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Publié par Dreuz Info le 21 décembre 2011

Guy Millière accordait cet entretien sur la crise économique à Dreuz.info, qui s'appelait encore Drzz, en octobre 2008. Le republier en décembre 2011, en pleine crise de l'euro, en pleine crise de la dette, présente un intérêt certain.

INTERVIEW EXCLUSIVE "LE BLOG DRZZ" 

(voir aussi l'entretien accordé par Guy Millière au blog drzz sur la géopolitique mondiale, le 22 septembre dernier )

Nom : 

Guy MILLIERE

CV

Titulaire d'un doctorat du troisième cycle en littérature, d'un autre en Sociologie culturelle et d'un doctorat d'État en Philosophie /

Enseignant à l'Université de Paris VIII en Licence d'« Information et communication » / 

Titulaire d'un "Master of Sciences in Economy" de l'Université de Stanford /

Visiting Professor à la California State University, Long Beach /

Conférencier pour la Banque de France / 

Enseignant à Sciences po /

Conseiller auprès de l’Union européenne en bioéthique et biotechnologie /

Éditorialiste à la Metula News Agency, Israël Magazine, FrontPage Magazine, Les Quatre Vérités, upjf.org… / 
 

Membre du comité de rédaction d'Outre-terre, revue de géopolitique dirigée par Michel Korinman /

Rédacteur en chef de la revue Liberalia de 1989 à 1992 / 

Vice-Président de l'Institut de l'Europe libre et Directeur délégué / 

Membre du Conseil scientifique de l'Institut Turgot /

Président de l'Institut Turgot /
 

Ses derniers livres (jusqu'en 2008) : 

 L'Amérique et le monde après Bush, Editions Cheminements, septembre 2008
 
– Mille et une vies, Editions Cheminements, mars 2008
– Survivre à Auschwitz, Editions Cheminements, mars 2008
– L'Islam radical à la conquête du monde (traducteur), Editions Cheminements, mars 2008
– Michael Moore, l'ultime imposteur, Editions du Rocher, janvier 2008

– Houdna, Editions Underbahn, novembre 2007 (commander sur le site de l'éditeur)
– Pourquoi la France ne fait plus rêver, Editions Page après page, mai 2006 
– Le futur selon George W. Bush, Page après Page, octobre 2005 
– Pourquoi Bush sera réélu, Editions Michalon, septembre 2004 
– Qui a peur de l’islam ? Editions Michalon, mars 2004 
– Ce que veut Bush, Editions La Martinière, mai 2003 
– Écrits personnels de Ronald Reagan, Traduction, présentation, et annotations de Guy Millière, Editions du Rocher, janvier 2003 

– Un goût de cendres…, Editions François-Xavier de Guibert, avril 2002 

– L’Amérique monde, Editions François-Xavier de Guibert, novembre 2000

 


 

DRZZ : Guy Millière, suite à l’entretien avec vous que nous avons publié récemment, et qui a rencontré un grand succès, nous avons pensé utile de vous poser des questions complémentaires. La première vient de nos lecteurs : quelles sont vos sources d’information, et quelles sont les sources d’information que vous pouvez recommander à ceux qui vous lisent ?


MILLIERE : Mes propres sources d’information sont trop nombreuses pour que je les énumère toutes ici. Elles vont de mes nombreux voyages aux gens que je rencontre, des divers penseurs, géopolitologues et économistes avec lesquels je m’entretiens régulièrement aux journaux et magazines que je lis, des livres que je lis également aux sites internet que je consulte quotidiennement. Le travail intellectuel est une œuvre de patience, de scrupule, d’opiniâtreté : je ne peux pas dire que je m’y astreint, car je suis porté par une curiosité personnelle incessante, mais il est certain que je ne m’autorise à parler de quelque chose qu’après avoir vérifié, analysé, mûrement pesé chaque élément.

Comme je le dis à mes étudiants à l’université, je n’ai pas d’opinion. J’ai trente ans de travail et de recherches derrière moi, et la poursuite incessante de ce travail et de ces recherches. Si je n’ai pas d’opinion sur quoi que ce soit, j’ai des valeurs, certes, et elles orientent mon regard sur le monde. Il est impossible dans le cadre d’un entretien de les énoncer de manière précise et exhaustive, je dirai donc qu’elles résident dans ce que j’ai tiré de l’enseignement de ceux que je considère comme mes maîtres : John Locke pour sa philosophie du droit et de la liberté, pour sa « Lettre sur la tolérance », et pour sa conception de la connaissance, Friedrich Hayek pour sa vision de l’ordre spontané et tout ce qui se trouve inclus dans ce grand livre qu’est « La constitution de la liberté », Karl Popper, pour la notion de société ouverte, Milton Friedman pour tout ce qu’inclut Capitalism and Freedom, Jean-François Revel pour chaque page de La connaissance inutile. J’ai publié plus de vingt livres et des milliers d’articles, mais je n’en suis qu’au commencement de ce qui, je l’espère, sera mon œuvre. Je répondrai plus facilement s’il s’agit des sources d’informations que je peux recommander.

En langue française, outre le blog drzz, je peux citer libres.org de mon ami Jacques Garello, extreme-centre, et si je puis me permettre, mes propres articles où qu’ils paraissent, ainsi que mes propres livres : j’aimerais pouvoir dire le contraire, mais si on s’intéresse à l’évolution économique, politique, culturelle d’un pays crucial pour notre futur à tous, les Etats-Unis, je ne vois pas de livre susceptible d’apporter autant d’informations pertinentes que L’Amérique et le monde après Bush, que je viens de publier, et que j’incite tous ceux qui me liront ici à se procurer, car cela les changera du conformisme et des approximations qu’on ne cesse de déverser dans les grands médias. En langue anglaise, je lis chaque jour l’assortiment d’articles proposé par les sites realclearpolitics, realclearmarkets et realclearworld. Je lis aussi ce qui est publié sur les sites du Weekly Standard, de la National Review, de Frontpage magazine, de Americanthinker, de spectator.org, du Washington Times, de l’American Enterprise Institute, et du Wall Street Journal. Parmi les revues, je ne manque jamais Commentary, qui publie en ligne un excellent blog : Contentions. Je ne manque jamais non plus le Hoover Digest publié quatre fois par an par la Hoover Institution.


DRZZ : Depuis notre entretien, la crise financière qui commençait à marquer le monde, s’est accentuée, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?


MILLIERE : C’est une très vaste question, mais elle doit être posée de façon vaste, comme vous venez de le faire. La première chose à dire est que ce n’est pas une crise due à l’absence de régulation et à laquelle il faudrait répondre par davantage de régulation et de surveillance. Si on veut tirer des leçons utiles de ce qui est en train de se passer, il importe de ne pas se tromper de diagnostic.

Au départ, vous avez au contraire des distorsions introduites dans le marché financier qui sont venues y semer des incitations perverses et des risques excessifs et artificiels qu’on s’est ensuite efforcé de compenser. Vous avez ensuite des effets en cascade qui se disséminent. En l’occurrence, il faut voir comment s’est créée la bulle immobilière aux Etats-Unis. Au nom de politiques sociales, le gouvernement américain a quasiment forcé les banques et les institutions financières à accorder des prêts immobiliers à des gens dont la solvabilité était très hypothétique : les racines sont dans le Reinvestment Act voté en 1977 sous Jimmy Carter, puis reconduit et renforcé en 1994-95 sous Bill Clinton. Banques et institutions financières se sont exécutées. Les prêts étant très risqués, ils ont été garantis ou rachetés par deux entités para étatiques, celles qu’on appelle Fannie Mae et Freddie Mac. Ils ont fait aussi l’objet de procédures de titrisation et ont été introduits dans des produits financiers mis sur le marché et destinés à diluer les risques. La demande s’étant trouvée stimulée, le marché immobilier a gonflé, les prix ont monté de plus en plus fortement, ce qui, d’une part a permis le montage d’opérations financières reposant sur une anticipation de hausse incessante des prix de l’immobilier, d’autre part, une valorisation des produits. L’ensemble s’est trouvé lui-même renforcé par des taux d’intérêts maintenus artificiellement bas par le Federal Reserve Board. Quand les prix de l’immobilier ont cessé de monter et que des gens ont commencé à se retrouver en défaut de paiement, un doute a commencé à se disséminer quant à la valeur des prêts consentis et quant à celle des produits dans lesquels les prêts avaient été introduits par la titrisation. Les prix immobiliers ont commencé à chuter en divers lieux, ce qui a accentué le doute et l’a transformé en défiance. Des produits financiers se sont vendus à la baisse, entraînant des pertes pour les établissements qui les détenaient et les investisseurs. Les pertes ont suscité davantage de défiance encore. Des banques et des établissements financiers ont vu, entraînés dans la spirale, leur valeur s’effondrer. Certains ont été rachetés par d’autres établissements financiers pour un prix très bas, d’autres ont déposé leur bilan, Fannie Mae et Freddie Mac se sont retrouvés tout au bord d’un dépôt de bilan qui aurait signifié le dépôt de bilan de l’ensemble du système de prêts immobiliers aux Etats-Unis.

En résultat, les grandes banques d’investissement américaines ont ou bien disparu, comme Lehman Brothers, qui a déposé son bilan, ou bien été rachetées par d’autres, comme Bear Stearns, ou été restructurées. Des banques de dépôt ont subi le même sort, ainsi Washington Mutual, qu’on classe dans la catégorie des caisses d’épargne privée, ou Wachovia. Certaines, telle Citibank, ont été sauvées par une augmentation massive de capital venu de l’extérieur. La Federal Reserve Bank a dû reprendre certains établissements, accorder des liquidités à d’autres. La spirale ne cessera que lorsque le marché financier aura été assaini, lorsque les banques retrouveront confiance les unes en les autres, lorsque banques et institutions financières accorderont à nouveau des crédits.
 

Le projet Paulson n’a, comme on sait, pas été voté lundi dernier. Il l’a été, modifié, et, hélas, lesté de perspectives de dépenses nouvelles, par le Sénat mercredi, puis, le lendemain par la Chambre des représentants. L’objectif essentiel du projet Paulson est de retirer du marché et de racheter tous les titres douteux puis, une fois la confiance revenue, de les revendre. Les 700 milliards de dollars évoqués et demandés par Paulson sont censés servir à cette opération : ils ne sont pas censés constituer une dépense non recouvrable. Au pire, une part importante de cette somme reviendra dans les caisses du Trésor américain lorsque les titres seront revendus. Au mieux, comme le disent certains optimistes, l’opération pourrait être bénéficiaire pour le Trésor car, une fois la spirale brisée, la bourse pourrait remonter, ce qui permettrait d’établir un prix de vente plus haut. Je doute que l’opération puisse être bénéficiaire, et je crains que l’addition soit lourde pour les contribuables américains : sa lourdeur dépendra des perspectives politiques du pays au cours des prochains mois, et de la façon dont elles seront perçues par le monde des affaires.


Cela dit, si le mal n’est pas traité à la racine, tout cela n’aura servi qu’à reculer pour mieux sauter un peu plus tard, car les mêmes causes produiront tôt ou tard les mêmes effets. La seule réponse efficace dans le moyen terme sera d’en finir avec les prêts subprime, et de dissoudre et privatiser Fannie Mae et Freddie Mac. Il serait judicieux aussi de réfléchir au recours à la comptabilisation au prix du marché, en anglais mark to market, car celle-ci peut entraîner une dépréciation excessive d’actifs et de titres. J’ai peur qu’aucun candidat à la présidence ne soit prêt à s’engager dans cette voie. Chez les démocrates, on incrimine, comme on le fait en France, la dérèglementation, ce qui ne fait pas sens pour peu qu’on regarde les faits, et ce qui permet d’exonérer les décisions qui ont conduit à la situation présente et de reporter les torts sur l’administration Bush à qui on peut reprocher seulement de n’avoir pas démantelé un système pervers qui existait avant elle. Chez les républicains, certains ont soutenu d’emblée le projet Paulson, d’autres n’ont cessé de dire qu’il fallait laisser le marché régler lui-même les problèmes causés par des décisions irresponsables, ce de façon à ce que les leçons soient effectivement tirées. Je serais enclin, par principe, à me ranger sur la position de ces derniers. Je pense malheureusement que sans un assainissement rapide et un rétablissement de la confiance, la situation aurait risqué de s’aggraver très fortement dans les semaines à venir. C’est pourquoi je considère que, dans les circonstances actuelles, le projet Paulson constitue, provisoirement, la moins mauvaise solution. Je comprends l’animosité des contribuables américains envers leurs élus. Si cela peut les conduire à exiger de ceux-ci des décisions drastiques telles celles que j’ai suggéré plus haut, un mal débouchera sur un bien. Je crains, plutôt, que le discours démagogique et populiste tenu par les démocrates, et insuffisamment réfuté par les républicains, ne l’emporte, ce qui promettra des lendemains et des surlendemains douloureux, voire extrêmement douloureux.

 

 

DRZZ : Certains ont dit que la crise financière ne toucherait pas l’Europe…


MILLIERE : On commence tout juste à voir à quel point c’était là une affirmation absurde. La finance est mondialisée. Ce qui touche les Etats-Unis touche le monde entier. Il existe des liens d’interdépendance entre banques. Des produits financiers conçus et venus dans les conditions que j’ai décrites circulent sur la planète entière. Selon le degré auquel des banques européennes ont été impliquées dans l’achat et la détention des produits susdits, elles seront plus ou moins concernées. La vague de défiance se dissémine en tous cas. En Europe, les gouvernements et le public sont bien moins réticents face à des interventions de la puissance publique : on peut nationaliser des banques sans que cela pousse grand monde à s’interroger. Des discours tels ceux tenus par les démocrates aux Etats-Unis se font entendre assez largement en Europe. Des gouvernements vont saisir le prétexte de ce qui se passe pour exiger davantage de réglementation et davantage d’interventionnisme, ce qui ne fera qu’accentuer la tendance à la récession qui est déjà présente en Europe. Les investissements ne sont en mesure de produire leurs effets les plus féconds que si la main très visible des gouvernements ne prétend pas les guider et les canaliser.

 

 

DRZZ : Y a-t-il des conséquences sur la campagne électorale aux Etats-Unis ?


MILLIERE : Les conséquences sont évidentes, oui. Avant ces récents événements, John McCain pouvait apparaître comme avançant vers la victoire finale. La tourmente financière actuelle semble bénéficier à Barack Obama, et si les tendances actuelles se poursuivent, il l’emportera le 4 novembre prochain.

L’intérêt des démocrates est de laisser penser que c’est un problème de déréglementation, de spéculation et d’excessive liberté économique, leur intérêt est aussi de faire peur, et je pense que les démocrates ne voulaient pas que le projet Paulson soit voté lundi dernier. Je pense que les démocrates voulaient que la dégringolade se poursuive. La peur peut pousser des électeurs encore indécis à se rallier derrière le candidat qui leur promettra diverses protections et qui incriminera le plus les méchants spéculateurs. Une explication plus précise telle celle qui peut émaner du camp républicain, si le camp républicain la donne, est plus difficile à transmettre et à résumer en des messages simples. Les chances de McCain résideraient en son aptitude à expliquer que le problème tient à des interventions étatiques et à l’enrichissement personnel qui a résulté de ces interventions pour des gens situés à l’intersection du pouvoir politique et de structures telles que Fannie Mae et Freddie Mac. Elles résideraient aussi dans son aptitude à rappeler que ce qui a fait la prospérité des Etats-Unis a tenu à la liberté économique et non à l’interventionnisme, et donc à utiliser un populisme hostile aux politiciens et à l’interventionnisme en sa faveur. Entre un populisme hostile aux politiciens et à l’intervention de l’Etat, et un populisme hostile à la finance, le premier est à l’évidence bien moins délétère. Je crains que McCain n’explique pas, ou très insuffisamment. Nous verrons.


Si Obama devait l’emporter, je l’ai déjà dit, s’ouvrirait une période très difficile pour l’économie américaine, et plus difficile encore pour les économies européennes, qui dépendent pour partie de la croissance américaine. Des effets de déstabilisation toucheraient le reste du monde, pas simplement en termes de politique étrangère : la Chine dépend, ainsi, de la croissance américaine et de la consommation aux Etats-Unis. Je souris avec dérision en voyant à quel point nombre d’Européens souhaitent la victoire d’Obama : ou bien ils ne voient pas ce qui les attend, ou ils sont atteint de masochisme collectif.


Si, les chances existent encore, même si elles se font minces, McCain l’emporte, ce ne sera pas facile pour lui non plus : il devra se donner les moyens d’assainir les comptes et de rétablir les équilibres. Ce sera, pour autant, moins difficile pour lui, car il n’a pas fait de promesses redistributionnistes en de multiples directions comme Obama.


Obama élu ne pourrait satisfaire quasiment aucune des promesses qu’il a faites vis-à-vis du peuple américain, ce qui impliquerait des retours de manivelle très sérieux. Je ne suis pas certain que ceux qui pilotent Obama aient des idées précises sur ce qu’ils feraient d’une victoire si celle-ci est obtenue dans un contexte d’effondrement du système financier. Quelques analystes leur prêtent des idées très radicales, nettement à gauche, et plutôt socialistes, j’espère que ces analystes se trompent.


Ceux qui, en Europe, pensent qu’Obama se pilote lui-même devraient se pencher au plus vite sur les listes très longues de ses multiples conseillers, lire ce qu’écrivent ou ont écrit ces multiples conseillers, et écouter le flou fluctuant des réponses qu’Obama apporte à la plupart des questions qui lui sont posées. Le flou fluctuant peut séduire, il n’en est pas moins révélateur, et il est extrêmement loin de la possibilité de constituer un bon présage.

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