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Publié par Jean-Patrick Grumberg le 9 décembre 2011
Dans le Guardian, hier soir, le journaliste Ian Black revenait sur l’interview de Bashar al-Assad pour la chaine de télévision américaine ABC. 
 
Interrogé sur les crimes, considérés comme crimes contre l’humanité par l’ONU, commis en Syrie, Bashar al Assad déclarait : « Ce ne sont pas mes forces de répression. Ce sont des forces politiques qui appartiennent au gouvernement. Je n’en suis pas propriétaire. Je suis président, le pays ne m’appartient pas » (Note de JPG : Encore un petit effort, Mr Juppé, vous pouvez encore faire mieux en langue de bois, et voilà un modèle à suivre).
 
En réponse, le CNS, ou Conseil national Syrien (qui est constitué d’extrémistes islamistes modérés) a commenté : « Assad a apporté la preuve qu’il est en plein délire, qu’il est totalement fêlé. De par la loi, Assad est le commandant en chef des armées, et il est responsable de chaque balle qui est tirée sur un civil syrien (note de JPG : sauf les balles tirées pour cause de crimes d’honneur, interdit sous Assad, autorisé avec le gouvernement adoubé par Paris). Assad sera jugé, tôt ou tard »
 
La Maison Blanche a commenté son interview d’un laconique : « il n’est pas crédible ».
 
Assad a déclaré à la journaliste que « chaque acte de brutalité qui a été commis l’a été par des individus, et non par une organisation, c’est ce que vous devez retenir ». « Il existe une différence entre une politique répressive, et les bavures de quelques fonctionnaires ». (note de JPG : je vous le dis, on croirait entendre Juppé, qui n’est pas, loin de là, un criminel) 
 
Il ajouta que « Nous ne tuons pas notre peuple. Aucun gouvernement ne tue son propre peuple, à moins qu’il s’agisse d’un fou » (note de JPG : est-ce là un début de confession ?)
 
Plus de quatre mille personnes ont trouvé la mort en Syrie, ce qui est un compte bien faible, merci internet, et merci les vidéos prises par des milliers de témoins journalistes malgré eux. Son père en 1982, a massacré trente à cinquante mille personnes à Hama. Avec les Smartphones, Twitter, Facebook et YouTube, il n’aurait probablement pas pu.
 
« Plus de onze cent policiers et soldats sont morts, et la plupart des autres victimes sont des supporters du pouvoir, et non l’inverse » a précisé Assad, ce qui laisse sous entendre qu’il pourrait être en train de faire porter le chapeau à son frère Maher, qui commande la Garde Républicaine et la quatrième division blindée de l’armée. 
 
La ligue arabe, qui a refusé de laisser l’Union Européenne porter l’affaire devant le Conseil de sécurité de l’ONU, affirme vouloir régler le problème « entre arabes ».
 
Le Hamas est très inquiet de la tournure que prennent les évènements, du fait que l’organisation vit depuis 2001 sous la bienveillante protection de Bashar al Assad, au cœur de Damas. « Khaled Meshaal, le leader du Hamas, est sous la pression de son mouvement » explique l’analyste du Moyen Orient Olivier McTernan. « Rester à Damas n’est pas son choix, mais ses options ne sont pas aussi évidentes qu’il n’y parait », ajoute t-il, tandis que des rumeurs indiquent que le mouvement terroriste pourrait être tenté de déménager au Caire, alors que le Conseil militaire égyptien a clairement déclaré qu’il ne veut pas d’eux.
 
De plus, des milliers de réfugiés Palestiniens vivent en Syrie, parqués dans des conditions humanitaires épouvantables, car le régime Syrien leur refuse la nationalité, leurs droits élémentaires, comme celui de travailler dans de nombreuses professions, une couverture médicale, ou encore celui de cultiver la terre ou d’acheter un bien immobilier. Le Hamas est considéré comme leur champion, et leur abandon se retournerait très vite contre l’organisation terroriste, au profit de son archi rival, le Fatah.
 
De plus, l’Iran a menacé de couper les financements du Hamas si ce dernier quitte la Syrie.
 
Entre al Assad qui jure que c’est pas lui, le Hamas qui tente de fuir avant que le navire ne coule, la ligue arabe qui pleurait l’aide de l’OTAN en Libye, et assure, totalement dépassée, qu’elle peut régler le problème syrien toute seule, les arabes de la région, dans cette phase intermédiaire, donnent d’eux même un spectacle géopolitique déplorable, dont les gouvernements européens, pieds et points liés par leur faillite économique et la menace islamique de l’intérieur, ne peuvent tirer aucun bénéfice.
 
Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous : 
© Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
 
http://www.guardian.co.uk/world/2011/dec/07/bashar-assad-syria-killings-torture?CMP=twt_gu
http://www.bbc.co.uk/news/world-middle-east-16068871
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