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Publié par Ftouh Souhail le 19 octobre 2011

Il est évident que l’islamisme est la fatalité du “printemps arabe”. Ceci est valable même dans les pays musulmans qui n’ont pas encore connu de révoltes populaires. Les forces islamistes jordaniennes vont semble t-il prendre une place de plus en plus importante dans le pays.
 
Le nouveau Premier ministre jordanien désigné, Aoun Khassawneh, a exprimé lundi 17 octobre 2011, sa volonté de faire participer les Frères musulmans à son futur gouvernement.
 
Le roi Abdallah II de Jordanie a révoqué l'ensemble de son gouvernement, et notamment son Premier ministre Maarouf Bakhit, un ancien général de l'armée de tendance conservatrice, dont l'opposition réclamait le départ.
 
Marouf Bakhit, un loyaliste du palais, a joué un rôle essentiel dans l’accord de paix de 1994 entre Israël et la Jordanie.
 
Sous la pression, le roi Abdallah a cédé à l’une des revendications de l’opposition islamiste, en virant son premier ministre, considéré comme proche d’Israël et de l'Occident. Le gouvernement de Maarouf Bakhit a également été critiqué pour son incapacité à régler les dossiers intérieurs, y compris les préparatifs des élections municipales prévues d'ici à la fin de l'année. Il est remplacé par Aoun Khassaouneh, juriste à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye.
 
Khassawneh a souhaité que les Frères musulmans participent à son gouvernement, soulignant qu'il tendait la main à toutes les tendances du pays. « Nous accueillerons favorablement une participation des Frères musulmans et de toutes les autres tendances à qui nous tendons la main », a déclaré M. Khassawneh aux journalistes.
 
L'opposition islamiste risque aussi de contrôler la Chambre parlementaire, qui compte une majorité écrasante d'indépendants proche du pouvoir.
 
Le roi Abdallah II va entamer à Amman des discussions avec des dirigeants du principal parti d'opposition, le Front de l'Action islamique (FAI), a indiqué un responsable de ce parti. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des contacts entrepris par le souverain hachémite pour écouter les doléances des Jordaniens face à la grogne populaire.
 
Les relations entre Frères musulmans et monarchie ont longtemps été caractérisées par des tensions. Jusqu’à présent, la monarchie hachémite est toujours parvenue à apaiser l'opposition islamique, ce qui lui a également permis de la garder sous contrôle. Mais à l'heure des changements au Moyen-Orient, les forces islamistes reprennent peu à peu leur indépendance. Peu à peu, ils avancent leurs pions.
 
Le roi de Jordanie tend donc la main aux Frères musulmans par crainte de perdre son trône. Les membres du Front de l'action islamique (FAI) ont soutenu que le départ du président égyptien Hosni Moubarak et affirmé que « ce doit être une leçon pour beaucoup de régimes arabes ».
 
Tout comme en Egypte, les Frères Musulmans prétextent un taux de chômage élevé et le malaise économique dû à la corruption pour galvaniser les foules. Actuellement, la Jordanie à un déficit record de 2 milliards de dollars et un chômage touchant les 12% et les appels à l’instauration d’un régime islamique se multiplient, et le gouvernement fait face à un important durcissement du camp radical.
 
La Jordanie, qui partage une frontière de 500 km avec Israël, a toujours été le voisin le plus important de l'Etat hébreu. Notamment pour la stabilité qu'il apporte à l'Est. La Jordanie est un pays de six millions d'habitants, dont 60 à 80 % sont Palestiniens.
 
Une montée au pouvoir des Frères musulmans signifierait l’instabilité de la Jordanie. Mais cela signifierait aussi l’instabilité pour Israël. Les Frères ont catégoriquement rejeté le traité de paix de 1994 avec Israël, et l’ont remis en question depuis. Cependant, le danger le plus grave pourrait être l’exploitation par les Frères Musulmans des Palestiniens de Jordanie.
 
Dans ce contexte, le bureau politique du Hamas, siégeant actuellement à Damas, voudrait quitter la Syrie pour s'installer en Jordanie, rapporte le journal Al Quds al Arabi publié à Londres. Selon ce média, des consultations et des concertations se déroulent actuellement entre le mouvement terroriste et les autorités jordaniennes, sous l'égide du Qatar. L'Egypte s'est également proposée d'héberger le Hamas, mais celui-ci n'est pas très chaud, car il craint pour sa liberté de mouvement et d'action au Caire.
 
Le transfert possible du Hamas à Amman constituera une menace de grande ampleur pour la sécurité dans la région de la Vallée du grand rift et le Jourdain, qui séparent la Jordanie d'Israël.
 
Le mouvement terroriste, qui a été créé après le début de la première Intifada par un groupe de militants se réclamant des Frères musulmans, dont le cheikh Ahmed Yassine, pourrait mobiliser les Palestiniens de Jordanie qui vivent encore dans des camps de réfugiés, dans un pays où ils sont traités comme des sous citoyens, et dont le nombre se monte à 1,9 millions.
 
L’installation en Jordanie du Hamas, qui s’est toujours opposé a une quelconque avancée des négociations, risque d' enflammer la frontière entre Israël et la Jordanie. On se souvient de la vague d’attentats sanglants en Israël en 2002. La puissante opposition islamiste de Jordanie soutient l’établissement du Hamas à Amman.
 
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