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Publié par Michel Garroté le 24 septembre 2011

Un "Etat palestinien" basé sur ce genre de salut ?

Michel Garroté  Tandis que, ce vendredi, 23 septembre 2011, le palestinien Mahmoud Abbas demande l’adhésion d'un « Etat de Palestine » à l'ONU, la question que certains se posent est : demander cela au Conseil de Sécurité de l’ONU ou demander cela à l’Assemblée générale de l’ONU ? En réalité, aujourd’hui Mahmoud Abbas présente sa demande d'adhésion d'un « Etat de Palestine » au Secrétaire général de l'ONU. Cette simple présentation d’une demande d’adhésion au Secrétaire général n'aboutira évidemment pas aujourd’hui vendredi, puisque ce genre de procédure prend des semaines. Concrètement, deux options s’offrent à Mahmoud Abbas pour obtenir, à l’ONU, la reconnaissance et l’adhésion d’un « Etat de Palestine ». La première option consiste à s'adresser au Conseil de sécurité, qui est la seule entité habilitée à approuver l'adhésion d'un Etat à l’ONU.

Pour être approuvée par le Conseil de sécurité, l’adhésion d'un nouvel Etat doit obtenir au minimum neuf voix, sur un total de quinze, sans veto de l'un des membres permanents. Or, les USA ont annoncé qu'ils utiliseront leur droit de veto. Et ils ont bien raison. Car contrairement à l’idée constamment véhiculée, il n’y a pas urgence. Le conflit, nous ressasse-t-on sans arrêt, « dure depuis soixante ans ». Soixante ans ? Et alors ? Il paraît que l’Univers compte 4 ou 14 ou 40 ou 140 millions d’années. Que sont soixante ans d’histoire au Proche Orient plusieurs fois millénaire ? Les véritables urgences sont ailleurs. Et il serait temps que les Occidentaux nettoient devant leurs portes, avant de donner, sept jours sur sept, des leçons au peuple juif israélien. Du reste, un vote au Conseil de sécurité n’interviendrait qu'après examen de la demande palestinienne, ce qui prendrait plusieurs semaines.

Pour éviter cela, Mahmoud Abbas peut choisir la deuxième option, à savoir soumettre dans l’immédiat une motion aux 193 Etas-membres de l'Assemblée générale (AG) de l’ONU. Sachant que le vote proprement dit n’interviendrait que des semaines après la soumission, à l’AG, de la motion. De toute manière, l'AG n'a pas le pouvoir d'accepter l'adhésion d'un Etat à l'ONU. Elle peut, en revanche, accorder aux palestiniens le statut d'Etat non membre ou d'Observateur renforcé. Ce qui, certes, est déjà le cas du Vatican ; mais le cas du Vatican n’est en rien comparable à celui des palestiniens. A vrai dire, dans ce qu’il est convenu d’appeler l’opinion publique, la confusion est grande, notamment en raison du fait que nombre de journalistes écrivent tout et son contraire, et, surtout, ne maîtrisent pas le sujet tout en défendant systématiquement les points de vue  confus et ambigus  des palestiniens.

Un "Etat palestinien" qui rayerait israël de la carte ?

A ce propos, et, pour essayer contrebalancer les points de vue palestiniens relayés par les médias du monde entier, citons ici Joël Rubinfeld qui écrit (extraits adaptés ; cf. source en bas de page) : « La démarche posée par le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas auprès de l’ONU pour y gagner la reconnaissance d’un État consacre une anomalie que l’on pourrait qualifier ‘d’exception palestinienne’, exception sans laquelle cette requête aurait été rejetée aussitôt présentée. En effet, la résolution 242 de l’ONU adoptée en 1967 dans sa version anglaise reconnaît entre autres à Israël le droit à ‘des frontières sûres et reconnues’. De même, elle ne lui demande pas de se retirer des territoires conquis durant la guerre des Six Jours, mais bien de certains d’entre eux dont l’étendue sera négociée entre les parties concernées. En outre, les Accords Intérimaires signés entre Israël et les Palestiniens en 1995 dans le cadre du Processus d’Oslo stipulent explicitement l’obligation faite aux parties contractantes de négocier bilatéralement les solutions aux ‘core issues’ (ndmg – difficile de traduire en français, l’on pourrait traduire par ‘questions importantes’). De même, ces Accords Intérimaires – contresignés en qualité de témoins par les Nations Unies, l’Union européenne, les États-Unis, la Russie, l’Egypte et la Norvège – mettent l’accent sur l’interdiction qui est faite à Israël et aux Palestiniens de prendre des initiatives unilatérales de nature à changer le statut des territoires disputés. La reconnaissance d’un État palestinien – qui ne résulterait pas de ces négociations bilatérales, de la fin des revendications croisées et d’une déclaration solennelle de la fin du conflit entre les signataires – est à cet égard formellement proscrite ».

Joël Rubinfeld :« Pour ces différentes raisons, la demande palestinienne contrevient aux accords conclus sous l’égide notamment des Nations Unies. Le problème est que nul dans la communauté internationale ne rend les Palestiniens comptables de leurs actes, de leurs déclarations et de leur signature – il est à cet égard piquant de constater que ceux-là mêmes qui taisent les ruptures contractuelles du fait de l’Autorité palestinienne sont les premiers à invoquer le droit international lorsqu’il s’agit d’épingler Israël. Cette nonchalance coupable ne se limite pas à l’aspect strictement juridique de la question. Les récentes déclarations de hauts responsables palestiniens devraient inciter chacun d’entre nous à s’interroger sur les réelles motivations de l’initiative palestinienne à l’ONU. Il y a d’abord les propos tenus le 13 septembre, dans le quotidien américain ‘The Christian Science Monitor’, par l’ambassadeur palestinien à l’ONU, Maen Rashid Areikat. Répondant à une question sur les droits des minorités dans la future Palestine, il déclare que cet État sera ‘free of Jews’, c’est-à-dire, comme cela se disait naguère à Berlin, ‘Judenfrei’.Il y a ensuite cette interview de l’ambassadeur palestinien au Liban, Abdullah Abdullah, publiée le 15 septembre dans le journal libanais anglophone ‘The Daily Star’. Dans les colonnes du quotidien libanais, celui-ci annonce que ‘les réfugiés palestiniens ne deviendront pas citoyens du nouvel État palestinien’ et ce d’où qu’ils viennent. Il précise que ‘même les réfugiés palestiniens qui vivent dans [les camps de réfugiés] à l’intérieur de l’État [palestinien] sont toujours réfugiés. Ils ne seront pas considérés comme des citoyens’.

Joël Rubinfeld :« Et Abdullah Abdullah d’ajouter : ‘Lorsque nous aurons un pays accepté en tant qu’État-membre des Nations Unies, ce ne sera pas la fin du conflit. Ce n’est pas une solution au conflit. Ce n’est qu’une structure qui va modifier les règles du jeu’. Les choses ont le mérite d’être claires ! Les Palestiniens savent pertinemment qu’Israël ne peut souscrire au principe d’un État qui pratiquerait l’épuration ethnique, a fortiori lorsque les victimes sont exclusivement et collectivement juives, pas plus qu’il ne peut entériner l’émergence de l’État-Nation du peuple palestinien dont les propres ressortissants seraient voués à conserver leur statut de réfugiés dans le but précis de faire par la suite d’Israël un second État palestinien. La création d’un État-Nation pour les Palestiniens est-elle dès lors souhaitable ? Assurément, au même titre qu’elle devrait l’être pour les Tibétains ou les Kurdes – orphelins de l’opinion publique. Si la question posée aux Nations Unies est de valider la création d’un État qui ne résoudra rien à la question palestinienne, d’un État ontologiquement raciste,Judenfrei avec les ‘modérés’ du Fatah au pouvoir, Judenrein avec le Hamas aux manettes, alors, la communauté internationale doit naturellement lui opposer une cinglante fin de non-recevoir. Du moins devrait-il en être ainsi dans un monde régi par les principes de justice, de cohérence et de responsabilité ».

Joël Rubinfeld :« Mais l’ONU n’est pas l’Île aux enfants, pas plus que le Libanais Nawaf Salam, président du Conseil de sécurité, n’est Casimir ou le Qatari Nassir Abdulaziz Al-Nasse, président de l’Assemblée générale, n’est Hyppolite. Composée majoritairement de Nations non démocratiques qui font peu de cas des considérations humanistes, l’Assemblée générale des Nations Unies, avec ses193 États-membres (chacun possédant une voix), dispose d’une majorité anti-israélienne automatique emmenée par les 57 États-membres de l’Organisation de la Coopération Islamique. Le diplomate israélien Abba Eban, ambassadeur de l’État juif à l’ONU dans les années 1950, a finement résumé, il y a déjà 40 ans, le climat qui règne dans le cénacle onusien : ‘Si l’Algérie présentait une résolution à l’ONU, déclarant que la terre est plate et que c’est Israël qui l’a aplatie, elle serait approuvée par 164 voix pour, 13 contre et 26 abstentions’. Aussi longtemps que les palestiniens adopteront cette stratégie de l’évitement des négociations directes avec Israël, négociations au terme desquelles ils seraient tenus in fine de reconnaître qu’Israël est l’État-Nation du peuple juif, ils priveront cette partie du monde d’une paix tant désirée », conclut Joël Rubinfeld.

Copyright Michel Garroté www.dreuz.info & Sources citées

http://www.rubinfeld.be/publications/tribunes/240-l-exception-palestinienne

L'Autorité palestinienne doit d'abord éduquer ses enfants au travail et à la paix

 

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