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Publié par Guy Millière le 24 octobre 2011

 

Je n’ai pas consulté de statistiques et je n’en ai nul besoin, mais je ne doute pas que si une étude d’opinion planétaire était effectuée, on découvrirait aisément qu’Israël est le pays le plus détesté de la planète. On peut donner à ce fait de multiples explications qui ont toutes leur part d’exactitude. 
 
Israël est l’Etat du peuple juif, et les Juifs sont le peuple victime de la plus ancienne et de la plus tenace de toutes les haines. C’est vrai. 
 
Israël est un pays moderne et développé au milieu d’une région emplie de pays archaïques, barbares et sous-développés, et dès lors que la jalousie, le ressentiment et l’envie sont les sentiments les plus communément partagés au sein de l’humanité, tous ceux qu’imprègnent ces sentiments ne peuvent que détester la réussite qu’incarne Israël. C’est vrai aussi. 
 
Israël est un allié des Etats-Unis, et les Etats-Unis étant eux-mêmes l’objet de haines tenaces, il est très logique que nombre de ceux qui détestent les Etats-Unis détestent aussi Israël. C’est vrai encore. 
 
Il est cela dit une explication qui s’impose et vient dominer toutes les autres : Israël apparaît comme un pays oppresseur, usurpateur, ayant confisqué les terres d’un autre peuple que les Israéliens ont chassé vers des camps de réfugiés. Israël est décrit comme un pays occupant des terres qui ne sont pas les siennes. 
 
Je résumerai cette explication en disant : Israël a laissé peu à peu une falsification de l’histoire prendre la place de l’histoire, et dans cette falsification de l’histoire, Israël a le très mauvais rôle. Non seulement Israël a laissé une falsification de l’histoire prendre la place de l’histoire, mais Israël a entériné partiellement cette falsification de l’histoire et s’est placé, dès lors, en une posture très inconfortable et essentiellement dangereuse. 
 
Si l’on admet une seule seconde qu’il existe un peuple palestinien, il faut dire que ce peuple occupait un territoire appelé Palestine, et, en ce cas, il faut effectivement rendre ce territoire appelé Palestine à ce peuple. Lui rendre seulement un fragment de ce territoire serait injuste et inadmissible. Les représentants du peuple palestinien auraient toutes les raisons de trouver que les concessions israéliennes ne sont jamais suffisantes et toutes les raisons aussi de demander davantage de concessions. 
 
Si l’on admet qu’il existe un territoire palestinien, en quoi ce territoire doit-il se limiter à la Cisjordanie et à Gaza ? 
 
Si l’on admet que des « réfugiés palestiniens » ont quitté un territoire qui était le leur et des maisons qui étaient les leurs, au nom de quoi ces gens ne pourraient-ils pas revendiquer le droit de rentrer chez eux ? 
 
Jusqu’aux accords d’Oslo, la position d’Israël était cohérente, bien qu’entre 1967 et 1993, elle ait subi quelques détériorations. 
 
Avant les accords d’Oslo, Israël disait : il y a déjà un Etat palestinien, la Jordanie, créée sur les trois quarts du territoire du Mandat palestinien. L’OLP est une organisation terroriste, le Hamas est une autre organisation terroriste : nous ne reconnaissons pas les organisations terroristes. Nous les combattons pour les éradiquer. 
 
Depuis les accords d’Oslo, Israël s’est placé sur le terrain de l’ennemi. 
 
Israël a reconnu l’OLP et l’existence d’un peuple palestinien. Israël, qui avait déjà mis le doigt dans l’engrenage du principe « des terres contre la paix », a franchi un pas de plus en admettant qu’une partie de ces terres, autrefois égyptiennes pour Gaza et jordaniennes pour la Judée-Samarie devait revenir au « peuple palestinien ». 
 
Se placer sur le terrain de l’ennemi est toujours délétère. 
 
Je ne sais exactement comment Israël pourra sortir du terrain de l’ennemi. Pour le moment, il y a une gestion d’une forme de statu quo. Mais je doute que ce statu quo soit tenable longtemps.
 
Soit l’ennemi l’emportera, ce que je n’ose imaginer, mais des diplomates européens, eux, l’envisagent très bien, même s’ils ne le disent pas devant les micros, et Israël disparaîtra. 
 
Soit, et c’est de ce côté que, bien sûr, je me situe résolument, Israël l’emportera. Et l’ennemi sera vaincu. 
 
De façon à se placer en position de l’emporter, je pense qu’Israël devrait sortir verbalement du terrain de l’ennemi, et demander qu’on raye du vocabulaire un certain nombre de mots biaisés : 
 
-réfugiés palestiniens : des Arabes sont partis dans un contexte de guerre et parce que les dirigeants arabes leur ont demandé de partir. La responsabilité de leur sort incombe aux pays arabes concernés, et ne concerne en rien Israël. Parler d’ « Arabes qui ont fui la guerre déclenchée par les pays arabes » serait un pas dans la bonne direction. Evoquer les Juifs chassés du monde arabe au même moment serait un autre pas dans la bonne direction. 
 
-territoires palestiniens : il n’y a jamais eu de pays appelé Palestine, donc il n’existe pas de territoires palestiniens. Gaza et Judée-Samarie sont des mots adéquats.
 
-colonies, ou implantations : il n’y a ni colonies ni implantations, mais des villes et villages juifs en Judée-Samarie. Et ils n’ont été construits sur les terres de personne. Demander à un éventuel interlocuteur pourquoi il approuve la présence d’Arabes, mais pas celle de Juifs en Judée et en Samarie serait un pas encore dans la bonne direction. L’éventuel interlocuteur est-il favorable à l’épuration ethnique ?
 
-peuple palestinien : les Arabes de Judée-Samarie en 1970, comme le montrent les documents d’actualité de l’époque, ne se définissaient pas du tout comme peuple palestinien. La notion avait été inventée, mais pas encore mise en circulation. On peut parler d’Arabes palestiniens à la rigueur, et rappeler alors que la Jordanie est effectivement l’Etat palestinien, et que la plupart des Arabes vivant en Israël et en Judée-Samarie étaient des immigrants, venus des pays voisins quand les Juifs, qui ont fondé Israël, ont créé un îlot de prospérité, dans une région qui en avait bien besoin, et qui était largement désertique. 
 
De façon à ne pas se laisser piéger dans une falsification de l’histoire, tous les amis d’Israël se doivent d’urgence de remettre l’histoire à sa place et de placer la propagande dans le vide-ordure qui est sa place logique.
 
C’est pour remettre l’histoire à sa place que j’ai préfacé, postfacé et traduit un texte majeur de mon ami David Horowitz. Cela donne un petit livre appelé Comment le peuple palestinien fut inventé*. Ce petit livre sera bientôt disponible. Je le recommande vivement à ceux qui me lisent. J’ai voulu que ce soit un livre bref. J’ai voulu qu’il soit aiguisé comme une arme à même de trancher dans le combat des idées.
 
Reproduction vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
© Guy Millière pour www.Drzz.fr
 
David Horowitz, Guy Millière, Comment le peuple palestinien fut inventé*, Editions David Reinharc, 2011, 9,90€ 
 
* en comandano le livre avec ce lien, vous bénéficiez d’une remise de 5%, et vous soutenez Drzz qui reçoit une commission de 5%.
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