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Publié par Michel Garroté le 12 octobre 2011

 

 
 
Michel Garroté – Certains Français partent, à tort ou à raison, de l’idée que les votes blancs et les votes nuls sont écartés ; que l'abstention est ignorée ; et que cependant, le vote blanc ou nul est une adhésion au système ; alors que l'abstention est un rejet absolu du système. Je n’ai pas à juger, en bien ou en mal, cette idée. Selon ces mêmes Français, est blanc le bulletin matérialisé par une feuille blanche sans mention aucune. Est nul le bulletin – d'un candidat ou d'une liste en lice – modifié par ajout ou suppression de nom ou par ajout d'un signe quel qu'il soit.
 
L'abstention serait, toujours selon cette idée, le fait d’un électeur qui ne vote pas. Le vote nul serait le fait d'un électeur qui fait valoir une idée personnelle sur la liste ou le candidat. L'abstention serait le fait d’un électeur qui se désintéresse complètement des élections et veut en finir avec le système. Et, encore une fois, je n’ai pas à juger, en bien ou en mal, cette idée.
 
Certes, je défends mes convictions. Certes, mes convictions ne changent pas. Et certes, je ne m’intéresse pas aux échéances électorales présidentielles et législatives de 2012. En effet, je regarde au-delà de 2012 ; et je propose la création d’un véritable parti de droite d’ici 2017. On me dit que cela fait le lit de la gauche. On me dit que cinq ans de socialisme, à partir de 2012, ce serait la ruine. On me dit, aussi, que le système s’endette depuis plus de soixante ans.
 
Or, précisément, si cela fait plus de soixante ans que le système s’endette, aussi bien sous la droite que sous la gauche, alors, je ne vois vraiment pas en quoi il aurait, soudain, urgence, à devoir voter impérativement pour l’UMP (ou pour ce qu’il en reste) ou FN (mais pour lequel des clans ?), uniquement pour faire barrage au PS (qui concilie du Valls avec du Montebourg, quel bon sens !).
 
Peut-être ne me suis-je pas fait bien comprendre jusqu’à présent. Alors je vais tenter d’être le plus concret possible. Mon point de vue, c’est que depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, la France vit sous l’alternance du social-étatisme dit de droite et le socialisme tout court dit de gauche. Cela ne fait, pour ce qui me concerne, aucune différence sur le fond. La seule différence, c’est que le socialisme tout court dit de gauche mène plus rapidement à la ruine que le social-étatisme dit de droite.
 
A cet égard, ma conviction ne se limite pas à ce raisonnement que je trouve d’ailleurs terriblement réducteur et résigné. Ma conviction, c’est que la France a besoin d’une économie à la Reagan ou à la Thatcher. Bien entendu, une telle économie provoquerait, dans un premier temps, des grèves et des manifestations. Et alors ? En quoi serait-ce dramatique ? Il est tout à fait naturel et normal, que dans un premier temps, une révolution économique conservatrice provoque des grèves et des manifestations. Mais cette révolution économique conservatrice, n’en reste pas moins, le seul et unique moyen concret, de mettre fin à un système qui s’appuie sur le déficit et l’endettement.
 
Si les Français, pour comprendre enfin cela une bonne fois pour toutes, éprouvent le besoin anachronique et surréaliste de faire grève et de manifester, et bien qu’ils fassent donc grève et qu’ils manifestent. Lorsqu’ils auront mis leur pays en faillite, en cessation de paiement, en banqueroute, ils éprouveront soudain le désir de satisfaire des besoins vitaux, tel que manger par exemple. Faire grève et manifester ne leur sera plus d’aucun secours, puisqu’ils n’auront même plus de quoi se nourrir. Et, à ce moment là, faites-moi confiance, ils accepteront, sans poser la moindre condition, l’aide du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale.
 
Et les Français accepteront de travailler plus, de travailler plus longtemps, et, même, de gagner moins, jusqu’à ce que les chiffres cessent définitivement de surfer dans le rouge. A cet égard, force est de constater qu’aucun (e) candidat (e) aux présidentielles de 2012 n’est à la hauteur des véritables enjeux. La France devrait donc littéralement s’effondrer d’ici 2017, avant que son peuple ne trouve un (e) candidat (e) disposé (e) à redresser le pays, mais cette fois sans raconter des salades.
 
Puisque nous parlons ici d’économie, de dette et de ruine, sachez que les charges astronomiques au bénéfice des fonctionnaires français, à savoir 81 milliards d'euros de rémunérations et 38 milliards de pensions de retraites, représentent, tenez-vous bien, 40 % des dépenses de l'État. La Mission d'Evaluation et de Contrôle ad hoc a travaillé sur la masse salariale des fonctionnaires. La Mission conclut que l'État doit devenir meilleur gestionnaire, ce qui est une manière courtoise de dire que la Sarkozie est un République bananière.
 
En effet, les ministères recrutent des fonctionnaires plus, ou même trop, qualifiés – donc plus, ou même trop, payés – en remplacement de ceux qui partent à la retraite, et qui d’ailleurs, continuent de coûter trop cher, puisqu’ils touchent une grosse retraite, malgré la crise.
 
Cette politique absurde diminue les soi-disant économies théoriquement permises par le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux. La hausse de la qualification des nouveaux fonctionnaires n'a tout simplement pas été chiffrée par l'État, ce qui constitue encore un signe, un de plus, que l’Etat sarkozyque est – et restera – une République bananière.
 
Le comble de l’indécence, c’est que le gouvernement a très mal contrôlé les primes accordées aux fonctionnaires en compensation des réductions d'effectifs ; et le gouvernement a très mal contrôlé le volume des heures supplémentaires. Les primes absorbent 67% des économies supposées être générées par les suppressions d'effectifs.
 
Le coût des heures supplémentaires augmente de 4,5% pour atteindre 1,5 milliard d’euros. En plus, l'intéressement collectif, un système dont bénéficient les fonctionnaires depuis 2011 (présidentielles 2012 obligent) n'ait fait l'objet d'aucune évaluation de son coût présent et à venir. Idem pour la mobilité. Le gouvernement accorde des primes aux fonctionnaires qui changent de services ou de lieu – et à leurs conjoints ! – sans en chiffrer la charge budgétaire présente et future.
 
Vu sous cet angle, peut-être comprendra-ton un peu mieux, que je puisse proposer, pour 2017, une révolution économique conservatrice. Maintenant, si quelqu’un veut mettre en place cette révolution dès 2012, en votant UMP (sans doute Sarkozy), FN (certainement Marine Le Pen) ou PS (Hollande ou Aubry), sachant qu’un Alain Juppé ou un Arnaud Montebourg deviendrait Premier ministre, alors moi, très franchement, je lui souhaite beaucoup de plaisir, je lui exprime ma profonde compassion, et, surtout, je lui présente mes sincères condoléances.
 
© Michel Garroté Rédacteur en chef www.dreuz.info
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