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Publié par Michel Garroté le 22 septembre 2011

Michel Garroté – Pour l’instant, Sarkozy n’est pas – directement et irrémédiablement – touché par le Karachigate. Cela dit, l’affaire de Karachi s’ajoute à celles des valises africaines et autres casseroles nauséabondes. A sept mois des présidentielles, tout semble indiquer que d’ici avril 2011, d’innombrables bombes puantes vont être lancées dans la foule électorale en délire. Sarkozy peut, pendant un temps encore, jouer à celui qui se situe bien au-delà de ces vilainies. Et donc jouer à celui qui n’est pas le moins du monde tenu d’y répondre. Le problème, c’est que Sarkozy peine à tenir ce rôle qui se voudrait souverain, mais qui, en réalité, passe pour hautain. Pire, à trop revêtir la tenue du roitelet sans peur et sans reproche, Sarkozy risque d’irriter la foule électorale, soumise, en permanence, à l’odeur irrespirable de puantes révélations.

C’est en somme assez téméraire de humer, en odeur de sainteté, la fleur de lys, tandis que le peule suffoque dans de cloaquesques effluves, abondamment relayées par les médias. Peut-on vraiment sentir la rose – et rester blanc comme neige – lorsqu’on a trempé dans la politique française durant trente ans ?

N’est pas grand seigneur qui veut. Encore faut-il en avoir la taille et l’envergure, être crédible, et non pas, sembler arrogant, et, ne surtout pas, paraître bouffon.

Car les Français pourraient alors être tentés, très tentés, de voter PS et FN. Non pas par conviction, mais afin de voter contre Sarkozy, rien que pour voter contre Sarkozy. A cet égard, s’il est vrai que l’intéressé est nul, force est de constater que ses conseillers en communication le sont encore davantage. Cela n’excuse rien, d’ailleurs…

A ce sujet, je lis dans une dépêche Reuters signée par Yann Le Guernigou (extraits ; lien vers source en bas de page) que « les mises en examen successives de Thierry Gaubert et Nicolas Bazire changent la donne. Pour François Miquet-Marty, directeur de l'institut Viavoice, "Nicolas Sarkozy n'est certes pas mis en cause directement, mais son entourage l'est. Cela concerne la campagne présidentielle de Balladur, dont il a été une des chevilles ouvrières et une certaine façon de faire de la politique". "Quand bien même la justice s'en tiendrait aux personnes mises en cause, il aura du mal à s'exonérer en disant que cela ne le concerne pas", ajoute-t-il ».

« Thierry Gaubert a été un proche collaborateur de Nicolas Sarkozy dans ses premières années en politique, participant à sa conquête de la mairie de Neuilly en 1983 puis travaillant comme conseiller à Bercy quand il devint ministre du Budget en 1993. Directeur de cabinet d'Edouard Balladur à Matignon, Nicolas Bazire était de son côté l'alter ego de Nicolas Sarkozy dans l'animation de la campagne présidentielle du Premier ministre et est resté depuis son intime, même s'il a pris ses distances avec la politique ».

« Après un passage dans la banque d'affaires chez Rothschild & Cie, cet ancien officier de marine passé par l'Ena a été recruté par le patron de LVMH, Bernard Arnault, qui en a fait son bras droit à la tête de son empire du luxe. Il avait été des invités de la soirée du Fouquet's, le célèbre restaurant des Champs-Elysées où Nicolas Sarkozy a fêté sa victoire le 6 mai 2007, puis a été le témoin de son mariage avec Carla Bruni en février de l'année suivante. Nicolas Bazire est aujourd'hui un invité régulier de l'Elysée et son nom avait brièvement circulé pour remplacer Claude Guéant quand celui-ci a été nommé ministre de l'Intérieur ».

« "Entre les révélations de (l'avocat Robert) Bourgi (sur les financements politiques occultes), les accusations sur l'existence d'un cabinet noir de l'Elysée animé par Claude Guéant et cette affaire de Karachi, on est dans une séquence qui ne sent pas bon", estime Gaël Sliman, responsable du département opinion de l'institut (BVA). "Au moment où Nicolas Sarkozy veut présidentialiser son style, l'idée que tout cela réactive le sentiment du 'tous pourris' en politique, qui profite à Marine Le Pen, ne paraît pas saugrenue", ajoute-t-il ».

« Pour François Miquet-Marty, directeur de l'institut Viavoice, ces affaires pourraient faire des dégâts dans une opinion publique où, depuis les excès qui ont conduit à la crise financière, "se ressent de plus en plus, à gauche comme à droite, une exigence de comportements vertueux de la part des dirigeants" ».

« Gaël Sliman juge que le dossier Karachi est potentiellement d'autant plus dommageable pour Nicolas Sarkozy qu'il est toujours handicapé dans l'opinion par une image "d'homme qui aime l'argent, qui est proche des puissants et qui, aux yeux des Français, favorise les plus riches à travers son bouclier fiscal". "Tout cela risque de renforcer un trait d'image qui pénalise beaucoup" celui qui avait promis une présidence "irréprochable" », conclut Yann Le Guernigou, dans une dépêche du service français de l’agence de presse britannique Reuters.

Michel Garroté http://dreuz.info/ & Sources citées

http://fr.news.yahoo.com/karachi-des-mises-en-examen-tr%C3%A8s-g%C3%AAnantes-pour-133541699.html

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