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Publié par Guy Millière le 20 septembre 2011

Comme je l’avais prévu, Obama ne se recentre pas. Il met la barre à gauche, voire à l’extrême-gauche. 
 
Bien qu’il le dénie, son thème de campagne sera désormais la lutte des classes. 
 
Après avoir proposé une loi de stimulation numéro deux sous le nom de loi pour l’emploi, et proposé près de cinq cent milliards de dollars de dépenses publiques supplémentaires, destinées essentiellement à créer des emplois de fonctionnaires, et à lancer des programmes de travaux publics, il a proposé, ce lundi, la façon de payer l’addition. 
 
Comment ? En faisant payer les riches, comme disait Marie-Georges Buffet au temps où le Parti Communiste français n’était pas encore devenu un groupuscule. Prenant ceux à qui il parle pour des imbéciles, il explique que les riches ne paient pas une « part équitable ». Et il propose donc de taxer ces derniers bien plus lourdement. Pour l’heure, une majorité d’Américains ne sont pas des imbéciles et savent encore que dans une économie de marché, ceux qu’Obama appelle les riches sont ceux qui investissent, créent des entreprises et créent des emplois productifs. Et cette majorité d’Américains voit les chiffres du chômage et ceux de la croissance, tous deux extrêmement préoccupants. Cette majorité voit qu’Obama dit aux investisseurs : investissez aux Etats-Unis et je vais vous saigner à blanc.
 
Dès lors qu’en France, l’analphabétisme économique prévaut, une explication est nécessaire. 
 
La tranche supérieure d’impôt fédéral sur le revenu, pour les personnes et les entreprises, aux Etats-Unis, est à 35%, ce à quoi s’ajoutent les impôts fonciers et les taxes d’Etat. Les revenus du capital investi sont taxés à 15%, mais dès lors que ce capital investi a déjà été taxé, avant investissement, au niveau de l’impôt fédéral sur le revenu, cela signifie que le capital investi est d’ores et déjà taxé à 50%. 
 
Jusqu’où veut aller Obama ? S’il voulait dissuader l’investissement et faire fuir les capitaux, il ne s’y prendrait pas autrement. S’il voulait tenter de faire monter une animosité entre les riches et les pauvres, sur un mode qui rappelle l’opposition entre le capital et le travail telle que définie chez Marx, il ne s’y prendrait pas autrement.
 
Electoralement, ce n’est pas une attitude qui est à même de lui apporter un nombre de voix suffisant pour l’emporter l’année prochaine. Dès lors, on peut se demander quel objectif il poursuit. 
 
Première hypothèse, il veut détruire un maximum l’économie américaine, quitte à ne faire qu’un seul mandat. 
 
Deuxième hypothèse : il compte galvaniser la gauche et l’extrême-gauche, les pousser à des violences et à des intimidations qui lui permettraient, par des moyens douteux, de l’emporter quand même. 
 
Troisième hypothèse : il veut tout à la fois galvaniser la gauche et l’extrême-gauche, détruire un maximum l’économie, et espère pouvoir compter sur les grands médias pour diaboliser ses opposants au point que les électeurs voteraient quand même pour lui. 
 
J’ai du mal à me rallier à la troisième hypothèse : Barack Obama est en train de perdre l’électorat juif, comme l’a montré l’élection dans la neuvième circonscription de New York, et ce n’est pas l’impasse dans laquelle il s’est enfermé dans le dossier « palestinien » qui va arranger les choses. Il est en train de perdre l’électorat hispanique, comme le montrent les sondages. Il lui reste la technique de la destruction maximale et du conflit social. Je pense qu’Obama fera un seul mandat et qu’il l’a choisi. Je pense qu’il a décidé d’abandonner toute retenue. Le visage de l’Obama d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui du temps de la campagne de 2008. Les sourires sont rares. Les mimiques sont dures, autoritaires, arrogantes. C’était visible dans le discours prononcé devant le Congrès. C’était visible le 11 septembre : le contraste entre l’humilité et l’émotion de George W. Bush et la pose mussolinienne d’Obama était flagrant. Le psaume lu par Obama était énigmatique et pouvait laisser entendre que les attentats du World Trade Center étaient un châtiment divin.
 
Plus que jamais, les Républicains ne pourront perdre que s’ils s’y prennent très mal. 
 
Je n’ai pas commenté le deuxième débat, organisé par CNN. Je l’ai regardé. J’éprouvais à la fin une forme de malaise. On pouvait avoir aisément l’impression que l’homme à abattre était non pas Obama, mais Rick Perry. 
 
Mitt Romney a confirmé qu’il est un Républicain mou et tiède : mieux qu’Obama, mais pas du tout enthousiasmant. Hermann Cain a montré qu’il ferait un excellent conseiller économique et a été brillant. Ron Paul a achevé de se discréditer en disant, sous les huées du public, au lendemain du onze septembre, que les attentats survenus il y a dix ans avaient été commis par la faute de l’impérialisme américain. De petits candidats que je ne veux pas même citer ont montré leur petitesse. Michelle Bachmann a perdu l’intégralité de l’estime que je pouvais avoir pour elle en se livrant à des attaques très basses et très calomnieuses contre Perry, qu’elle a accusé d’abus de pouvoir, de corruption et de violence sur enfants. Elle a ensuite développé un discours délirant sur les vaccins. Elle s’est, à mes yeux, totalement discréditée. Pire : elle a fourni des munitions au camp Obama. Newt Gingricht a immédiatement compris et a souligné que l’adversaire était Obama. Rick Perry ayant passé son temps à répondre aux attaques n’a pu présenter ses arguments. J’espère que le prochain débat, qui aura lieu jeudi soir, sera de meilleure qualité et ne sera pas un jeu de massacre entre Républicains, mais un élément de la campagne pour qu’un Républicain remplace Obama en janvier 2013. 
 
Obama a ravagé l’économie américaine et entend continuer. Il est impliqué dans deux affaires troubles dont on ne parlera pas en France, mais qui montrent ce qu’il est.
 
La première concerne une firme de fabrication de panneaux solaires appelée Solyndra, montée par un gros contributeur à la campagne d’Obama en 2008. Solyndra a englouti cinq cent millions de dollars d’argent public avant de déposer son bilan, après une année d’activité. Une enquête est en cours. Elle risque fort d’être étouffée. 
 
La deuxième affaire est appelée Fast and Furious, aux Etats-Unis, et concerne la fourniture par des agents fédéraux de stocks d’armes à des trafiquants de drogue mexicains. L’objectif « officiel » était de tracer la circulation des armes pour démanteler des réseaux, mais dès lors que les armes sont passées au Mexique, et dès lors que la police américaine ne peut intervenir au Mexique, l’objectif « officiel » semble peu crédible. Les armes fournies par le gouvernement américain ont déjà servi et fait des morts, au Mexique. Des membres des patrouilles de frontière américaine ont aussi été abattus. Une enquête est en cours là aussi. Elle risque fort d’être étouffée là encore.
 
Vous n’en entendrez pas parler dans les médias français, non. Le rideau de fer est maintenu fermé, et certaines informations ne passent pas le rideau de fer. 
 
Si je faisais un deuxième livre sur la présidence Obama, j’aurais beaucoup à dire. Peut-être le ferai-je. Je dois dire que j’hésite. Ce serait un livre étouffé comme les affaires judiciaires impliquant Obama aux Etats-Unis.
 
Nous vivons une triste époque. Et je n’ai pas parlé de ce qui va se passer cette semaine aux Nations Unies. J’aurai amplement l’occasion d’y revenir.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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