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Publié par Guy Millière le 22 novembre 2011
Une fois de plus, une jeune fille a été assassinée en France. Une fois de plus, les discours habituels se font entendre. Il y aurait eu des dysfonctionnements de la justice, et on fera tout pour y remédier. L’assassin avait été suivi par des psychiatres, mais la psychiatrie n’est pas une « science exacte ». Il a été question de « réinsertion » des délinquants, qui doivent avoir leur « chance », d’ « établissements éducatifs fermés » dont on peut tout de même sortir, de « dignité » des parents qui n’accablent pas celui qui a violé et tué leur fille. Le gouvernement, bien sûr, va se pencher une fois de plus sur le dossier de la récidive. Le Front National a évoqué fugitivement la peine de mort. Les socialistes ont parlé de l’échec du gouvernement.
 
Une « marche blanche » compassionnelle a été organisée, cela va de soi. Les cours vont reprendre dans l’établissement scolaire où la jeune fille et son assassin étaient inscrits. 
 
Ce qui me semble devoir être dit est que c’est tout le système judiciaire et juridique français qui est tout entier un grand dysfonctionnement. 
 
Ce qui me semble devoir être ajouté est que ce grand dysfonctionnement est aggravé par la culture ambiante et la pensée monolithique qui imprègne les médias et le système éducatif, la classe politique et les débats intellectuels. 
 
Le système judiciaire et juridique français est un grand dysfonctionnement parce que la présomption d’innocence n’y existe pas, et qu’on peut y accuser et mettre en examen des gens de manière arbitraire (je reviendrai sur ce point bientôt). Il est un grand dysfonctionnement parce qu’à l’inverse, on y fait souvent preuve d’une grande mansuétude envers les coupables, dont le cas est examiné, en général, par une armada de spécialistes en sciences humaines, venant montrer que la culpabilité doit être assortie de dièses, de bémols, et de quelques neuroleptiques, sans parler des « enfances difficiles » et des « handicaps sociaux ». 
 
Il est un grand dysfonctionnement parce que les adultes, aussi criminels soient-ils, retrouvent la liberté tôt ou tard, et davantage tôt que tard, puisqu’il n’existe plus même en France de perpétuité réelle, et parce que les mineurs retrouvent plus vite encore la liberté, au nom du fait qu’ils ont à passer entre les mains d’éducateurs, et ont toute la vie devant eux (ce qui n’est pas le cas de leurs victimes). Adultes et mineurs qui passent par la case de l’institution psychiatrique obtiennent un bon de sortie très prompt. 
 
Le grand dysfonctionnement se trouve accentué par le fait que, « réhabilitation » oblige, un directeur d’établissement scolaire mixte n’est pas nécessairement informé qu’un élève qu’on lui demande d’accueillir a un passé de violeur, les gens d’un village ne sont pas du tout informé que leur nouveau voisin est un violeur, un pédophile ou un assassin.
 
Remédier à la situation semble quasiment impossible, dès lors que la culture ambiante est celle de « l’excuse » qu’on invoque sans cesse pour estomper la responsabilité individuelle, celle de la « dette payée à la société » pour solde de tout compte, celle de la « responsabilité du corps social » dans les comportements criminels. Quasiment impossible dès lors que la pensée dominante est teintée d’un relativisme qui empêche de parler de bien et de mal, ou de culpabilité et d’innocence, de manière tranchée, ce qui édulcore la possibilité d’évoquer des châtiments à la hauteur du crime, et obscurcit l’impératif qui doit être celui du gouvernement dans une société libre : maintenir la coexistence de la liberté de tous, et de la liberté de chacun, en écartant strictement de la société, ceux qui ont fait preuve de leur comportement liberticide en volant, violant ou tuant, et en pratiquant une tolérance nulle envers toute possibilité de récidive.
 
Je serais résolument favorable à ce qu’on parle à nouveau de bien et de mal, de culpabilité et d’innocence, du caractère infiniment précieux d’une vie, qui implique un châtiment proportionnel à ce caractère infiniment précieux, pour quiconque prive un ou une autre de sa vie.
 
Je serais résolument favorable à une remise en avant de l’idée de responsabilité individuelle, au rétablissement de châtiments proportionnels au crime, et à un rappel ferme et suivi d’effet, de l’impératif qui doit être celui du gouvernement dans une société libre. 
 
Cet impératif implique qu’on privilégie les victimes potentielles par rapport aux coupables potentiels, et que les victimes potentielles ne courent plus le risque de se trouver en contact avec des coupables potentiels ou, pour le moins, ne courent plus ce risque sans être informées du risque.
 
Je sais, bien évidemment, que ce à quoi je suis favorable n’a aucune chance d’être pris en compte. 
 
Je soutiens sans réserve le pacte 2012 pour la justice (http://pacte2012.fr) lancé par l’Institut pour la Justice, et que soutient également mon ami Gilles-William Goldnadel.
 
Je soutiens les demandes qui y sont affirmées : égalité de droits entre la victime et l’accusé (c’est bien le moins qu’on puisse exiger !), impunité zéro pour les atteintes aux personnes et aux biens, perpétuité réelle pour les grands criminels, et surveillance à vie des délinquants sexuels, débat national sur l’élection des procureurs au suffrage universel et audiences d’application des peines ouvertes au public.
 
Je n’en envisage pas moins, et ce plus que jamais, de quitter un pays où les rues sont plus sûres pour les criminels que pour les honnêtes gens, où je ne peux savoir si le camarade de classe de ma fille n’a pas un passé de violeur, où je dois ignorer si mon voisin sort de prison pour agression pédophile ou pour meurtre en série, et où, si je me tais par rapport à tout cela, on dira que j’ai une attitude digne, alors que si je rappelle les principes élémentaires du droit naturel définis chez Grotius ou John Locke, je serai condamné au banc d’infamie ou au silence forcé.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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