Chine rassemblent, à elles seules, plus de 2,5 milliards d’habitants. Les USA, le Canada et le Mexique, autrement dit l’ensemble de l’Amérique du Nord (dont le Mexique a toujours fait partie), constituent un marché compétitif, notamment face à l’Inde et face à la Chine.
 
 
Tout cela porte le nom de mondialisation et tout cela n’est pas pour autant un fruit mauvais du soi-disant mondialisme. Nombre d’analystes français – je tiens à le préciser une fois encore – vous dirons qu’ils sont pour la mondialisation, mais contre le mondialisme. Mais lorsque je lis leurs analyses, je suis forcé de constater que leur soi-disant adhésion à la mondialisation, n’est qu’une manœuvre, dont le but ultime, est de diaboliser un soi-disant mondialisme. Un « mondialisme » dont j’affirme, une fois de plus, qu’il reste purement imaginaire.
 
 
J’ai le sentiment désagréable, qu’il est terriblement difficile, pour un nombre important de dirigeants français et de faiseurs d’opinion français, d’admettre que la France ne représente plus grand-chose, sur cette planète du troisième millénaire aux 7,5 milliards d’habitants. Et j’ai – aussi – le sentiment, encore plus désagréable que le précédent d’ailleurs, d’entendre et de voir, un nombre important de dirigeants français et de faiseurs d’opinion français, imputer, leurs propres échecs, aux Américains, aux Anglais, aux Juifs, aux Allemands ; maintenant aux Grecs ; demain aux Portugais, aux Espagnols et aux Italiens. Dans les textes dont je reproduis ci-dessous de larges extraits (que personne n’est obligé de lire d’ailleurs), l’on trouvera matière à réflexion, sur les points que je me suis permis d’évoquer ci-dessus.
 
 
Lefigaro.fr écrit, en substance, que Standard & Poor's a abaissé d'un cran les notes de crédit à long et court terme de l'Italie. L'agence de notation a également conservé une perspective négative sur l'évolution de l'activité économique italienne et redoute l'incertitude politique. Le plan italien d'austérité, de 59,8 milliards, qui ne convainc pas, combine hausse des impôts et baisse des dépenses. Par ailleurs, le gouvernement grec envisage la tenue d'un référendum sur le maintien de la Grèce dans la zone euro pour raffermir sa légitimité dans sa gestion de la crise de la dette. Un projet de loi préalable à ce référendum sera débattu dans les prochains jours. Les autorités grecques sont pressées par leurs créanciers étrangers d'accélérer les réductions des dépenses budgétaires tandis que de l'autre côté, des « manifestants » dénoncent quotidiennement les « ravages » de la politique d'austérité. Le Premier ministre George Papandreou, qui a rejeté par le passé l'idée d'un référendum, l'envisage désormais comme un moyen d'obtenir un nouveau mandat des urnes pour que son gouvernement poursuive la politique de rigueur attendue par les partenaires financiers de la Grèce, dont l'Union européenne et le FMI.
 
Je lis, en substance, sur le blog « européiste » de Jean Quatremer (dont je ne partage pas toutes les analyses) que, réunis à Wroclaw, en Pologne (extraits adaptés ; lien vers la source en bas de page), les ministres des Finances de la zone euro ont menacé Athènes de la laisser faire défaut si aucun progrès n’était accompli. Les 8 milliards d’euros, représentant la sixième tranche de l’aide de 110 milliards décidée en mai 2010 (à distinguer du second plan de 160 milliards décidé le 21 juillet dernier), ne seront en effet pas versée en septembre : « nous prendrons notre décision sur la prochaine tranche d’aide en octobre en nous fondant sur les déclarations de la troïka » (en clair, la Commission européenne, la Banque centrale européenne et Fonds Monétaire International), a menacé Jean-Claude Juncker, le Président de l’Euro-groupe et Premier ministre luxembourgeois. « La balle est dans le camp de la Grèce », a ajouté le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Olli Rehn. De fait, une partie de la droite européenne, qui est au pouvoir dans 14 des 17 pays de la zone euro, considère qu’il vaut mieux laisser purement et simplement tomber la Grèce plutôt que de déverser de l’argent dans un puits sans fond. Ainsi, le parti néolibéral slovaque, membre de la coalition slovaque au pouvoir, a annoncé qu’il ne voterait pas le second plan d’aide à la Grèce, ce qui prive le gouvernement de majorité au Parlement slovaque : « On doit laisser la Grèce aller à la faillite. Certes, les banques subiront des pertes, mais je ne comprends pas pourquoi les contribuables devraient supporter ces pertes », a estimé son président, Richard Sulik. En Allemagne, la CSU, la branche bavaroise de la CDU, le parti de la chancelière allemande Angela Merkel, tout comme les libéraux du FDP, membre de la coalition gouvernementale allemande, sont sur la même longueur d’onde. Ainsi, les opinions publiques sont lasses de payer pour un pays qui ne semble pas faire d’efforts, alors que la situation économique se détériore. Autant dire que la Grèce a désormais le couteau sous la gorge : « nous n’avons aucune marge de manœuvre budgétaire », a reconnu le porte-parole du gouvernement grec, Ilias Mossialos, conclut sur son blog Jean Quatremer.
 
Henri Fouquereau (dont je ne partage pas du tout l’analyse ci-après), sur medias-france-libre.fr, écrit en substance (extraits adaptés ; lien vers la source en bas de page) : avant de traiter du mondialisme, soulignons une erreur trop souvent commise entre Mondialisation et Mondialisme. Alors que la mondialisation est l'évolution naturelle de la société, une source de progrès perpétuel, le mondialisme lui, est au contraire, une idéologie qui, venue des pays anglo-saxons, a pour ordre d'établir un marché unique, de globaliser les choses en les fondant dans un seul moule, de défaire les Etats pour n'en laisser qu'un seul, et d'imposer aux hommes une gouvernance mondiale (Note de Michel Garroté – Ayant longtemps travaillé dans – et avec – des sociétés multinationales, je ne partage – évidemment – pas du tout, cette vision, conspirationniste et caricaturale, du soi-disant « mondialisme » ; vision hélas très ancrée dans l’esprit des Français, toutes tendances politiques confondues). Les mondialistes, le Général Gallois l'a dit, veulent instaurer la souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux, qu'ils jugent préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles. Ce mondialisme mercantile, rejette les religions, assure que le marxisme est une étape vitale et créatrice pour la vision internationale de l'homme et qu'il prépare l'étape ultime de l'instauration d'une nouvelle religion, basée sur la gestion et pour quelques uns, sur des profits et des bénéfices répétitifs. Ce mondialisme porte atteinte à la civilisation occidentale en général et à celle de la France en particulier. En détruisant nos valeurs et en laminant nos capacités, il frappe d'angoisse nos pays qui baissent les bras se retrouvant ainsi les derniers d'une classe globalisée. Le mondialisme oublie volontairement que le vivre ensemble ne peut être décrété par quelques-uns, qu'il doit être issu d'un consensus profond sur ce qui est essentiel, selon les déclarations du Prix Nobel de Sciences économiques Français, Maurice Allais. Maintenant le bilan : le mondialisme a totalement transformé les économies, cette mutation aucun homme n'en avait soupçonné l'ampleur et la rapidité, il a transformé les Etats nation en sociétés. Ce mondialisme là est une bête qui s'est emballée et que nul ne peut maîtriser. Il n'a pas d'âme, mais des muscles, qui sont Internet et les conteneurs, les battements de son cœur sont les marchés financiers, et le sang qui coule dans ses veines, des marchandises qui s'échangent à un rythme qui s'accélère.
 
Henri Fouquereau ajoute que le PIB mondial atteint un taux de croissance de moins de 5%, alors que les échanges progressent de plus de 20%. Doit-on en déduire que les pays occidentaux fabriquent moins chez eux et achètent plus à l'extérieur ? Oui sans nul doute et pour des questions de profits. Ce mondialisme occasionne des dégâts importants dans nos pays : chômage de masse, alimenté par le système des changes flottants. Dérèglementation totale de tout ce qui concerne les capitaux et les échanges de marchandises. Cette politique mondialiste a des effets encore plus profonds avec la publication d'images d'Etats occidentaux sur endettés, donc sans grands moyens d'action. Le monde émergent aperçoit désormais, un Occident qui n'a plus de projets à long terme. Ce mondialisme mercantile est une impasse pour l'humanité toute entière, car il entraîne des déséquilibres, qui génèreront fatalement une récession globale. Il existerait un coté positif à ce mondialisme. Il aurait permis de faire reculer la misère dans les pays en développement, pour environ 450 millions de personnes. Bien, très bien même, seulement les gouvernements du monde développé, n'ont jamais divulgué les chiffres de la misère qui s'est installée chez nous, misère pesante et provoquée par ce mondialisme. Autre coté déclaré positif, le mondialisme a permis la création d'une classe moyenne, qui consomme de plus en plus. Mais là non plus les choses ne collent pas, reprenons nos chiffres : PIB mondial à peine +5%, alors que certains pays émergents importants, présentent une croissance à deux chiffres. Comment est-ce possible ? Simple, parce que des pays sont tombés en récession et que nous sommes de ceux là. Ne nous laissons plus flouer, nos productions doivent être garanties fabriquées en France avec tel pourcentage de production nationale. Installons la marque France, car l'image de la France se vend. Dans ce mondialisme là, si la France s'y installe, ce sera le meilleur, et non plus le spéculateur qui gagnera. La France, forte du génie des Français, ne peut que gagner. Produire bon, beau, sur le long terme ça paye, alors chiche, Messieurs les politique, Messieurs les décideurs, il suffit d'un peu de courage, de beaucoup de pédagogie, de beaucoup d'indépendance et de souveraineté pour gagner. Mais nous gagnerons car nous le voulons et que la France le mérite, conclut Henri Fouquereau sur medias-france-libre.fr (lien vers la source en bas de page).
 
« L’Observatoire de l’Europe » (dont je ne partage pas toutes les « observations »), sous la plume de Jacques Sapir, écrit en substance (extraits adaptés ; lien vers la source en bas de page) que la crise de la zone Euro connaît depuis ces dernières semaines une accélération dramatique. La crise grecque a pris une tournure clairement incontrôlable. Un défaut de ce dernier pays ne peut plus être évité. Il peut seulement être retardé. Il peut survenir à partir du mois d’octobre 2011, même s’il est probable qu’il se produira entre novembre et décembre 2011. Ce défaut ne fait sens que si la Grèce sort de la zone Euro, ce qui pourrait survenir soit immédiatement soit dans un délai de 6 à 8 semaines après le défaut. Les conséquences sont alors les suivantes : la crise grecque impose de fournir, de 2012 à 2019, de 340 à 380 milliards d’Euros, à ce pays et ceci sans tenir compte d’une possible aggravation de son déficit et des besoins d’autres pays qui sont estimés à plus de 1000 milliards. Ce défaut est déjà clairement anticipé par les principales banques européennes. Mais le processus de transmission des « mauvaises dettes » à la BCE est loin d’être achevé. L’Allemagne a d’une certaine manière déjà « acté » de la sortie de l’Euro par la Grèce comme le montre le plan de soutien pour ses propres banques. Il est clair désormais que dans un certain nombre d’établissements bancaires européens on se prépare à la fin de la zone Euro. Avec le défaut et avant la sortie de la Grèce de la zone Euro, la spéculation se déchaînera contre le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie et peut-être la Belgique (Note de Michel Garroté – Pas la France ?). Elle se combinera avec une crise sociale grave en Espagne liée à l’interruption des allocations chômage pour une partie des chômeurs arrivant en fin de droit. Cette crise obligera l’Espagne à demander l’aide du Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) pour des montants excédant largement ce qui est pour l’instant prévu. Hors la Grèce, les besoins à court terme (2014) peuvent être estimés à 90 milliards pour le Portugal, 50 milliards pour l’Irlande, de 250 à 300 milliards pour l’Espagne (Note de Michel Garroté – Et combien pour la France ?). C’est donc un total de 390 à 440 milliards d’Euros qu’il faudra fournir pour les pays déjà en difficulté. Ce calcul laisse dans l’ombre le fait qu’avec l’aggravation de la spéculation, l’Italie et la Belgique devraient dès le début de 2012 demander une aide supplémentaire.
 
Jacques Sapir joute que par ailleurs le rythme de la crise en Espagne est aujourd’hui imprévisible. Si une accélération se produit, les sommes nécessaires augmenteront en conséquence. Cela a déjà été partiellement anticipé par les marchés depuis début août et a entraîné une chute dramatique et spectaculaire de la capitalisation des banques européennes. La chute de la capitalisation des banques européennes aura des conséquences importantes à court terme : la nécessité d’une recapitalisation de ces banques va se faire jour à très court terme. Elle sera massivement impopulaire dans tous les pays en raison du précédent de 2008. Les sommes nécessaires, en dépit des dénégations des ministres, pourraient bien être supérieures à 200 milliards d’Euros. En France, il faut s’attendre à une dégradation de la note des banques qui précèdera celle de l’Etat (Note de Michel Garroté – Enfin une remarque sur le grand bazar français !). Le risque d’un run bancaire ne peut plus être totalement écarté. Il pourrait nécessiter une nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire. On assiste désormais à un phénomène de fatigue de l’Euro, qui se caractérise par une incapacité des gouvernements à trouver des solutions qui soient à la fois communes et efficaces ; un sentiment qui gagne l’opinion, comme quoi la bataille est perdue ; une opposition croissante entre les pays de la zone Euro sur les solutions tant présentes que futures. L’Euro, dans sa forme actuelle est condamné. Les moyens évoqués pour stabiliser puis résorber les déséquilibres tant conjoncturels (comme la hausse rapide du poids des dettes souveraines) que structurels (le déficit de croissance avec le reste du monde développé, le phénomène d’euro-divergence entre les pays) sont aujourd’hui soit insuffisants soit politiquement impossibles. Les Eurobonds : cette idée est désormais dépassée. L’émission de titres de dettes englobant les pays à risques et les pays réputés « sains » aurait un taux d’intérêt prohibitif. La monétisation des dettes. Une monétisation des dettes pourrait être faite par la BCE directement en faveur des États et non comme aujourd’hui en rachetant aux banques des titres publics. Mais un certain nombre de pays de la zone Euro s’y opposent. Une stabilisation volontariste de la dette : outre qu’elle semble largement impossible dans de nombreux pays, si cette politique était appliquée, elle plongerait la zone Euro dans une profonde dépression que recréerait de la dette par disparition des ressources fiscales.
 
Jacques Sapir ajoute que la poursuite de la politique actuelle tentant de sauver l’Euro va provoquer d’ici quelques mois une grave crise dans les relations franco-allemandes. L’opposition entre les deux pays est désormais systématique. La Chancelière, Mme Merkel, est aujourd’hui politiquement affaiblie et ne peut, sans se suicider électoralement, faire accepter à l’Allemagne l’ampleur de la contribution nécessaire (Note de Michel Garroté – Ce n’est pas le sujet. Les Allemands ne veulent pas se ruiner eux-mêmes à force de payer pour les autres. Si les Français étaient dans la position économique des Allemands, ils raisonneraient exactement de la même façon. Et c’est ça, le sujet). Les conséquences sur la France risquent d’être dramatiques. Non seulement la contribution que notre pays devra verser, directement ou indirectement, sera lourde, mais les conséquences combinées sur la croissance d’une politique d’austérité draconienne et d’un taux de change surévalué nous condamneront à une longue période de récession et à une accélération du processus de désindustrialisation que nous connaissons déjà. L’Euro importe moins que le principe de coordination monétaire. Plus que l’Euro, c’est le principe d’une coordination des politiques monétaires qu’il faut sauver. Si des dévaluations sont inévitables, il faut les accepter mais faire en sorte qu’elles ne sortent pas d’un cadre préétabli. Pour cela, il importe de limiter les espaces de spéculations en contrôlant les mouvements de capitaux et en interdisant un certain nombre d’opérations sur les marchés. C’est pourquoi il faut accepter de passer du principe de coopération (dont le meilleur exemple est la monnaie unique) au principe de coordination et à terme soit faire évoluer l’Euro, soit le recréer comme une monnaie commune (Note de Michel Garroté – J’avoue ne plus rien comprendre à ce stade). L’agonie de l’Euro peut durer de six à dix-huit mois. Ses conséquences politiques peuvent être dramatiques tant à l’intérieur de chaque pays (et des élections sont prévues dans de nombreux de ces derniers en 2012 et 2013) qu’au sein de l’Europe. Dans la situation actuelle, la meilleure des solutions consisterait en une dissolution de la zone (euro) qui permettrait de mettre en avant immédiatement les institutions nécessaires à une transition ordonnée. À défaut d’une telle solution, il convient de se prémunir contre les effets les plus néfastes de cette agonie en prenant les mesures unilatérales de sauvegarde, le cas échéant en sortant de l’Euro, conclut L’Observatoire de l’Europe (lien vers la source en bas de page).
 
Michel Garroté
 
 
Copyright 2011 Michel Garroté – http://www.dreuz.info/ & Sources citées
 
 
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2011/09/la-zone-euro-menace-la-gr%C3%A8ce-de-faillite.html
 
 
http://www.observatoiredeleurope.com/L-agonie-de-l-Euro_a1537.html
 
 
http://www.medias-france-libre.fr/chroniques/13-henri-fouquereau/1539-mondialisme-fouquereau-crise
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