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Publié par Guy Millière le 8 octobre 2011

Au fil du temps, une décantation s’opère. Les élections primaires républicaines permettent de voir se dessiner les contours de ce qui va suivre et qui devrait mener logiquement à l’élection d’un nouveau Président des Etats-Unis à l’automne 2012. 
 
Deux candidats potentiels ont annoncé cette semaine qu’ils renonçaient à se présenter. 
Le premier est Chris Christie, gouverneur du New Jersey depuis deux ans. Chris Christie n’a, en fait, jamais envisagé d’entrer dans la course, mais divers commentateurs conservateurs l’y poussaient. Il a dit non plusieurs fois, et a fini par le faire d’une manière nette et définitive cette semaine. Dans la mesure où il est un Républicain modéré, c’est une bonne nouvelle pour Mitt Romney. 
 
Le deuxième est Sarah Palin. Celle-ci a, sans doute, regardé les sondages. Ceux-ci lui permettaient d’espérer dix à douze pour cent de voix. Plutôt que d’apparaître dans une position secondaire, elle a préféré garder son statut de commentatrice et de star des tea parties. C’est une femme intelligente, brillante et courageuse : elle aura, je pense, un avenir brillant. Pour l’heure, la diabolisation disséminée par les grands médias a fait son effet. 
 
Parmi les candidats déclarés, plusieurs sont déjà quasiment éliminés, et le seront dès les premiers votes. Jon Huntsman n’est pas parvenu à convaincre, ce qui est logique, puisqu’il incarne l’aile gauche du parti républicain. Rick Santorum n’a pas convaincu non plus : un style trop crispé, parfois trop agressif sans doute. Gary Johnson est tout simplement inexistant. Michelle Bachmann, comme je l’avais prévu suite à ses propos reliant vaccins et retard mental, a sombré et perdu toute crédibilité. 
 
Ron Paul durera un peu plus longtemps, car il a derrière lui des militants très mobilisés, mais, comme je l’ai déjà dit, si ses propos en matière économique sont pertinents, dès qu’il aborde la politique étrangère, il devient catastrophique. Dire que l’Iran a le droit d’avoir la bombe atomique est suicidaire, lorsqu’on s’adresse à un auditoire américain aujourd’hui, sauf s’il est composé de gauchistes. 
 
Newt Gingricht durera un peu plus longtemps lui aussi : il dispose d’une crédibilité, d’une solidité et d’une cohérence intellectuelle incomparables. Il aurait tout, sur le papier, pour devenir Président. Mais dans la réalité, il n’a pas su organiser sa campagne. 
 
Il reste donc trois candidats. C’est entre eux, sans doute, que tout va se jouer. 
 
Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts fait la course en tête, mais il ne parvient pas à dépasser les 25% d’intentions de vote à l’échelle nationale. Et ce pour une raison très simple : beaucoup de Républicains craignent qu’il soit un RINO, Republican In Name Only, et que son discours actuel, un peu plus conservateur, ne soit qu’un artifice. Romney, qui plus est, tenait il y a quatre ou cinq ans sur divers sujets un discours différent de celui qu’il tient aujourd’hui, et il serait aisé de le faire passer pour un homme qui change vite d’avis. Les membres des tea parties le regardent avec méfiance. S’il est le candidat, il le sera par défaut. Il l’emportera, mais sans susciter l’enthousiasme, simplement parce que beaucoup de gens veulent n’importe qui sauf Obama. 
 
Rick Perry, gouverneur du Texas, avait quasiment tous les atouts requis dans son jeu pour recevoir l’appui enthousiaste des tea parties et des conservateurs, et son entrée dans la compétition l’a immédiatement propulsé très haut dans les sondages. Mais ses performances dans les débats ont été assez médiocres, et il a dès lors déçu : face à Obama, il faut savoir parler sans buter sur les mots. Perry s’est aussi assez mal expliqué sur les questions d’immigration, ce qui a permis à Romney de l’attaquer. Ou bien Perry montrera dans les prochains débats qu’il est capable de s’améliorer, ou ses chances seront compromises. Les grands médias, qui préfèrent, bien sûr, des Républicains modérés ont, par ailleurs, attaqué Perry, d’une manière parfois vile, et ont montré qu’ils restaient résolument dans le camp d’Obama. Perry devrait anticiper tous les angles d’attaque contre lui, sinon il risquera aussi de couler sous les coups.
 
Le troisième candidat est, à mes yeux, le plus intéressant en ce moment. C’est Herman Cain.
 
Herman Cain est noir, conservateur, pas du tout modéré. Il est porté par les tea parties. Il réalise avec peu de moyens une campagne remarquable. Il a un projet économique fort, au centre duquel se situe une véritable révolution fiscale basée sur l’idée de flat tax. Il veut réformer le système de retraite sur un mode libéral, en prônant la solution chilienne mise en place par Jose Pinera, qui consiste à passer à un système par capitalisation. 
 
Les grands médias auront du mal à trouver des défauts ou des zones d’ombre dans son parcours : sa vie est un accomplissement exemplaire du rêve américain. Et il vient, d’ailleurs de publier une émouvante autobiographie (This Is Herman Cain!: My Journey to the White House *). C’est un entrepreneur qui a redressé des entreprises en difficulté, et si Mitt Romney a lui aussi un passé d’entrepreneur, comme Cain le dit lui-même : « Mitt Romney est un entrepreneur de Wall Street » et Cain est un entrepreneur de main street, la rue où évolue la classe moyenne. 
 
Divers commentateurs disent que son principal handicap est de n’avoir pas derrière lui une carrière politique. Je suis loin d’être certain que ce soit un handicap. La population américaine aspire à un changement profond qui aille dans le sens inverse de ce qu’Obama a fait des Etats Unis au cours des trois dernières années. Elle aspire à avoir un président qui croie en l’Amérique et qui soit prêt à faire preuve de courage. Herman Cain répond à ses aspirations. Il est le seul candidat à voir ses intentions de vote monter constamment jusqu’à présent. C’est un orateur charismatique et il est excellent dans les débats. C’est un homme intelligent, charmant, simple, aimable. 
 
C’est le candidat de cœur de l’Amérique profonde aujourd’hui. Que le candidat de cœur de l’Amérique profonde soit un noir est très intéressant et très significatif. 
 
Il m’arrive de penser qu’Herman Cain serait le pire cauchemar d’Obama. Il pourrait être aussi le pire cauchemar des tenants du politiquement correct : eux qui présentent les conservateurs comme des racistes se trouveraient avec un noir conservateur, plus noir qu’Obama, qui est, en fait, métis. 
 
L’établissement républicain préférera Romney. Il acceptera Perry si celui-ci se redresse. Il considèrera que Cain, faute de passé politique n’a pas une seule chance. Je pense que l’établissement républicain se trompe, et si Cain continue sur sa trajectoire, il peut s’imposer. 
 
Il a des faiblesses à corriger en politique étrangère, mais je ne doute pas qu’il va les corriger, et ses positions sur l’islam et l’islamisme, sur Israël, sur le totalitarisme sont dans la meilleure direction qui soit. 
 
Les médias français n’ont, à ce jour, pas parlé de Cain. Ce n’est pas étonnant. Ce qui leur plait chez Obama n’est pas qu’il soit noir, mais qu’il soit très à gauche. 
 
Ils espèrent encore qu’Obama va inverser la pente. Je le pense : il sera très difficile à Obama d’inverser la pente. Sauf à recourir à des subterfuges. Des émeutes ? Des manifestations de masse ? Un nouveau krach boursier concocté par l’ami George Soros ? Une guerre ? Tout reste possible avec un tel homme. 
 
Les manifestations amorcées à Wall Street ont été initiées par ACORN, principale association d’ « organisateurs de communauté », financée à hauteur de cinq milliards de dollars par le biais du « plan de stimulation de l’économie », qui a stimulé autre chose que l’économie. La SEIU, principal syndicat d’employés du secteur public, également grassement financé par la même loi, a apporté des renforts. Andrew Stern, qui vient d’en quitter la présidence, a été l’homme le plus fréquemment reçu à la Maison Blanche depuis janvier 2009. George Soros appuie les manifestations, bien sûr. La récession a été très lucrative pour lui. Il l’a dit lui-même.
 
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