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Publié par Michel Garroté le 28 décembre 2011

Michel Garroté – Les Juifs et les Chrétiens ont besoin d’être unis encore plus étroitement aujourd’hui, parce que, quelque part dans le monde, en ce moment même, à cette minute, des innocents, Juifs ou Chrétiens, sont dans le collimateur d’un fusil porté par un musulman fanatique qui les hait. Les Juifs et les Chrétiens ont besoin d’être unis encore plus étroitement, car leur vision de la révélation judéo-chrétienne, même dans les pays prétendument libres, cette vision est bafouée, insultée et méprisée.

Hier soir, mardi 27 décembre 2011, à 17h45, lors de l’émission ‘C’est dans l’air’, j’ai assisté à un spectacle, à la fois pathétique et éclairant. Pathétique, dans sa volonté de nier la haine anti-chrétienne de nombre de musulmans, réduisant cette haine, à des considérations économiques ou ethniques. Eclairant, dans la mesure où certains intervenants ont eu le courage de souligner, telle qu’elle est, la haine anti-chrétienne de nombre de musulmans.

En cette fin d’année 2011, j’ai compilé un certain nombre de documents qui analysent, d’une part, la christianophobie en général ; et d’autre part, la haine anti-chrétienne en terre dite ‘terre d’islam’. L’on trouvera, ci-dessous, des extraits adaptés, de ces documents. Dreuz.info les verse au dossier « Christianisme ».

L’islam, principal persécuteur de l’Eglise.

Michel Varton, Directeur de l'Association Open Doors, sur Atlantico : « L’islam radical est le premier grand persécuteur de l’Eglise. Dans des pays comme l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan, le Nigéria, le Moyen-Orient en général, les Chrétiens sont souvent la cible de persécution de la part des extrémistes. Il est particulièrement difficile pour un musulman de se convertir au christianisme. Les convertis subissent une pression énorme de la part de leurs familles, des autorités religieuses locales et parfois même de l’Etat. Cette discrimination s’applique aussi à des courants chrétiens vieux comme le monde. C’est le cas des coptes en Egypte qui subissent pressions et violences » (Fin).

Le blasphème, conformisme moderne.

Philippe Bilger : « Qui saura résister au grand jeu décapant et progressiste du blasphème ? Je consulte Le petit Larousse. Blasphème : parole, discours qui insulte violemment la divinité, la religion et, par extension, quelqu'un ou quelque chose de respectable. A lire cette définition, on n'a plus le moindre doute. Le blasphème est devenu le sport à la mode et il n'est plus une activité dite intellectuelle qui n'estime devoir, précisément pour se faire respecter, mettre à bas le respectable traditionnel, moquer les sentiments religieux, offenser les croyances et se parer des plumes d'une modernité dupe de rien et surtout pas de ce qui risquerait de transcender. Depuis plusieurs jours, demeure dans un coin de ma tête un malaise médiatique qui paradoxalement concerne mon homme de télévision préféré : Frédéric Taddéï. Dans l'une de ses dernières émissions, ses invités avaient été conviés à s'exprimer sur la pièce Golgota Picnic. Facile de deviner dans quel sens l'ensemble des réactions est allé. C'était du théâtre, de l'art, l'art est sacré, la religion ne l'est pas, pas touche à la culture, les Chrétiens sont énervants et la violence des Catholiques intégristes inadmissible, insupportable, ils devraient tendre l'autre joue, le blasphème est formidablement révolutionnaire ».

Philippe Bilger : « J'exagère à peine. Cette théorie consensuelle et fière d'elle est devenue franchement déplaisante et l'interrogation fondamentale est occultée : s'agit-il vraiment de culture, d'art ou ceux-ci doivent-ils être invoqués avec parcimonie, comme une forme de consécration, et non pas tel un réflexe devant n'importe quoi ? Quand le porte-parole de Civitas, gentil, souriant mais à la dialectique infiniment pauvre s'est trouvé confronté à ce groupe méprisant, condescendant auquel Frédéric Taddéï a ajouté sa voix, certes avec discrétion. Je me suis demandé si un jour on acceptera, pour ne pas ruiner un débat, de choisir aussi des réactionnaires pugnaces et capables d'argumenter. Car il en existe. Rien, en tout cas, ne me paraît plus indigent que cette mécanique du blasphème persuadant à bon compte les esprits forts qu'ils sont forts alors qu'ils ne sont que faibles, trop contents de pouvoir remplacer le dialogue des intelligences par la dérision, le sarcasme qui, exclusifs, représentent les qualités d'un monde qui ne sait plus ce qu'est penser, analyser, respecter, s'émouvoir, lever le visage, questionner, rêver, imaginer, parier. Et si la transcendance n'était pas une vieille lune ? Et si blasphémer systématiquement était une audace de pacotille dans une société qui s'en fait une gloire ? J'ai toujours détesté les conformismes. Celui du blasphème comme les autres » (Fin).

Un Archevêque dénonce la christianophobie.

L'archevêque, Mgr Timothy Dolan, ne craint d'utiliser ce terme : « Selon l’International Conference on the Freedom of Religion, qui s’est réunie rassemblant des responsables de communautés orthodoxes, protestantes, catholiques, juives et musulmanes, les Chrétiens sont devenus aujourd’hui la communauté religieuse la plus persécutée au monde. Cette haine et cette intolérance portent même un nom : la christianophobie. J’ai récemment eu l’honneur de parler à la convention de l’Anti-Defamation League à New York. La partie de mon discours qui recueillit les applaudissements les plus sonores et les plus appuyés était : « Les Juifs et les Catholiques ont besoin d’être encore plus unis étroitement aujourd’hui, parce que quelque part, alors que nous parlons, des innocents, Juifs ou Catholiques, sont dans le collimateur d’un fusil porté par un fanatique qui les hait pour leur seule foi ». Selon l’International Society for Human Rights, basée à Francfort, qui se présente elle-même comme un groupe laïque, 80 % des actes d’intolérance religieuse de par le monde sont aujourd’hui dirigés contre les disciples de Celui dont nous célébrons l’anniversaire à Noël » (Fin).

L'Évêque de Quimper et les manifs contre la christianophobie.

Mgr Jean-Marie Le Vert, Évêque de Quimper et Léon répond au journal Ouest-France :

Question – Nous sommes fin 2011, quel bilan tirez-vous des manifestations du mouvement Civitas contre une pièce de théâtre à Rennes, Paris et Toulouse ? Ces protestations ne sont-elles pas une forme de repli sur soi ?

Réponse – Les Chrétiens ont aujourd'hui le sentiment qu'ils sont l'objet d'attaques, de pressions de plus en plus fortes. Ils ont l'impression qu'il y a deux poids, deux mesures : avec d'autres religions, certaines choses ne passent pas. Pourquoi en serait-il autrement avec le christianisme ? Permettez-moi de poser une question : est-ce que ceux qui s'en prennent au Christ ont conscience de ce qu'ils font ? Accepteraient-ils par exemple qu'on attaque des gens de leur famille ?

Question – Vous étiez donc d'accord avec ces manifestations ?

Réponse – Ce que je dis ne veut pas dire que je suis d'accord avec tout ce qui s'est passé. Toutefois, objectivement, je m'interroge. Comment cela se fait-il que la figure du Christ intéresse tellement ? Et puis, pourquoi les chrétiens n'auraient-ils pas le droit de manifester pour dire ce qu'ils pensent ? (Fin).

Le politiquement correct, une nouvelle dictature ?

Mgr Aillet répond à La République des Pyrénées :

Question – Approuvez-vous la mobilisation de Catholiques contre la pièce Golgota Picnic ?

Réponse – Elle traduit un réflexe de santé. Exprimer son indignation face à la dérision et à la profanation de ce qui nous est le plus cher ne me choque pas dès l'instant où cela se fait sans violence ni agressivité. Si on s'en prenait ainsi à Mahomet, il y aurait un tollé médiatique. Sous prétexte que l'Eglise ne peut que prêcher la paix et que le Christ a accepté d'être bafoué sur la croix, il est presque de bon ton de ridiculiser les figures de la religion catholique. On a le droit de ne pas être d'accord.

Question – Que feriez-vous si le spectacle était programmé à Pau ou Bayonne ?

Réponse – J'aurais la réaction la plus constructive possible. J'en profiterais pour dire l'attachement au Christ qui mérite d'être respecté et donne du sens à notre vie. Cela pourrait prendre la forme d'un communiqué, d'une veillée de prière, en tout cas d'une manifestation pacifique plutôt positive que négative.

Question – L'Eglise condamne l'homoparentalité. Sa position peut-elle évoluer ?

Réponse – Elle distingue toujours l'homme et les actes. La personne l'emporte sur l'identification sexuelle. Elle doit être respectée dans sa dignité. L'Eglise pose un jugement sur des actions qui risquent de devenir un modèle sociétal. Sa vision de la révélation judéo-chrétienne sur l'amour et le mariage, c'est l'union stable d'un homme et d'une femme et le droit de l'enfant à grandir entre ces deux référents. En matière de mariage homosexuel et d'adoption homoparentale, on a le droit de dire qu'on n'est pas pour. Sinon, c'est un déni de démocratie. Dans la société du politiquement correct, on a créé de nouvelles dictatures (Fin).

Dénonciation du génocide vendéen.

Le député Dominique Souchet défend la proposition de loi condamnant la négation du génocide arménien. Il s'en explique dans son intervention à l'Assemblée : « Le vote de notre proposition de loi peut constituer un signal important pour tous ceux qui, au sein de la société civile turque, tentent courageusement de secouer le joug de ce négationnisme d'Etat, afin qu'un jour le déni soit définitivement brisé. L'échéance du centenaire de 2015 pourrait alors jouer un rôle d'aiguillon, analogue peut-être, à celui qu'a joué le bicentenaire de 1993 à propos de la Vendée, même si la reconnaissance officielle de ce génocide originel, ordonné par la Convention, reste encore à finaliser. En témoignent à la fois l'inaboutissement de la proposition de loi déposée en 2007, invitant la République à reconnaître le génocide vendéen de 1793-1794 et l'amendement proposé par Jacques REMILLER à la présente proposition de loi, qui va dans le même sens. Cette initiative devra être reprise sur la base des révélations des fouilles du Mans et de la redécouverte des archives de la Défense, qui confirment de manière éclatante l'intention génocidaire ».

Dominique Souchet : « Je vois dans cette loi l'aboutissement du combat persévérant et courageux mené par les survivants de la diaspora arménienne et leurs descendants pour donner un sens à leur survie, à travers une lutte permanente contre la facilité de l'oubli. Appartenant à une région, la Vendée, qui doit une bonne part de son identité à la volonté exterminatrice dont elle a été l'objet, je puis attester des conséquences profondes et durables qu'entraîne, par delà le temps du génocide lui-même, la persistance de son déni. Ce n'est pas un hasard si c'est sur ce fondement même que s'est noué une coopération étroite et profonde entre la Vendée et l'Arménie. Pénaliser le déni de génocide, ce n'est pas se substituer aux historiens. C'est reconnaître que cette dénégation n'est pas une simple opinion, mais la poursuite dans le présent de l'acte génocidaire. C'est mettre en œuvre la notion d'imprescriptibilité spécifiquement attachée au génocide et contribuer ainsi à la prévention de toute duplication. C'est attester que notre Parlement place au premier rang des valeurs qu'il entend défendre, celle de la dignité humaine. Pénaliser le déni de génocide, c'est souligner le rôle particulier de la France dans la défense du droit fondamental des personnes à leur histoire et du droit des peuples à la justice » (Fin).

Entre 45’000 et 100’000 Coptes vivent en France.

VA : « Certains, mieux établis en France, retournent de temps en temps en Égypte et observent la situation. ’Avec la révolution du 25 janvier, se souvient Mona, ’nous pensions que tout irait mieux pour tout le monde, Chrétiens comme musulmans, mais les Frères musulmans sont sortis de prison. Pour nous, c’est pire qu’avant’ » (Fin).

L’histoire instrumentalisée depuis les Lumières ?

Valeurs actuelles a interrogé Jean Sévillia qui répond : « Pour faire court, l’histoire est instrumentalisée, en Occident, depuis les Lumières : encyclopédistes et philosophes tressent une légende noire de l’Église, dont ils combattent le pouvoir. Au XIXe siècle, le roman national, tel que l’enseigne l’école jusqu’aux années 1950, s’inscrit dans une veine républicaine qui glorifie la Révolution et caricature l’“Ancien Régime”. L’après-guerre est dominée, jusqu’à la fin des années 1960, par l’histoire marxiste, ce qui s’explique par l’hégémonie culturelle du Parti communiste. Le marxisme s’effondre dans les années 1980. Un autre paradigme lui est substitué – les droits de l’homme – et c’est encore à l’aune de ce paradigme qu’on interprète le passé. C’est cela, l’“historiquement correct” : passer l’histoire au crible de l’idéologie du moment. Ce faisant, on commet un anachronisme préjudiciable à la connaissance historique ».

Jean Sévillia : « Anachronisme, manichéisme, réductionnisme : ce sont les trois procédés de la falsification historique, qui sont beaucoup plus subtils que ce qui se faisait en Union soviétique. Il était naguère impossible de critiquer le communisme, il est aujourd’hui presque interdit d’évoquer l’islam. Il est quand même symptomatique que deux journaux français seulement – Valeurs actuelles et le Figaro Magazine – aient parlé du livre de Christopher Caldwell, ‘Une révolution sous nos yeux’, qui explique que les populations musulmanes sont en train de redessiner l’avenir de l’Europe. Le système médiatique français reste politiquement très homogène. L’Éducation nationale est au cœur de ce système. Les commissions des programmes sont constituées d’enseignants qui, pour beaucoup, sont inspirés par le “pédagogisme” ambiant, donc en accord avec l’idéologie dominante. Le retour à la chronologie est infime, l’histoire est toujours enseignée de façon thématique aux enfants » (Fin).

Cathos Hispaniques bientôt majoritaires aux USA

Americatho : « En 1940, il y a moins de trois quarts de siècle, la population des États-Unis s’élevait à 132 millions d’habitants. La portion d’origine hispanique de cette population ne dépassait pas 1,9 million (1,4%). Elle compte aujourd’hui 50 millions d’âme, soit 16,3% des 308 millions d’Américains. 68% de cette population hispanique est catholique, 15% sont évangéliques. Le catholicisme aux États-Unis compte aujourd’hui 68 millions de baptisés, soit 22% de la population totale. On estime que 40% de la population catholique est d’origine hispanique. Les Hispaniques comptent pour 70% dans la croissance de la population catholique aux États-Unis depuis les années 1960 » (Fin).

Petite conclusion :

Voilà pour cette modeste compilation effectuée en décembre 2011. L’année 2012 sera rude, encore plus rude, y compris – et peut-être surtout – pour les Juifs et pour les Chrétiens de toutes confessions. Dans l’espérance – hatikvah, התקווה ou הַ, en hébreu – je reste persuadé que notre unité sera plus forte que nos différences. Du reste, je ne vois pas en quoi nos différences seraient un obstacle à notre unité. Notre unité qui rassemble femmes et hommes de bonne volonté, qu’ils soient athées ou qu’ils soient croyants, d’Occident ou d’Orient.

Michel Garroté

Rédacteur en chef www.dreuz.info

   

   

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