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Publié par Guy Millière le 10 octobre 2011

Il faut appeler les choses par leur nom. Ce qui prend forme dans plusieurs villes des Etats-Unis et qui a commencé à Wall Street a des allures d’insurrection. Ce n’est pas un mouvement spontané : on trouve derrière lui des gens issus de l’administration Obama, tels Van Jones, qui se proclame lui-même communiste, qui a été « tsar » aux « emplois verts » dans le cabinet de l’ombre d’Obama (celui qui prend des décisions sans avoir à passer par le Congrès), et qui travaille aujourd’hui dans un think tank d’extrême-gauche, financé par George Soros, le Center for American Progress. On trouve aussi derrière lui des groupes d’agitation qui ont œuvré à l’élection d’Obama en 2008, tels MoveOn ou Code Pink.
 
On trouve, enfin, derrière lui, le principal mouvement d’ « organisateurs de communauté » (agitateurs sociaux), ACORN, mouvement qu’Obama a bien connu puisqu’il y a été formateur, ainsi que les syndicats, en particulier le SEIU, principal syndicat des employés d’administration, dont le président, jusqu’à une date récente, était et est l’un des amis les plus proches d’Obama, Andy Stern.
 
L’objectif est clair et correspond à l’orientation marxiste prise depuis quelques semaines par la campagne de Barack Obama. 
 
Il existe aux Etats-Unis un mécontentement vaste et profond vis-à-vis des politiques suivies depuis janvier 2009. La gestion d’Obama est de plus en plus fortement critiquée. Les élections de novembre 2012 semblent de plus en plus difficiles à gagner pour les démocrates et pour Obama. Ce mécontentement s’est traduit par la formation et l’essor des tea parties, et par un renouveau du mouvement conservateur. Obama n’a réussi ni à briser l’essor ni à contrer le renouveau. 
 
Une autre tactique est adoptée. Elle consiste à tenter de rendre les Républicains responsables de la situation du pays, bien qu’ils n’aient la majorité dans une seule des deux Chambres du Congrès que depuis janvier 2011.
 
Elle consiste à provoquer un blocage du processus législatif, en proposant de manière péremptoire un plan de hausse massive d’impôts et de dépenses publiques démesurées, qu’aucun républicain ne pourra voter, et en appelant ce plan : plan pour l’emploi. 
 
Elle consiste à dire partout dans le pays que s’il y a du chômage et de la pauvreté, c’est parce que les Républicains ne veulent pas voter ce plan, qu’Obama présente aux imbéciles et aux crédules comme la solution miracle et l’élixir de jouvence pour les gens de tous âges. 
 
Elle consiste à utiliser un discours de lutte des classes. Les Républicains, ne cesse de dire Obama contre toute évidence, sont le parti des riches et des milliardaires, et il le dit tout en collectant les donations de ses propres amis milliardaires (Obama est le candidat qui, en 2008, a reçu le plus d’argent des banques d’affaires et des financiers de Wall Street).
 
Elle consiste à présenter les riches et Wall Street comme les responsables de tous les maux du pays, comme de vils exploiteurs à pendre en place publique. 
 
Elle consiste à exacerber les divisions au sein du pays, quelles que puissent être les conséquences. 
 
Dans la presse française, comme du côté d’Obama, on compare l’insurrection actuelle aux tea parties. 
 
Rien ne peut être plus différent des tea parties que les insurrections actuelles. 
Les tea parties ont été un mouvement spontané, où se sont retrouvés des gens de tous les milieux sociaux, de toutes ethnies, se réclamant du respect des institutions américaines qu’Obama a commencé à mettre à mal. Les références étaient et sont la Déclaration d’indépendance, la Constitution, le Bill of rights. 
 
Les tea parties ont été un mouvement paisible, respectueux des lois, de la police, sans violence et sans effets secondaires en termes de détérioration des rues ou de saletés laissées derrière soi. 
 
L’insurrection mise en place n’est pas spontanée : dès le premier jour, un journal a été mis en circulation, imprimé à des dizaines de milliers d’exemplaires, en couleurs, appelé, The Occupied Wall Street Journal. Le journal de Wall Street occupée. Un journal doit être écrit, composé, imprimé.
 
L’insurrection est porteuse de cris d’hostilité claire à toutes les institutions américaines, et d’appels à la destruction. Elle n’est pas un mouvement paisible : les heurts avec la police ont été nombreux et, rien qu’à New York, ont débouché sur huit cent arrestations. Les détériorations sont innombrables, comme le sont les détritus laissés derrière eux par des gens qui ne respectent rien. Des parcs publics de New York ont été saccagés, des vitrines brisées, des gens ont uriné et déféqué à même les trottoirs. Des insultes racistes et antisémites ont fusé. 
 
Il m’arrive de craindre que ce ne soit qu’un début. 
 
Ce que nombre de gens ont oublié, est qu’Obama est un homme venu de l’extrême-gauche et qui n’a jamais vraiment quitté celle-ci. 
 
En 2007, un an avant l’élection, il s’affichait encore avec les dirigeants du New Black Panther Party, qui a les mêmes objectifs affichés que le Black Panther Party d’il y a quarante ans.
 
Le New Black Panther Party parle de prise du pouvoir par « tous les moyens nécessaires ». 
 
Ce qui se passe est inquiétant. La façon dont l’information est traitée en France est consternante, mais c’est habituel.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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