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Publié par Guy Millière le 5 décembre 2011
Comme je m’y attendais, Herman Cain a « suspendu » sa campagne et se trouve donc désormais éliminé des élections primaires républicaine et, très vraisemblablement, du champ politique américain.
 
La façon dont il a été éliminé, j’entends insister sur ce point, est extrêmement grave, et crée un précédent aux conséquences très lourdes.
 
Herman Cain s’est engagé dans la course à l’élection présidentielle américaine au terme d’une vie très honorable et bien remplie. Il ne l’a pas fait pour l’argent : il est homme d’affaires et a réussi bien au delà de ses espérances. Il ne l’a pas fait pour la gloire : il savait que la situation était très difficile et que les embûches étaient innombrables. Il ne l’a pas fait pour le pouvoir : il savait, et il l’a dit, que tenter de reprendre en main les Etats-Unis dans la situation actuelle ne serait pas une partie de plaisir. 
 
Herman Cain a agi par conviction, presque par devoir, au vu de la situation du pays, parce qu’il pensait pouvoir apporter des idées pertinentes aux débats, et c’est effectivement ce qu’il a fait : sans lui, le thème de la ‘flat tax’ et de la remise en cause profonde des systèmes de taxation et d’imposition en vigueur, n’auraient pas pris place dans la campagne. Sans lui, un système de retraite par capitalisation tel le système chilien, n’aurait pas été évoqué. Quand bien même il a parfois été imprécis en politique étrangère, il a réintroduit avec une clarté que n’ont pas eu ses opposants, des thèmes très reaganiens : « la paix s’impose par la force et par le respect que les ennemis ont vis-à-vis de qui est fort et déterminé », « un choix clair et net doit être fait permettant de séparer les amis des ennemis des Etats-Unis ».
 
Dès que, par l’effet de ses immenses qualités personnelles, il a commencé à émerger dans les sondages, il a subi des attaques relevant du racisme qu’exercent les noirs américains « politiquement corrects » et confortablement installés dans la posture du ressentiment vis-à-vis des noirs qui aiment l’Amérique, et il s’est fait traiter de crétin, de vendu, d’ « oncle Tom » et d’Oreo black (noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur), par un assortiment de roquets, allant de Harry Belafonte à Cornell West, en passant par Al Shartpton. Aux noirs « politiquement corrects » se sont ajoutés les blancs de la gauche bien pensante, qui ont laissé filtrer des commentaires sentencieux sur ses qualités morales et son intelligence : la gauche américaine n’est antiraciste que vis-à-vis des noirs qui se soumettent à ses dogmes. 
 
Quand tout cela a semblé ne pas être suffisant pour abattre Herman Cain et qu’il a commencé à venir occuper les premières places dans les sondages, des journalistes « bien intentionnés », y compris dans le camp conservateur, ont commencé à monter en épingle la moindre de ses hésitations sur un dossier de politique étrangère. Puis sont venues les accusations de « harcèlement sexuel ». Deux femmes, puis trois, l’ont accusé de « conduite inappropriée », sans apporter le moindre milligramme de preuve à l’appui de leurs accusations. Deux d’entre elles avaient travaillé pour la National Restaurant Association, au temps où Cain en était le président (voici quinze ans !) et se sont vues demander de quitter leurs fonctions moyennant un règlement à l’amiable (d’un type très habituel à l’époque) pour éviter les esclandres découlant d’affabulations venues de personnes malhonnêtes. Les trois femmes se sont avérées avoir un passé empli d’accusations sans preuves, de pratiques plus ou moins frauduleuses et de difficultés financières. Leurs paroles n’en ont pas moins été très largement et très complaisamment relayées. Cain, plutôt que continuer à faire campagne, a dû répondre. Sa réputation s’est trouvée entachée de soupçons. 
 
Alors que ces accusations sans preuve, et de nature visiblement calomniatrice, commençaient à appartenir au passé, une quatrième femme est venue porter un autre type d’accusation. Elle aurait été, dit-elle, la maîtresse de Cain depuis treize ans, et aurait partagé avec lui de multiples voyages et d’innombrables chambres d’hôtel. Cain lui aurait fait des cadeaux et donné de l’argent. Elle n’a pas davantage de preuves de ce qu’elle avance que celles qui l’ont précédée. Il semble qu’elle ait eu un passé très erratique et empli de graves soucis financiers, et que Cain l’ait aidé, comme il l’a fait avec d’autres personnes. Plutôt que rappeler que Cain a aidé financièrement de multiples personnes, ce qui aurait remis l’accusatrice infamante à sa place, et plutôt que vérifier quoi que ce soit, les grands médias ont immédiatement fait de cette femme une star médiatique. 
 
Herman Cain a vu ses sondages chuter. Il a fini par sembler marqué. Il a décidé de « suspendre » sa campagne. Samedi en début d’après-midi. 
 
Il est éliminé des élections primaires républicaine et, très vraisemblablement, du champ politique américain, écrivais-je. 
 
J’ajoutais que la façon dont il a été éliminé est extrêmement grave, et crée un précédent aux conséquences très lourdes. 
 
Un homme a été chassé de la campagne des élections primaires républicaines et du champ politique américain par des injures, des procédés diffamatoires, des accusations infondées et avilissantes. Cet homme a été tout particulièrement visé parce qu’il est noir, qu’il incarne le rêve américain, et le fait que le rêve américain peut s’accomplir pour une personne quelle que soit son origine ou sa couleur de peau. Il a été visé essentiellement par les noirs « politiquement corrects », par les blancs de gauche, mais aussi par les grands médias qui eux-mêmes penchent à gauche, et sans lesquels les paroles de quelques femmes, sans aucun doute rémunérées pour jouer un rôle sordide, n’auraient pas eu le moindre écho.
 
Si ce qui vient de se passer en reste là, cela signifiera que n’importe quelle dénonciation calomnieuse, et n’importe quelle campagne aux odeurs d’égout, pourra se trouver menée contre un candidat aux fins de l’éliminer, et cela signifiera aussi qu’un candidat peut effectivement être éliminé de cette façon. Cela signifiera (puisque ce genre de manœuvre touche en général le camp conservateur) que tout candidat conservateur considéré comme gênant pourra subir ce type d’élimination. Cela signifiera surtout qu’un noir qui a réussi et qui se déclarerait conservateur pourra être victime, comme Herman Cain, de ce que celui-ci a appelé, à juste titre, un « lynchage médiatique ». 
 
Clarence Thomas, aujourd’hui membre de la Cour Suprême, avait au temps de sa nomination, subi un lynchage de ce genre : le lynchage n’avait pas abouti. Depuis, les lyncheurs ont compris qu’ils devaient perfectionner leurs méthodes : c’est ce qu’ils ont fait, et, cette fois, ils ont gagné.
 
Le lynchage subi par Herman Cain avait, en 2008, on doit le noter, touché une femme, Sarah Palin. Et nombre de femmes de gauche à l’époque (y compris celles se clamant « féministes ») se sont comporté de façon aussi vile et aussi haineuse que ceux qui se sont employés à abattre Herman Cain cette année.
 
Il se dessine quelque chose d’inquiétant aux Etats-Unis, et je le dis d’autant plus volontiers que c’est un pays que j’aime et qui incarne à mes yeux, selon l’expression d’Abraham Lincoln, le « dernier meilleur espoir de l’humanité ». 
 
Non seulement les grands médias, l’enseignement supérieur, les professions de la culture, sont très largement aux mains d’une gauche sans éthique ni scrupules, mais la gauche politique est elle-même aux mains de gens sans éthique ni scrupules, comme on le voit chaque jour avec les agissements de l’administration Obama.
 
Je ne doute pas qu’Herman Cain se battra pour que son honneur soit pleinement lavé. Je veux penser qu’il jouera, ensuite, un rôle important. Je pense plus que jamais que les Etats-Unis d’Amérique doivent redevenir les Etats-Unis d’Amérique, et que c’est très urgent. Un glissement mortifère est en cours qui doit être arrêté. 
 
Barack Obama doit être battu en novembre 2012. Pour les Etats-Unis. Pour la planète. 
 
Un redressement doit être mis en œuvre. Les Républicains doivent se donner un candidat fort.
 
Ce candidat devra s’attendre à tous les coups bas imaginables, et même à ceux qui restent à imaginer. 
 
S’il s’appelle Mitt Romney, je le soutiendrai. S’il s’appelle Newt Gingricht, je le soutiendrai avec moins d’inquiétude que s’il s’appelait Mitt Romney.
 
Newt Gingricht a des défauts sur lesquels certains insisteront amplement, je leur fais confiance sur ce point. Mais c’est un penseur. C’est un combattant. C’est un homme qui est prêt au combat aussi rude soit-il. Il dénonce d’ores et déjà en Barack Obama le fils spirituel de Saul Alinsky et le destructeur du rêve américain. C’est un excellent début. J’attends la suite.
 
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© Guy Millière pour www.Dreuz.info
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