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Publié par Guy Millière le 14 octobre 2011

Je reviendrai dans les jours qui viennent sur la tentative d’attentat iranien qui vient d’être déjouée à Washington. Cette tentative, je dois le dire, n’est pas une surprise.
 
Chacun dans les milieux informés de Washington, sait que l’Iran dispose aux Etats-Unis d’agents et de cellules dormantes prêtes à être activées à n’importe quel moment, et ce n’est là qu’un petite action à côté de ce qui pourrait survenir. Chacun sait aussi que l’Iran est étroitement lié aux réseaux internationaux du trafic de drogue et la tentative de recruter des membres d’un gang de la drogue mexicain ne sont pas surprenantes non plus : le membre de gang que l’agent iranien a tenté d’utiliser comme intermédiaire était un agent américain infiltré, et c’est ce qui a fait échouer la sinistre entreprise. Il n’empêche : la réponse américaine, comme on pouvait s’y attendre, n’est pas du tout à la hauteur de la situation, et le fait de faire traiter l’affaire par Eric Holder, ministre de la justice est en soi significative. L’affaire sera considérée par l’administration Obama comme une affaire de droit commun. Le fait de faire traiter l’affaire par Eric Holder mène aussi à se poser des questions : celui-ci est au centre d’incriminations de plus en plus précises dans le dossier Fast and furious qui repose précisément sur la vente de centaines d’armes, par des agents fédéraux, à des gangs de la drogue mexicain.
 
Je reviendrai sur le sujet, disais-je. Ce que je puis ajouter est que la tentative d’attentat en question est un acte de guerre qui ne doit pas être pris à la légère. Ce que je puis ajouter est que l’Iran est en guerre contre le monde occidental depuis 1979 et ne cesse de marquer des points.
 
Ce que je puis ajouter est que l’Iran, par cet attentat, visait l’Arabie Saoudite, Israël et les Etats-Unis. Et l’Iran est très précisément en guerre contre l’Arabie Saoudite où se trouvent les lieux saints de l’islam et des réserves importantes de pétrole. L’Iran est en guerre contre Israël, que l’Iran entend détruire. L’Iran est en guerre tout particulièrement contre les Etats Unis : Israël, dans la terminologie iranienne est le petit Satan, les Etats-Unis sont le Grand Satan. 
 
Ce que je dois noter est que sous George W. Bush, un endiguement de l’Iran était mis en place qui aurait pu porter ses fruits, si des pays européens, la France et, surtout l’Allemagne, n’avaient pas continué à commercer avec le régime. Sous Obama, l’endiguement a été minutieusement détruit. 
 
Les talibans en Afghanistan sont à l’offensive, aidés par le Pakistan, mais aussi, beaucoup, par l’Iran. Le Hezbollah, armé et financé par l’Iran, a pris quasiment complètement en main les rênes du Liban. En Syrie, le soulèvement a été écrasé avec l’aide des Gardiens de la Révolution Iraniens. En Irak, le gouvernement Maliki, largement lâché par les Etats-Unis, s’est rapproché de l’Iran et a accepté le retour de Moqtada al Sadr et des Brigades du Mahdi. En Egypte, les Frères musulmans sont financés par l’Iran, même si l’Arabie Saoudite essaie de reprendre les Frères musulmans en main, et c’est l’armée elle-même qui massacre les Coptes détestés par les islamistes. Le Hamas, malgré quelques tensions, reste lié à l’Iran et a été considérablement renforcé par la chute de Moubarak. Au Yemen, al Qaida est financé par l’Iran. Ceux qui ont les armes, en Libye, ont des liens avec l’Iran, qui est venu se servir dans les anciens arsenaux de missiles de Kadhafi. La politique d’apaisement, frôlant la complicité, menée par Barack Obama concernant l’Iran, révèle ses conséquences d’une manière de plus en plus nette. L’Iran y voit de la faiblesse et voit en Obama un idiot provisoirement utile. La réaction de l’administration Obama ne peut que renforcer le mépris qu’Ahmadinejad et Khamenei ont pour Obama. 
 
Je reviendrai sur le sujet, mais ce dont il me semble important de traiter ici, c’est une dérive inquiétante qui s’est dessinée au fil des dernières semaines aux Etats-Unis. Non seulement Obama est parti en campagne très tôt, ce qui fait que le pays n’est plus vraiment gouverné aujourd’hui, ce qui rajoute de la faiblesse à la faiblesse, mais Obama adopte une stratégie qui est de plus en plus nettement inspirée de Saul Alinsky, son maître à penser. Il a délibérément placé le système de gouvernement américain en situation de blocage, en présentant successivement un budget si aberrant que les démocrates eux-mêmes ont refusé de le voter, un projet de relèvement du plafond de la dette si provocateur qu’il savait à l’avance que les Républicains ne pourraient l’accepter, et maintenant, une loi de hausse des impôts et de dépenses publiques si inepte que les démocrates du Sénat se sont refusés à l’avaliser, ce qui a épargné aux Républicains d’avoir à la refuser. Il parle maintenant de contourner le Congrès, et de prendre des mesures par décret pour imposer ses décisions quand même, et ce ne sont que des mots, mais s’il le faisait, ce serait une remise en cause très grave du principe de séparation et d’équilibre des pouvoirs, et le glissement vers une dérive autoritaire. 
 
Il y a, à la gauche du parti démocrate, des gens qui disent ouvertement qu’il faudrait suspendre la Constitution au nom d’un état d’urgence : c’est ce que vient de faire Jesse Jackson Junior, représentant de l’Illinois. 
 
Les manifestations commencées à Wall Street et disséminées dans tout le pays, comme je l’ai écrit, n’ont rien eu de spontané et ont été organisées par des anciens d’ACORN, encadrées par des gens de la SEIU, financées par des gens tels que George Soros (qui a payé les frais d’impression du journal The Occupied Wall Street Journal), coordonnées par Van Jones, un des anciens tsars (conseillers de l’ombre) d’Obama, communiste fier de l’être, écologiste radical, et antisémite notoire (comme l’a noté un commentateur, le slogan : « nous sommes les 99% parce que les Juifs représentent 1% de la population » : d’ailleurs les slogans antisémites abondent à Wall Street, ces derniers jours). Elles ont reçu le soutien de divers dirigeants démocrates, dont Nancy Pelosi. Elles ont reçu le soutien verbal d’Obama, et c’est la première fois à ma connaissance, qu’un Président des Etats Unis en exercice soutient des manifestations porteuses de discours insurrectionnels.
 
Ceux qui ont pu croire qu’Obama était un centriste, ai-je déjà écrit, devraient commencer à ouvrir les yeux. S’ils ne le font pas maintenant, c’est qu’ils sont dans l’aveuglement volontaire à un degré irréparable. Je dois dire que je ne sais pas jusqu’où Obama pourra aller. J’espère que quelque chose ou quelqu’un l’arrêtera. 
 
Comme l’écrivait Bryan Preston dans Pajamas Media hier, « avec ses affiliations idéologiques et les soutiens politiques qu’il reçoit, ce serait une erreur de penser que le mouvement enclenché ne va nulle part. Il va sans doute quelque part où il ne fait pas bon séjourner. » 
 
Parce que j’aime les Etats-Unis, je dois dire que je regarde ce qui se passe avec douleur, et inquiétude. 
 
Le texte de Bryan Preston s’appelle : « sommes-nous arrivés à un moment fasciste » ? Le simple fait qu’on puisse se poser une seule seconde la question est en soi inquiétant. 
 
L’attentat iranien déjoué joue-t-il un rôle dans tout cela ? On le verra assez vite.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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